Edito de Mgr Feillet dans la revue diocésaine – Janvier 2019

Alors que la myrrhe offerte par les mages à Jésus rappelait sa condition d’homme mortel et que l’encens reconnaissait sa nature divine, l’or, quant à lui, manifestait sa royauté. Au lendemain de Noël et à la veille de l’Épiphanie, tout notre numéro est orienté sur la royauté. Celle de Jésus, bien sûr, mais aussi la nôtre puisque par le baptême, nous recevons la dignité même du Christ. Méditant sur la royauté du Christ, nous pourrions nous demander quel rapport sa royauté entretient-elle avec celle des rois de son temps. Tous sont affublés d’un numéro d’ordre voire d’un surnom : ainsi, en France, connaissons-nous François Ier ou Charles X, mais aussi Louis IX dit Saint Louis ou encore Philippe IV dit le Bel. Pour Jésus que nous confessons comme le Nazaréen roi des juifs et même le roi des rois, nulle numérotation n’accompagne son nom. Il n’est pas Jésus Ier ou encore Jésus le Pieux ou le Fol… Comme s’il pouvait y avoir des Jésus II puis III qui auraient pris sa suite… En fait, l’Évangile du temps de Noël nous apprend que notre roi ne se comporte pas à la manière du monde. Il ne naît pas dans un palais, mais dans une pauvre crèche. Les titres qu’on lui donne au cours de sa vie, il les récuse tous. Non qu’il ne soit pas le Messie ou le Saint de Dieu ou encore le Fils de David. Mais il veut être reconnu d’abord comme Celui qui donne sa vie sur la croix pour ses amis et ses ennemis. C’est à cette offrande ultime de sa vie qu’il veut faire reconnaître sa dignité de Fils de Dieu. Sa royauté est d’autant plus grande qu’elle s’est exercée radicalement au service des hommes et pour leur salut. Il n’est pas seulement roi et serviteur, mais d’autant plus roi qu’il s’est fait serviteur et un serviteur souffrant. Nous tous qui sommes baptisés avons reçu cette dignité manifestée le jour du baptême en raison de notre intégration au Christ. Désormais, nous sommes prêtres, prophètes et rois à la manière de Jésus. Pas autrement. Concrètement, cela signifie que s’il est légitime d’essayer d’améliorer notre sort ici-bas, il nous faut le faire à la manière de Jésus, dans un esprit de solidarité et de service.
Sainte année à tous.

+ BRUNO FEILLET Évêque auxiliaire de Reims

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