Saint-Benoît, père du monachisme en Occident

Saint Benoît de Nursie

 

Benoît naît à Nursie, près de Pérouse, dans une famille aisée en 480. La fin de l’unité romaine laisse l’occident dans un désarroi que seul la foi semble pouvoir surmonter. Envoyé à Rome pour y faire ses études, le jeune homme, peu convaincu des enseignements qu’il reçoit et aspirant à une vie plus sainte, rejoint une communauté monastique dans les Abbruzzes. Quelques années plus tard, il s’installe dans une grotte pensant être appelé à une vocation d’ermite. Bien que cette expérience ne dure que trois ans, il apprend à résister aux habituelles tentations humaines comme l’auto-affirmation de soi, le nombrilisme, la sensualité, la colère et la vengeance et est désormais convaincu que la maîtrise de soi est indispensable pour aider autrui.

En 529, Benoît fonde l’ordre monastique qui porte son nom et se transporte à Montecassino? site élevé et visible de loin. Son meilleur chroniqueur, Saint Grégoire? explique que ce choix signifie que si la vie monastique trouve sa raison d’être dans l’isolement, le monastère a également une fonction publique dans la vie de l’Église comme dans la société.

Benoît, cet homme de prière, profondément spirituel et plein de bon sens dont sa Règle, très équilibrée, en est le reflet fidèle, meurt en 547. Ces conseils sont utiles, encore aujourd’hui, non seulement pour les moines mais aussi pour les laïcs qui veulent marcher sur un chemin de sainteté. Marqué par les horreurs des deux conflits mondiaux, le pape Paul VI fait de Benoît le Saint patron de l’Europe en 1964.

Source KTO

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Saint-Benoît (480-547), père du monachisme en Occident est célébré chaque année le 11 juillet. Le Père Louis-Marie Coudray, bénédictin à l’abbaye du Bec-Hellouin (Normandie) et à Abu Gosh (Israël) pendant 35 ans (1980-2015) et successivement, directeur du Service national pour les relations avec le judaïsme à la Conférence des Évêques de France nous raconte l’importance de ce saint et l’influence de la règle de Saint-Benoît dans la vie monastique.

Historique

Saint-Benoît est un Italien du Vème siècle qu’on appelle «le patriarche des moines d’Occident». Le monachisme a commencé en Orient notamment en Égypte avec Saint-Antoine. Saint-Benoît est l’initiateur de la vie monastique, cénobitique en Occident. Dans la vie monastique, il existe trois catégories : les ermites, la vie anachorétique (seul en semaine, avec la communauté le week-end), et la vie cénobitique (vie communautaire). Saint-Benoît considère qu’il faut s’éprouver avec la vie communautaire avant de passer par une étape plus solitaire.

La règle de Saint-Benoît

La règle de Saint-Benoît est un trésor de connaissances du cœur humain. Cette règle de vie peut s’appliquer pour n’importe quel laïc, car elle préconise des indications de comportements de vie chrétienne. Au fond, la vie monastique, c’est la vie baptismale vécue d’une manière absolue voire radicale. La vocation première est celle d’être chrétien et d’essayer de vivre selon l’Évangile. La vie monastique consiste à vivre selon un mode de vie particulier : retrait du monde, silence, vie de prière, travail intellectuel et travail manuel et vie communautaire. Saint-Benoît dans sa règle conjugue tous ses éléments. Il a commencé par partir vivre seul dans le désert et ensuite des disciples se sont joints autour de lui, ce qui a fait un certain nombre de fondations.

Trois nuances liturgiques

En France, nous retrouvons une variété de styles entre tous les monastères de style bénédictin. C’est ce qui fait la force de la règle de Saint-Benoît. En France, une vingtaine de monastères suivent la règle de Saint-Benoît. Il existe trois familles de Bénédictins avec l’interruption de la vie religieuse à la Révolution française. À partir de la Restauration, les Bénédictins ont repris dans trois foyers :

  • Solemes dit la Congrégation de Solesme (Fongombault, Ligugé),
  • La Pierre-qui-vire avec la congrégation de Subiaco : (Tournaille, Saint-Benoît sur-Loire),
  • Le Mesnil Saint-Loup (congrégation des Olivétains avec l’abbaye du Bec-Hellouin en Normandie, Abbaye Notre-Dame de Maylis dans les Landes et le Mesnil Saint-Loup, en Champagne)

À l’intérieur même de ces congrégations, chaque monastère a sa coloration (messe en latin de rite extraordinaire, office en français). Si on suit la règle de Saint-Benoît d’une manière un peu restrictive, on comprend que le monastère se suffit à lui-même d’où l’interprétation de la règle de la clôture. Et en même temps, sa règle dit : «On priera pour tous les frères qui sont en voyage». Cela signifie qu’il y a la possibilité d’avoir des sorties et activités extérieures.

Un équilibre entre vie communautaire et religieuse

Dans cette règle, Saint-Benoît essaye de mettre cet équilibre entre la vie de prière communautaire, toute la communauté se retrouve ensemble pour chanter l’office. Nous avons sept moments de prières dans une journée : les vigies (dans la nuit ou très tôt le matin), l’office de laudes (louange du matin), les trois petites heures (tierce, sexte et none), l’office des vêpres et l’office de complies qui conclut la journée. Cet office liturgique donne la structure de la journée, ce autour de quoi va s’articuler toute la vie communautaire. Suivant les communautés, il y a une répartition des tâches entre le travail intellectuel et le travail manuel qui est l’une des ressources des communautés.

Saint-Benoît, saint patron de l’Europe

L’ordre bénédictin s’est étendu sur toute l’Europe et les monastères sont devenus des foyers de développement culturel et économique. C’est pour cette raison que le pape Paul VI a déclaré Saint-Benoît «Patron de l’Europe» en 1964. Parler de Saint-Benoît revient à aborder la devise des Bénédictins qui est «pax», la paix. Dans une vie communautaire, le risque, est que cela se termine par une forme d’autarcie. Au contraire, la «pax» que propose Saint-Benoît, est une paix intérieure, ce qu’on pourrait appeler l’unification de la personne.

Célébration le 11 juillet

Deux fêtes célèbrent Saint-Benoît : une célébrée uniquement par les Bénédictins le 21 mars. Date qui correspond à la fête de sa mort. Le 11 juillet marque la fête de la translation de ses reliques. La liturgie est donc beaucoup plus déployée et festive. Cela se traduit aussi par une journée sans travail (pas de travaux manuels), menu de fête (plus soigné). L’horaire de la messe change et occupe une place importante de la journée. C’est une journée de prière. Indépendamment des grandes fêtes du calendrier liturgique, c’est la fête de notre fondateur.

Source Église de France

 

Source KTO :

 

 

Page spéciale sur la chaine KTO : http://www.ktotv.com/saint-benot-de-nursie

 

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