La Maison de Sainte Hildegarde fête ses 10 ans

 

Créée en 2007, l’association «La Maison de Sainte Hildegarde» s’adresse aux personnes qui souhaitent protéger ou rééquilibrer leur santé dans une approche globale : corps, âme et esprit. Elle propose de faire découvrir et approfondir la thérapie et la spiritualité de Sainte Hildegarde de Bingen et de faire partager les bienfaits de ses conseils.

À l’occasion de ses 10 ans, l’association vous convie à trois jours de fête, du :

vendredi 15 septembre (18 h 00) au dimanche 17 septembre 2017 (14 h 00)

à la Maison diocésaine Saint Sixte – 6, rue du Lieutenant Herduin – 51100 Reims

 

Ces trois jours vous permettront de découvrir ou mieux connaître Sainte Hildegarde, “un baume pour le corps, l’âme et l’esprit”.

 

LE PROGRAMME

 

Vendredi 15 septembre :

  • Dès 18 h 00 : Accueil
  • 19 h 00 – 20 h 30 : Cocktail dînatoire
  • 20 h 30 – 22 h 00 : Conférence du Père Pierre Dumoulin sur le thème “Sainte Hildegarde, prophète pour notre époque”.

 

Samedi 16 septembre :

  • 8 h 00 : Laudes
  • 8 h 30 : Petit-déjeuner
  • 9 h 30 – 11 h 00 : Conférence du Père Pierre Dumoulin sur le thème “Hildegarde et l’écologie”
  • 11 h 15 : Messe festive pour la fête de Sainte Hildegarde à la Maison diocésaine Saint Sixte
  • 12 h 30 : Déjeuner
  • 15 h 00 : Conférence du Docteur Louis Van Hecken sur le thème “25 années d’expérience avec la médecine naturelle de sainte Hildegarde”
  • 17 h 00 : Visite guidée de la Basilique Saint Remi
  • 19 h 15 : Dîner
  • 20 h 30 : Récital de Marthe Davost sur le thème “Autour de l’œuvre de sainte Hildegarde”.

 

Dimanche 17 septembre :

  • 8 h 00 : Laudes
  • 8 h 30 : Petit-déjeuner
  • 9 h 30 : Messe en grégorien à la Cathédrale Notre-Dame de Reims
  • 11 h 00 : Conférence d’Alain Mandois sur le thème “Culture et soins de quelques plantes médicinales”
  • 12 h 30 : Déjeuner
  • 14 h 00 : Fin.

 

Pour participer à ces trois jours de fête, merci de remplir le bulletin d’inscription et de le RETOURNER AVANT LE 2 SEPTEMBRE à “La Maison de Sainte Hildegarde” – 6, rue du Lieutenant Herduin – 51100 Reims.

bulletin_inscription_10_ans_msh

 

Vous pouvez participer aux trois jours entiers ou uniquement à une ou plusieurs conférences, au récital … Possibilité de logement sur place à la Maison diocésaine Saint Sixte (attention, le nombre de place est limité).

 

Contact : Tél. : 06.79.29.26.64 – contact@saintehildegarde.com – www.saintehildegarde.com

 


 

LES INTERVENANTS

 

Père Pierre Dumoulin

Prêtre à Marseille. Diplômé de l’Institut biblique pontifical et docteur en théologie biblique. Professeur à l’Institut Catholique de la Méditerranée. Il a participé à la fondation de l’Université Saba de Tbilissi et du séminaire du Kazakhstan. Auteur aux Éditions des Béatitudes de nombreux ouvrages, dont “Hildegarde de Bingen, prophète et Docteur pour le troisième millénaire”. Il a co-traduit le “Livre des Mérites de la Vie de Sainte Hildegarde”.

 

Docteur Louis Van Hecken

Il est médecin généraliste depuis 40 ans à Meerhout, en Belgique, spécialiste de la médecine hildegardienne depuis 25 ans. Il a été formé par le Docteur Hertzka et le Docteur Strehlow. Intervenant aux Congrès internationaux de Constance, Gdansk, Baden-Baden, Paray-le-Monial, Ostende, Gand et aux retraites de Roc-Estello et du Foyer de Charité de Baye. Il est le fondateur du projet humanitaire “Pyrèthre d’Afrique en Zambie”. Traduction du livre Causae et Curae.

 

Marthe Davost

Après des études de violon et clavecin, c’est à la Maîtrise de Bretagne que Marthe découvre son intérêt particulier pour la voix. Très jeune, elle intègre les chœurs de l’Opéra de Rennes. Souhaitant poursuivre une formation de soliste, elle entre dans le cursus de Musique Sacrée à Notre Dame de Paris puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Marthe aime voyager du chant grégorien à la musique la plus contemporaine.

Elle est très sollicitée pour des récitals autour de l’œuvre d’Hildegarde von Bingen dont l’ambitus nécessite agilité et souplesse vocale. Elle se produit régulièrement à la Cathédrale Notre Dame de Paris dans la cadre liturgique et lors des concerts de Musique Sacrée.

Elle fait partie de l’Ensemble “Lux Aeterna” qui replace des œuvres essentiellement baroques dans la contexte liturgique initial. Comme soprano léger, elle se complait de plus en plus dans une vocalité plus lyrique qu’elle a hâte de vous donner à entendre.

 

Alain Mandois

Marié et père de deux enfants, il est propriétaire avec sa femme Michèle de la jardinerie “Fleurs et Sens” située sur la RN 31 entre Muizon et Jonchery-sur-Vesle aux alentours de Reims.

Adhérent à la “Maison de Sainte Hildegarde” depuis le début de l’année, il a décidé de mettre en place la commercialisation de plantes aromatiques et médicinales en pots dans son magasin. Pour les 10 ans de l’association, il présentera un carré potager comportant 9 plantes recommandées par Sainte Hildegarde et proférera les conseils de culture correspondants.

 


 

HILDEGARDE DE BINGEN

 

Sainte Hildegarde naît en 1098 à Bermersheim près d’Alzey. Elle est la dixième enfant d’une famille appartenant à la haute noblesse franque.

Vers 1112, elle entre au couvent de Jutta de Sponheim, dépendant du monastère bénédictin du Disibodenberg. Hildegarde va donc être très tôt imprégnée du rythme de vie bénédictin alternant prière et travail, étude et lecture spirituelle, vie communautaire et solitude.

Jutta meurt en 1136 et Hildegarde est élue abbesse du couvent à la tête d’une petite communauté qui s’était développée peu à peu, au fil des années.

Jusqu’à sa 41ème année, Hildegarde s’applique aux tâches quotidiennes d’un couvent, enrichit ses connaissances et se dote d’une profonde culture. Bien que n’étant pas instruite, comme elle le dit elle-même – elle n’avait pas reçu un enseignement réel des disciplines classiques telle que la grammaire – Hildegarde possédait néanmoins de vastes connaissances de la Bible, en théologie, en philosophie et en sciences naturelles. C’est surtout la richesse des écritures qu’elle découvre dans la liturgie et la Règle de Saint Benoît comme dans les Lectures des Pères de l’église et des Pères du désert qui vont devenir pour elle une source intarissable d’inspiration et constituer la base de son œuvre entière.

En 1141, elle fait sa première rencontre avec la Lumière qui la foudroie comme un éclair et transforme soudainement sa vie, jusqu’alors effacée : «Et voici que, dans la 43ème année du cours de ma vie temporelle, alors que, dans une grande crainte et une tremblante attention, j’étais attachée à une céleste vision, j’ai vu une très grande clarté, dans laquelle se fit entendre une voix venant du ciel et disant : «Fragile être humain, cendre de cendre et pourriture de pourriture, dis et écris ce que tu vois et entends … Écris cela, non pas en te fondant sur toi-même, ni en te fondant sur un autre humain, mais en te fondant sur la volonté de celui qui sait, qui voit et qui dispose toutes choses dans les secrets de ses mystères». Et à nouveau, j’entendis une voix du ciel qui me disait : «Proclame donc ces merveilles, écris les choses que tu as ainsi apprises et dis-les». «Et il arriva, en l’année 1141 de l’Incarnation de Jésus Christ, Fils de Dieu, alors que j’étais âgée de 42 ans et 7 mois, qu’une lumière de feu d’un éclat extraordinaire, venant du ciel ouvert, traversa tout mon cerveau et enflamma tout mon cœur et toute ma poitrine, comme le fait la flamme, non pas celle qui brûle, mais celle qui réchauffe, tout comme le soleil réchauffe un objet sur lequel il pose ses rayons. Et voici que, tout à coup, je pouvais savourer la connaissance du contenu des Livres, c’est à-dire du Psautier, des Évangiles et des autres livres, aussi bien de l’Ancien Testament que du Nouveau, et cela sans connaître la traduction des mots de leur texte, ni la division en syllabes, sans avoir non plus la connaissance des cas ou des temps». “Scivias : Commencement de la première partie du livre «Connais les voies»”.

Le passage de la Lumière en elle ainsi que les dons appropriés à cette apparition ont valu à Hildegarde de Bingen son nom de visionnaire et de prophétesse.

De 1141 à 1151, elle travaille alors à sa première œuvre de théologie «Scivias» qui retrace l’Histoire Sainte depuis la création de l’univers et de l’homme jusqu’à la rédemption et l’accomplissement de la fin des temps, en passant par la naissance et le développement de l’Église. L’histoire éternelle de Dieu et de l’homme, de l’éloignement au retour de l’homme vers son Créateur y est racontée de manière unique. Hildegarde essaie de décrire, sans cesse par de nouvelles images, le Mystère de Dieu. Dans le récit, ses visions sont toutes composées de la même manière (1. la vision, 2. l’explication, 3. le sens théologique et spirituel).

En 1147-1148, lors d’un synode à Trêves, le pape Eugène III reconnaît l’origine divine des écrits d’Hildegarde.

En 1150, Hildegarde s’installe avec 20 religieuses dans un nouveau monastère qu’elle fonde sur le Rupertsberg près de Bingen, sur les hauteurs du Rhin.

En 1158, elle rédige des traités de médecine et de science «pour rendre les hommes attentifs aux moyens de guérison que Dieu a placés dans la nature». Elle manifeste ainsi par ses écrits la vivacité culturelle des monastères féminins du Moyen-Age. Le livre «Causae et curae» décrit plus de 50 maladies et leurs remèdes. «Le Physica» ou «Livre des subtilités des créatures divines» propose 2 000 traitements issus des 3 règnes : animal, végétal et minéral. «Les arbres, les plantes, les animaux et même les pierres précieuses, toute la création recèle de forces secrètes qu’aucun homme ne peut connaître à moins que Dieu ne les lui ait révélées». «Ces remèdes m’ont été indiqués par Dieu. Et l’homme sera libéré des maladies, sauf si cela est contraire à la volonté de Dieu».

De 1158 à 1173, elle rédige son deuxième ouvrage de théologie, «Liber Vitae Meritorum», «Le Livre des Mérites de la Vie», et écrit son «Liber Divinorum Operum», «le Livre des œuvres divines».

De 1158 à 1170, elle entreprend 4 voyages missionnaires (dont le dernier à plus de 70 ans) pour parler de Dieu aux hommes et pour rétablir la paix, l’unité dans l’Église. Elle prêche en public à plusieurs endroits, entre autres à Mayence, Wurtzbourg, Bamberg, Trêves, Metz et Cologne, appelant le peuple et le clergé à la pénitence et à la conversion du cœur.

En 1165, Hildegarde fonde un second cloître à Eibingen au-dessus de la ville actuelle de Rüdesheim, en face du Rupertsberg.

En 1174-1175, le moine Gottfried entame la «Vita» d’Hildegarde.

Le 17 Septembre 1179, Hildegarde meurt au Rupertsberg, à l’âge de 81 ans. On a vu apparaître dans le ciel deux arcs qui s’entrecroisaient. À leur point d’intersection a grandi une croix lumineuse. Ce phénomène a été observé par plusieurs personnes au-dessus du Rupertsberg.

Entre 1180 et 1190, le moine Theoderich achève le récit de la vie d’Hildegarde entamé par Gottfried.

Entre 1223 et 1237, la procédure de canonisation d’Hildegarde est interrompue pour des raisons inconnues.

Son nom a été introduit au martyrologe romain au XVème siècle.

Longtemps vénérée comme une sainte par ses partisans, son culte a été étendu à l’Église Universelle en mai 2012 par Benoît XVI qui l’a proclamée Docteur de l’Église le 7 octobre 2012.

Source saintehildegarde.com/

 

 

Nous contacter

Laissez nous un message !

En cours d’envoi
Diocèse de Reims - 2016 © Corinne Salmon - Mentions légales

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?