Clovis

CLOVIS ET LE CHRISTIANISME
Le baptême de Clovis : une conversion réfléchie

Trois étapes sont décisives :

* Le vase, dit de Soissons (486) : Clovis, contre la loi militaire du partage, demande de soustraire du butin un vase précieux, pour le rendre à l’église de Reims, sur la demande de son évêque.
* La Victoire de Tolbiac (496) : Clovis y fait la promesse de se convertir au christianisme si “Jésus que Clotilde proclame fils de Dieu vivant” lui accorde la victoire.
* Son pèlerinage à Saint-Martin de Tours.

 

Des personnages catholiques illustres furent aussi déterminants :


Clotilde et Geneviève : Remi, évêque de Reims, le compagnon des arguments théologiques, le guide spirituel : Clovis a correspondu avec lui tout au long de sa vie.
L’ermite Vaast, ancien soldat, futur évêque d’Arras, le compagnon du doute, le mystique : il suivit Clovis dans tous ces déplacements.
Son baptême fut sincère. Il fut célébré le 25 décembre 496 à la Cathédrale de Reims par Remi.

 

Clovis et les femmes : modernité et archaïsme


Clovis et Clotilde : un chef germanique devient monogame ;
“Quand il l’eut vue, le roi fut rempli d’une grande joie et il se l’associa par le mariage.” (Grégoire de Tours)

Clotilde la burgonde est catholique. Elle épouse Clovis par procuration.
Clovis semble avoir aimé sincèrement Clotilde : “Il lui laissa prendre sur sa vie un grand et salutaire ascendant et Clotilde devint le bon génie de ce héros sauvage.” et “Nulle part, on ne voit que comme tant de ses successeurs, il lui ait infligé l’injurieux partage de son affection avec des rivales”.
Il semble bien qu’il lui fut fidèle !
Mais ce que voulait Clotilde, c’était amener Clovis à son Dieu. Elle y parvint.
Ils sont enterrés ensemble à Paris, à la basilique des Saints-Apôtres (Colline Sainte-Geneviève).

 

Clovis et Geneviève : l’ascendant d’une femme énergique


Geneviève naît vers 420 à Paris d’un père franc et d’une mère gallo-romaine. C’est une catholique fervente qui galvanise le courage des parisiens devant l’attaque des Huns en 451. Plus tard, elle réussira l’exploit de réunir une flottille pour ravitailler des parisiens affamés par un siège franc.
Sa forte personnalité, ses convictions lui gagnèrent l’amitié du païen Childéric puis celle de Clovis qu’elle influencera dans sa conversion.
La loi Salique et le statut des femmes mérovingiennes
Le statut des femmes mérovingiennes évolue progressivement par le passage à la monogamie. Soumis à une loi écrite, leurs maris et leurs fils commencent à échapper à l’enchaînement des règlements de compte. De la loi salique visant à éteindre la vengeance par un système de compensation tarifées, l’histoire a surtout retenu l’exclusion des femmes du pouvoir politique.

 

La religion et la guerre



Au Vè siècle, deux options politiques s’opposaient :
L’Arianisme (négation de la consubstantialité du Père et du Fils) était la religion des Wisigoths et des Burgondes qui contrôlaient le sud-ouest et le sud-est de la Gaule.
Le Catholicisme était fortement implanté dans le tissu social gallo-romain. Les évêques avaient un rôle primordial rendu manifeste par leur statut électif et leur autorité spirituelle. En effet, ils surent tirer parti du déclin du pouvoir romain ainsi que du poids social et politique des grandes familles gallo-romaines dont ils étaient issus. Le contenu et l’issue des guerres avaient donc de fortes implications religieuses.

 

Aux origines de liens entre l’Église et l’État en France ?


Entre l’injonction de l’évêque Remi à Clovis “dépose tes colliers, fier Sicambre” et la convocation par Clovis des évêques au Concile des Gaules en juillet 511, s’inscrit peut-être une vision qui sépare de façon instable mais réelle deux entités ou deux pouvoirs : le spirituel et le temporel.

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