Rencontre des jeunes avec le Saint Père et les pères synodaux

Samedi 6 octobre 2018, dans la Salle Paul VI, en présence du Saint Père François, s’est tenu une rencontre avec les jeunes dans le cadre de la XVème Assemblée générale du Synode des évêques sur le thème : les jeunes, la foi et le discernement vocationnel (3-28 octobre 2018). Cet événement fut l’occasion d’inciter les jeunes à être «uniques, solidaires et créatifs». Au cours de la rencontre, riche en témoignages et expressions artistiques et musicales, en réponse aux questions des jeunes, le Pape a prononcé un discours.

 

“Chers jeunes,

Je vous remercie de tout cœur, de vos témoignages et de vos questions. C’est un don précieux que cette rencontre, qui a un titre significatif : «PER NOI. Uniques, solidaires, créatifs». C’est une étape importante du Synode des jeunes. Les Pères synodaux, dans leurs travaux, approfondiront vos contributions, pour continuer le dialogue avec vous. Vos histoires personnelles me frappent, faites de passion et de douleur, animées des désirs, sollicitant des initiatives, marquées de chutes mais aussi de volonté de se relever, pour affronter de façon positive les défis de la vie et vous engager vers de plus beaux objectifs. Très justement, vous demandez à l’Église de mieux connaître le monde des jeunes, pour pouvoir mieux interpréter leurs besoins et promouvoir pour eux des initiatives efficaces. Les pères synodaux partiront certainement de vos contributions claires et précises de la phase de préparation du Synode comme encore de celle d’aujourd’hui.

Vous avez bien décrit et expérimenté personnellement les illusions de l’homme contemporain, qui croit pouvoir dominer le monde et parfois ne s’aperçoit pas d’être lui-même dominé par les idoles – de l’argent, du pouvoir, du plaisir … et à cause de cela sème l’injustice et la corruption. Mais ce qui est le plus touchant dans vos récits est la découverte qu’une autre vie est possible : Jésus ne nous abandonne pas dans notre aventure surtout dans les moments qui nous mettent à dure épreuve. C’est pourquoi j’ai la conviction, surtout en vous entendant, que l’Église rencontre le monde d’aujourd’hui. Vous n’êtes pas seulement le futur de l’Église, vous êtes un cadeau fait à l’Église. Nous ne voulons pas renvoyer votre participation au futur, en vous demandant d’attendre votre tour.

L’Église en fin de compte a besoin d’un dynamisme missionnaire que les jeunes en particulier peuvent apporter. Elle a besoin de personnes, qui à cause de leur foi, sachent engager leur vie au service de l’évangélisation, dans un monde marqué par les transformations sociales, culturelles, technologiques, dans un monde devenu plus petit à cause de la globalisation et plus interconnecté par le développement de la communication. C’est pourquoi l’Église, ne vient pas des nouvelles générations, mais va naître avec les nouvelles générations. Le Synode est le fruit d’un travail où vous avez été acteurs ensemble.

J’ai été particulièrement touché par vos questions. Plus que le pourquoi, vous cherchez le comment résoudre les problèmes existants. Comment écouter la voix intérieure au milieu des rumeurs qui nous entourent ? Comment vivre dans une société compétitive quand on pense autrement ? Comment aider ceux qui souffrent et qui n’ont pas de travail ? Comment vivre d’une façon cohérente les exigences de la foi ? Comment se libérer des filets de l’égoïsme ? Comment soutenir l’engagement pastoral de l’Église ? Comment dialoguer avec les personnes de croyances religieuses ou morale différentes ?

Par ces questions vous manifestez le désir de devenir les acteurs du changement et de participer pleinement à la mission de l’Église. Et la première façon d’être acteurs engagés c’est de poser des questions parce qu’elles viennent du comportement typique des nouvelles générations. Une recherche qui ne veut pas s’arrêter à la théorie, mais atteindre la pratique, aux choix de vie, aux divers comportements. Dans un certain sens les questions sont plus importantes que les réponses – ou du moins elles le sont autrement – parce que nous n’aurons jamais les bonnes réponses si nous ne posons pas les bonnes questions.

Et maintenant, comme je l’ai fait mercredi dernier à la fin de l’homélie de la messe d’ouverture du synode, je voudrais me référer au message aux jeunes du Concile Vatican II. Ces paroles, chargées de la force de l’Esprit Saint, exprime aussi mes sentiments et celles des pères synodaux envers vous et la reconnaissance pour votre joyeuse présence. Voici la conclusion de ce message :

«[Chers jeunes,] l’Église vous regarde avec confiance et avec amour. Riche d’un long passé toujours vivant en elle, et marchant vers la perfection humaine dans le temps et vers les destinées ultimes de l’histoire et de la vie, elle est la vraie jeunesse du monde. Elle possède ce qui fait la force et le charme des jeunes : la faculté de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour de nouvelles conquêtes. Regardez-là, et vous retrouverez en elle le visage du Christ, le vrai héros, humble et sage, le prophète de la vérité et de l’amour, le compagnon et l’ami des jeunes. Et c’est bien au nom du Christ que nous vous saluons, que nous vous exhortons, que nous vous bénissons». (8 décembre 1965).

Chers amis, nous vous encourageons à aller de l’avant, dans votre recherche. Et avec les pères synodaux nous vous répétons : courage nous croyons en vous, sur vous, sur vos familles et sur vos amis j’invoque de tout cœur la bénédiction du Seigneur”.

Source Église de France

 

Nous contacter

Laissez nous un message !

En cours d’envoi

Diocèse de Reims - 2016 © Corinne Salmon - Mentions légales

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?