L’Épiphanie : Des rois mages et une galette?

Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur »
La Solennité de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie.

La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

 

Cette fête rappelle la recherche, et l’adoration des trois mages devant la crèche où Jésus vient de naître. Dans l’Église latine, l’adoration de Jésus par les rois mages devint peu à peu l’objet principal de la fête de l’Épiphanie. A partir du Ve siècle, l’Église d’occident célébra la naissance de Jésus le 25 décembre (Noël) et la manifestation aux païens en la personne des mages le 6 janvier.

Trois rois mages

Selon une tradition venant du VIIe siècle, les mages dont parle l’Évangile seraient des rois : les rois mages. Ils étaient au nombre de trois : Melchior, Gaspard et Balthazar. C’est les noms qu’on leur a donnés au VIe siècle. Le chiffre 3 est très symbolique, il symbolise d’abord les 3 continents : Asie, Afrique et Europe (qui étaient les seuls connus à l’époque). C’est aussi l’image des trois fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Le chiffre 3 représente aussi le nombre de cadeaux qui selon l’Évangile étaient au nombre de 3 : l’or, l’encens et la myrrhe.

Le chiffre 3 figure enfin les trois âges de la vie. Melchior est présenté avec une longue barbe et il est le plus âgé des trois. Il offrit l’or. Gaspard est le plus jeune des trois et il donna l’encens. Balthazar est barbu sans être âgé et il fit l’offrande de la myrrhe.

Une galette…et une fève!

La tradition veut que pour le jour de la Fête des rois mages, on partage un gâteau dans lequel est dissimulée une fève.

Il existe en France deux sortes de gâteau des rois. Dans le nord de la France, c’est un gâteau en forme de galette feuilletée très souvent fourrée à la frangipane. La galette ronde, plate et de couleur dorée représente le soleil. La galette des rois est une tradition typiquement française. D’où vient cette tradition de l’Épiphanie ? Ce ne sont pas les mages qui ont apporté la galette. Cette tradition remonte à la fête pré chrétienne du 6 janvier. La galette symbolise le retour de la lumière après les longues nuits d’hiver.

Au sud, en Provence et dans le sud ouest, c’est un gâteau ou une brioche en forme de couronne qui évoque la couronne des rois. En Provence, elle est fourrée aux fruits confis. En Espagne et au Portugal, il y a un gâteau des rois analogue au gâteau du midi de la France.

Du XVIIe siècle à 1910 environ, les boulangers avaient coutume d’offrir gratuitement une galette des Rois à leurs clients. L’usage s’est perdu et la galette est maintenant devenue un produit commercial proposé de la mi-décembre à la fin janvier.

La fève dans la galette vient du temps des romains. Elle était blanche ou noire et était utilisée pour les votes. Au début janvier, aux saturnales de Rome, on élisait un roi du festin par une fève.

Quel bel acte de reconnaissance de la part de ces mages qui s’inclinent et adorent ce nouveau-né ! Ils nous montrent leur plus belle découverte : Dieu qui se fait proche de nous et se donne à nous.

Partout, du fait de ses traditions festives et ludiques, l’Épiphanie est une fête pour les enfants.
C’est une excellente occasion de continuer, après Noël, de parler aux enfants de l’Avènement de Jésus et de sa présentation aux rois mages venus lui apporter des présents.

Une réponse proposée par le Cybercuré, site du diocèse de Nanterre.