Mot du premier avril

La nouvelle du jour Pâques, c’est celle d’un retournement de situation, que vont vivre ceux qui ont mis leur confiance dans le Christ, qui ont cru en lui, et qui, malgré sa mort et ce que cette mort est venu anéantir, comme rêve, comme espoir, gardent au fond d’eux-mêmes sa présence. Ils l’ont abandonnés, ils l’ont renié, ils ont fui, mais ils n’oublient pas qui est ce Jésus, et la confiance qu’il a pu susciter en chacun d’eux, ou l’amour qu’il a pu éveiller, dévoiler. Ils n’en partagent que plus une grande peine une immense déception et tout autant de tristesse. C’est dans cet état d’accablement que va se vivre une expérience, qui va les bouleverser, le matin même de Pâques.

En quelques-heures, de proche en proche, voilà que s’impose à eux la présence de ce Jésus ressuscité, à commencer par ce que les femmes qui sont allées tombeau racontent, au-point qu’on ne parle plus que de cela, cet info que Jésus est vivant, est dans toutes les discussions. À ceux qui portaient Jésus dans leur coeur, la nouvelle va si vite s’imposer. Autour de cette nouvelle ceux que la mort du Christ avait éparpillés, humiliés, vont désormais se reconnaître de cette vie de Jésus, et vivre d’elle.

Claude Soudant