Pèlerinage en Terre Sainte : jour 4

Jusqu’au mercredi 25 avril, nous suivons pas à pas les pèlerins diocésains en Terre Sainte, à travers les textes qui seront lus au cours des célébrations, les Évangiles, les chants, les visites …

Voyage au pays de la Bible : http://www.catholique-reims.fr/sacrements/voyage-au-pays-de-la-bible/

Suivre l’itinéraire des pèlerins : http://www.catholique-reims.fr/TerreSainte2018/index.html

 


 

Jour 4, jeudi 19 avril 2018 : “Veiller – les Prophètes”

 

  • Célébration de la messe à BETHLÉEM.
  • Visite de la Basilique de la Nativité et temps dans la GROTTE DE LA NATIVITÉ. Déjeuner.
  • Arrêt au champ des bergers et départ vers la Galilée par la plaine côtière et le MONT CARMEL.
  • Arrivée et nuit à Nazareth.

 

Le livret du jour :

BETHLÉEM

 

Basilique de la Nativité

La Basilique de la Nativité à Bethléem est l’une des plus vieilles églises du monde, bâtie sur le lieu présumé de la naissance du Christ. Elle fut construite au IVème siècle par l’empereur romain Constantin Ier le Grand, et restaurée sous Justinien au VIème siècle. L’antiquité de cette tradition est attestée par l’apologiste chrétien Justin Martyr (c. 100 – 165) qui a noté dans son Dialogue avec Tryphon que la sainte Famille avait trouvé refuge dans une grotte en dehors de la ville.

Origène (185 AD–ca. 254) écrit «À Bethléem, la grotte est marquée là où il est né, et la mangeoire dans la grotte là où il était emmailloté. Et la rumeur en ces lieux, et parmi les étrangers à la foi, est que vraiment Jésus est né dans cette grotte».

Elle fut inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO le 29 juin 2012 au nom de la Palestine. Elle reçoit chaque année plus de deux millions de visiteurs.

Source Wikipedia

 

Champ et grotte des bergers

Toute la zone de Bethléem est sur un terrain doucement vallonné. Sur quelques coteaux en terrasses, il y a des oliveraies. Dans les vallées, les zones les plus plates sont parsemées de terrains de culture et sur les terres en friche, au sol rocailleux, pousse une végétation, typiquement méditerranéenne, de pins, de cyprès et de plusieurs espèces d’arbustes. C’est dans cette région que David faisait paître le bétail de son père lorsqu’il fut oint par Samuel. Plus tard, lorsque s’accomplit la venue du Fils de Dieu sur terre, c’est ici qu’eut lieu la première annonce de la naissance de Jésus. Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et qui veillaient la nuit sur leur troupeau. Un ange du Seigneur parut auprès d’eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de clarté, et ils furent saisis d’une grande crainte. Mais l’ange leur dit: «Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie. Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous en sera le signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche.» (Lc 2, 8-12).

Sur le lieu supposé du champ où les bergers ont assisté à la naissance du Christ, aux IVème et Vème siècles, durant la période byzantine, on y dressa un sanctuaire dédié aux bergers. L’église de Jérusalem y célébrait la fête de la vigile de Noël et on y vénérait aussi une grotte. Un monastère y fut construit par l’impératrice Hélène. À l’arrivée des croisés, tout était en ruine.

Sur un rocher dominant les vestiges du Champ des Bergers, la Custode de Terre Sainte construisit entre 1953 et 1954 le sanctuaire du « Gloria in excelsis Deo », conçu par Barluzzi, où l’on commémore la première annonce de la naissance du Christ. De l’extérieur, cette base décagonale et ces murs inclinés, semblent vouloir évoquer une tente de nomades. À l’intérieur, l’autel est au centre ; sur les murs, en trois absides, sont reproduites les scènes évangéliques : l’apparition céleste, les bergers allant vers Bethléem et l’adoration de l’Enfant. Le flot de lumière qui coule à partir de la coupole en verre, fait penser à la clarté qui entoura ces hommes.

Source http://www.fr.josemariaescriva.info

Le Mont Carmel

 

Le mont Carmel est une montagne côtière d’Israël surplombant la mer Méditerranée. La ville de Haïfa se trouve en partie sur le flanc du mont Carmel, ainsi que quelques petites villes, comme Nesher ou Tirat Carmel.

En raison de la végétation luxuriante sur les pentes des collines, ainsi que de la présence de nombreuses grottes sur le versant plus raide, le massif du Carmel a joué un rôle stratégique important durant la Première Guerre mondiale.

Le massif montagneux du Carmel fait environ 6,5 à 8 km de large, formant une crête escarpée sur la face nord-est (546 m de hauteur) et en pente progressive vers le sud-ouest. La vallée de Jezréel se trouve immédiate au nord-est. La plage forme une barrière naturelle dans le paysage, tout comme la vallée de Jezréel forme un passage naturel, ce qui explique que la montagne et la vallée ont eu un grand impact sur les migrations et les invasions venant de l’est au cours des siècles.

Le Mont Carmel était important dans l’ancien temps comme barrière de trafic le long de la plaine côtière. Les 450 m de pierres à chaux de la montagne bloquait les armées et les marchants se rendant vers la vallée de Jizreel. La Bible fait surtout allusion au Mont Carmel comme symbole de beauté et de fertilité. Recevoir la “magnificence du Carmel” était une vraie bénédiction (Esa 35:2). Salomon loua sa bien-aimée “ta tête te couronne comme le Carmel” (Cant. 7:5). Mais pour Carmel, la sécheresse était un signe de jugement dévastateur (Nahum 1:4).

Source Wikipédia

 


 

Jour 3, mercredi 18 avril 2018 : “Parler : David et les Prophètes”

 

  • Vue panoramique sur le DÉSERT DE JUDÉE puis montée par la rampe des Romains : visite des palais-forteresses du roi Hérode le Grand à MASSADA.
  • Descente dans la vallée du grand Rift et de la MER MORTE. Puis méditation et messe dans le parc national D’EIN GEDI. Déjeuner.
  • Route depuis la MER MORTE, en passant devant le site de QUMRAN où furent découverts les manuscrits dits «de la Mer Morte» en 1947.
  • Route vers BETHLÉEM et passage DU MUR de séparation. Arrêt au monastère de l’Emmanuel (bénédictines melkites) et magasin.
  • Nuit à Bethléem.

 

Le livret du jour :

Désert de Judée et Massada

 

Le désert de Judée est un désert situé en Israël et en Cisjordanie, territoire controversé actuellement occupé par Israël.

Il est également connu sous le nom de Yeshimon, signifiant «désert» ou «terre sauvage». Montagneux, il se trouve à l’est de Jérusalem et descend vers la mer Morte. Le désert est traversé par des oueds et des ravines, d’une profondeur moyenne de 365 m à l’ouest et de 183 m à l’est.

Dû au manque d’eau et de bonnes routes, le désert a été (plus ou moins) inhabité au travers de l’Histoire. En conséquence, ce fut le lieu idéal pour les personnes cherchant un refuge loin de leurs ennemis ou une retraite loin du monde. Lors de sa fuite loin de Saül, David se cacha à plusieurs différents endroits du Désert de Judée (le désert de Ziph, Maon, et En-Guédi font tous partis de ce désert). Jean Baptiste prêcha à cet endroit, et il paraîtrait logique que ce désert soit aussi celui où Jésus fut tenté. Hérode le Grand construisit deux forteresses (Hérodium et Massada) dans les environs pour sa propre protection en cas de révolte du peuple contre lui.

Surplombant la mer Morte, Massada (vocable hébraïque signifiant “forteresse”) est situé au sommet d’une falaise isolée, à l’extrémité occidentale du désert de Judée. À l’est, la falaise dévale en à pic sur près de 450 mètres vers la mer Morte (le point le plus bas du monde, à quelque 400 mètres au-dessous du niveau de la mer). À l’ouest, elle domine d’une centaine de mètres le terrain environnant. La topographie rend des plus difficiles l’accès au sommet de l’escarpement.

La seule source écrite concernant Massada est l’ouvrage de l’historien Flavius Josèphe, La guerre des Juifs. Selon lui, c’est Hérode le Grand qui bâtit la forteresse de Massada entre 37 et 31 avant J.-C.. Hérode, un Iduméen couronné roi de Judée par ses maîtres romains, était honni de ses sujets juifs. Maître d’œuvre de Massada, il “avait conçu cette forteresse comme un refuge pour lui-même”. On y trouve des fortifications tout autour du plateau, des entrepôts, de vastes réservoirs emplis d’eau de pluie, des casernes, des palais et une armurerie.
Quelque 75 ans après la mort d’Hérode, au début de la guerre des Juifs contre Rome, en l’an 66 de l’ère chrétienne, un groupe de rebelles juifs vainquit la garnison romaine de Massada. Après la chute de Jérusalem et la destruction du Temple (70 de l’ère chrétienne), ils y furent rejoints par des zélotes et leurs familles, fuyant Jérusalem. Prenant Massada pour base, ils effectuèrent des raids et harcelèrent les Romains durant deux ans. En l’an 73 de l’ère chrétienne, le gouverneur romain Flavius Silva marcha contre Massada avec la Dixième légion romaine, des unités auxiliaires et des milliers de prisonniers de guerre juifs. Les Romains dressèrent des camps au pied de Massada, mirent la place en état de siège et édifièrent des retranchements. Puis ils construisirent un rempart de milliers de tonnes de pierres et de terre battue contre le flanc ouest de la forteresse et, au printemps 74, ils firent monter un bélier mobile le long de cette rampe et opérèrent une brèche dans la muraille de la forteresse.

Le site fut identifié dès 1842, mais des fouilles d’envergure ne furent organisées qu’en 1963-65, avec l’aide enthousiaste de centaines de volontaires, venus d’Israël et de nombreux pays étrangers, désireux de participer à cette passionnante aventure archéologique. Pour eux comme pour le public israélien, Massada symbolise la volonté du peuple juif de vivre libre sur sa propre terre. Source terredisraël.com

La Mer Morte

 

La mer Morte («mer de Sel») est un lac salé du Proche-Orient partagé entre Israël, la Jordanie et la Palestine. D’une surface approximative de 810 km2, il est alimenté par le Jourdain. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer oscille entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’approximativement 27,5 % (soit 275 grammes par litre).

Aucun poisson ni aucune algue macroscopique ne peut subsister dans de telles conditions, ce qui lui vaut le nom de «mer morte». Néanmoins des organismes microscopiques (plancton, bactéries halophiles et halobacteria, etc …) s’y développent normalement. De plus, en 2011, des sources d’eau douce ont été découvertes au fond de la mer Morte qui permettent le développement d’autres micro-organismes non-halophiles.

La mer Morte est le point le plus bas de la surface du globe avec une altitude de –429 mètres sous le niveau de la mer (chiffre fluctuant au cours du temps puisque son niveau baisse continuellement). Le niveau de l’eau dans la mer Morte descend de 1,45 mètre par an en moyenne4. Ces cinquante dernières années, elle a ainsi perdu le tiers de sa superficie.

 

Ein Gedi

 

Ein Gedi est une oasis et une ancienne ville au bord de la rive occidentale de la mer Morte à la limite du désert de Judée en Israël. Elle est située à proximité des sites de Massada et de Qumran.

Il est fait plusieurs fois référence à cette oasis dans la Bible. C’est là que se cacha le roi David lorsqu’il était poursuivi par Saül. Ein Gedi est aussi mentionné dans le livre d’Ezéchiel (47:10), dans le Cantique des cantiques (1:14) et dans le livre des Chroniques (20:2).

C’est aujourd’hui un parc national israélien. Ce site de 25 km2 a obtenu le statut de réserve naturelle en 1972.

À proximité de la réserve se trouvent les ruines de la ville antique. On peut y voir les restes d’une synagogue du IIIème siècle.

De nos jours, cette station balnéaire jouit d’un climat chaud toute l’année et possède quelques hôtels qui proposent des cures thermales au bord de la mer Morte. Elle est très fréquentée par les touristes étrangers en Israël. Inhabitée pendant 500 ans, un kibboutz s’est installé dans la localité de Ein Gedi en 1956.

 

Qumran

 

Qumran («ruines de Qumrân») est un site archéologique en Palestine en surplomb de la rive ouest de la mer Morte en Cisjordanie, à la limite historique de la Judée, de l’Idumée et de la Pérée et sur le territoire de la province romaine de Judée au moment où le site a été attaqué et détruit par les Romains (vers 68-70). Il est constitué de vestiges de bâtiments occupés approximativement entre -100 et +70, de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d’un cimetière d’environ 1 200 tombes. L’établissement est construit sur les ruines d’un fortin israélite de l’âge du fer. Les chercheurs considèrent généralement qu’au cours de son histoire, le site a pu être occupé par un groupe sectaire appartenant à la mouvance du mouvement essénien décrit par Flavius Josèphe et Pline l’Ancien.

Certains manuscrits retrouvés dans les grottes sont des copies de l’Écrit de Damas, retrouvé à la fin du XIXème siècle dans la gueniza de la Synagogue Ben Ezra du Caire.

Les archéologues ont d’abord pensé que le site était une forteresse hasmonéenne. Cependant la découverte des rouleaux a amené Roland de Vaux à l’interpréter comme la résidence d’une secte essénienne. Les archéologues reviennent peu à peu à l’idée d’une résidence hasmonéenne, celle-ci n’empêchant pas une occupation plus tardive par des esséniens et que ses occupants sont probablement les propriétaires d’une partie des manuscrits de la mer Morte. Pourtant cette théorie ne fait pas l’unanimité : pour certains chercheurs, les manuscrits, malgré leur proximité géographique avec le site, n’auraient pas de lien avec lui et proviendraient en fait de bibliothèques privées de Jérusalem ou de celle du Temple.

 

Monastère de l’Emmanuel

 

Le Monastère de l’Emmanuel à Bethléem, agrégé à l’Église Grecque-Melkite Catholique, dans le Patriarcat de Jérusalem, est un monastère oriental autonome.

Il est membre de la Confédération des moniales bénédictines de la Reine des Apôtres, de droit pontifical.

Le monastère accueille ceux et celles qui désirent se recueillir dans le silence et communier, par la prière et la liturgie, au Mystère de l’Emmanuel.

 


 

Jour 2, mardi 17 avril 2018 : “Discerner : Abraham et Moïse”

 

  • Visite de TEL BE’ER SHEVA, rappel de la foi du “Père de la multitude” au “puits d’Abraham” et parcours dans les ruines de la cité d’époque israélite (10e-8e s. av. J.C.).
  • Visite de SHIVTA, vestige archéologique d’une grande cité nabatéenne devenue chrétienne, comme en témoignent ses églises byzantines.
  • Continuation vers MITZPÉ RAMON et son exceptionnel panorama sur le MAKTESH, cratère d’érosion. Déjeuner.
  • Temps dans le désert et célébration de la messe. Nuit à Arad.

 

Le livret du jour :

Tel Be’er Sheva

 

Tel Beer Sheva est un site archéologique Israëlien situé dans le nord du Néguev, à l’est de la ville de Beer-Sheva.

Bien que le site ait été occupé dès la fin du néolithique (dès le IVe millénaire av. J.-C.) et au chalcolithique, il était inoccupé à l’Âge du Bronze.

Il a été à nouveau occupé au début de l’Âge du Fer (XIe siècle av. J.-C.).

Cette période d’occupation prend fin avec l’invasion égyptienne de -925 due à la politique d’expansion de Sheshonq Ier qui souhaite reprendre le contrôle de la Palestine.

Source Wikipédia.

 

Shivta

 

Shivta est un site archéologique situé dans le désert du Néguev en Israël, à peu près à mi-chemin entre Tel Nitsana et Sde Boker, à 40 km au sud-ouest de Beer-Sheva. Le site se trouve dans une zone particulièrement aride. Il semble avoir été établi par les Nabatéens au Ier siècle. Il atteint son apogée à l’époque byzantine, au VIe – VIIe siècle. Les principaux vestiges visibles sur le site datent de cette période.

Fondée au Ier siècle par les nabatéens, la cité est construite dès le début de manière à récupérer chaque goutte de pluie (il tombe en moyenne 86 mm d’eau chaque année) et à la conduire dans l’immense double citerne qui se trouve au nord. La sédentarisation des nomades était une étape sur la route commerciale des épices et de l’encens. Pour le reste, on sait peu de choses de la vie locale des IIe & IIIe siècles. Mais le développement du commerce favorisa celui de la ville au IVe siècle, de manière continue jusqu’à la fin du Ve siècle.

De cette période datent les églises qui démontrent l’importance de l’expansion chrétienne en ce milieu. Le développement urbain démontre le constant souci de respecter et d’amplifier les systèmes de récupération des eaux, auquel participaient les rues pavées. La gestion et l’entretien de ce recueil des eaux était organisé comme un service public. Des attestations de ceux collaborant à cet entretien ont été retrouvées, probablement à faire valoir sur les impôts ou taxes locales.

Les vestiges sont particulièrement importants et comprennent deux grandes églises (dont une des deux possède un intéressant baptistère à degrés en forme de croix) ainsi que plusieurs grands réservoirs et des pressoirs à raisins. On a pu également retrouver des traces des systèmes de récupération des eaux mis en place par les Nabatéens.

Un tremblement de terre au début du VIe siècle a ravagé la cité. La vie locale s’y est éteinte au IXe siècle. Une base militaire des Forces de défense d’Israël (Tsahal) se trouve juste à l’entrée du site.

Source Wikipedia

Mitzpéramon

 

Mitzpe Ramon est une localité d’Israël située dans le désert du Neguev central, à environ 85 km au sud de Beer-Sheva. Le nom de la ville signifie «le point d’observation de Ramon», en référence à la situation de la ville au-dessus du cratère de Ramon. Ramon serait une déformation de «Romain», et viendrait d’une voie que les Romains avaient construite ici.

La ville est située à 800 mètres d’altitude, sur l’arête nordique de l’énorme cirque d’érosion karstique connu sous le nom de cratère de Ramon (Makhtesh Ramon).

Mitzpe Ramon a été fondée en 1951 comme camp pour les ouvriers construisant la route vers Eilat, ainsi que comme poste militaire. Les premiers résidents permanents de la ville, des immigrés juifs d’Afrique du Nord et de Roumanie, se sont installés là dans les années 1960. Une des raisons originelles pour fonder une ville dans cet endroit isolé au milieu du désert était de tirer profit du trafic sur la route 40, qui relie les grandes villes de la bande côtière et du Nord-Neguev à Eilat, le port du sud, sur la mer Rouge. L’autre raison était la volonté de l’État de renforcer la population dans un espace quasiment vide, le Neguev, afin d’affirmer pleinement l’appartenance de la région à Israël. Source Wikipédia.

Un tremblement de terre au début du VIe siècle a ravagé la cité. La vie locale s’y est éteinte au IXe siècle. Une base militaire des Forces de défense d’Israël (Tsahal) se trouve juste à l’entrée du site.

Source Wikipedia

 


 

Jour 1, lundi 16 avril 2018 : “Écouter – Corneille”

 

  • Arrivée à TEL AVIV. Route vers Césarée Maritime. Visite de la cité édifiée par Hérode le Grand
  • Route vers JAFFA. Déjeuner puis messe d’ouverture du pèlerinage à l’église St Pierre de Jaffa
  • Route vers le désert du Néguev jusqu’à ARAD. Nuit à Arad

 

Le livret du jour :

Césarée Maritime

 

La ville d’Hérode le Grand

Située au sud du mont Carmel, Césarée maritime fut d’abord une petite escale sur la côte de la Méditerranée.

Lorsque l’empereur Auguste lui remet le territoire de ce havre côtier, Hérode entreprend d’y construire un port et une ville. Dédiée à l’empereur, la ville portera le nom de Césarée. Entre 22 et 9 av. J.-C., Hérode commande une série de constructions (en plus du port et ses installations, on peut mentionner un temple, un théâtre, un hippodrome, un aqueduc et un amphithéâtre) pour faire de Césarée la ville principale de son royaume. En quelques années seulement, d’imposants travaux seront réalisés élevant ainsi Césarée au rang du plus important port de la Palestine.

Après la mort d’Hérode le Grand, la ville continua à prospérer sous Archélaüs (4 av.-6 ap. J.-C.), son successeur. Mais il fut déposé et exilé à Vienne. La Judée passa alors sous l’autorité de préfets romains, puis sous celle d’Agrippa Ier, qui régna sur la Palestine de 41 à 54. Il mourut à Césarée selon le livre des Actes des Apôtres (12,20-23). La ville devint ensuite le lieu de résidence des procurateurs romains.

Le christianisme est implanté très tôt à Césarée. Le livre des Actes la mentionne à plusieurs reprises. Le diacre Philippe finit par en faire sa résidence permanente (voir Ac 8,40; 21,8). C’est à Césarée qu’on assiste à la conversion et au baptême du premier païen, le centurion romain Corneille (Ac 10). Paul, victime de persécutions, séjourna deux ans à Césarée comme prisonnier après son arrestation dans le Temple de Jérusalem et sa comparution devant le Sanhédrin (Ac 21,27-22,29; 23,23-35; 24,1-27; 25,1-26-32).

À la fin du IIe siècle, les chrétiens sont assez nombreux pour que Césarée devienne le siège d’un évêché. En 196, le pape Victor y convoque un concile pour régler la controverse pascale qui divisait les communautés chrétiennes. En 231, Origène (185-254 env.) y fonde une école de théologie qui sera à l’origine de la célèbre bibliothèque de Césarée. Parmi les évêques qui s’y sont succédés, on compte l’historien Eusèbe de Césarée (263-339 env.), dont l’oeuvre est le meilleur témoin de la richesse exceptionnelle de cette bibliothèque. C’est à la bibliothèque de Césarée que l’on doit les premières copies sur parchemin. À une époque où il était normal d’utiliser le papyrus comme support des livres, on était assez rapidement confronté au problème de leur conservation. Cette idée de recopier les livres sur parchemin, un support plus résistant, s’est répandu au cours du IVe siècle dans toutes les grandes bibliothèques.

Césarée resta vivante jusqu’à la conquête musulmane. Aujourd’hui, la majeure partie du site est consacrée à l’agriculture et le reste est occupé par les ruines laissées par les Croisés. De la Césarée d’Hérode, on observe encore aisément le théâtre et une partie de l’aqueduc à haut niveau. Le port, abandonné à l’époque islamique, est très ensablé mais les fouilles sous-marines entreprises à partir de 1975 en ont révélé la gloire et la décadence.

(Source Interbible.org)

TEL ARAD

 

Connue sous le nom de Tel Arad, Tell ‘Arad, Arad Rabbah, Iarda, Samra, comme plusieurs autres villes en Terre Sainte, Arad fut à plusieurs reprises démolie et rebâtie pour cause de sa localisation géographique stratégique. Même si la ville est située dans une région connaissant un très faible taux de précipitation, Arad fut fréquemment habitée dû au fait qu’elle soit positionnée le long de routes venant de l’est et du sud-est.

Ville du Bronze Ancien

Arad mesurait 30 acres de superficie lors de la période du Bronze Ancien (300-2300 av. JC). Son importance à cette époque était dû aux expéditions marchandes passant par là (du Sinaï au sud vers les mines de cuivre et de l’est pour l’extraction du bitume dans la mer morte).

Les maisons du site étaient très caractéristiques. La “Maison Arad” fut découvert dans d’autres sites du Bronze Ancien. Ces maisons possédaient une seule large pièce, des bancs le long des murs, un pilier en pierre au centre supportant le plafond, et un pivot pour la porte au côté gauche de l’entrée.

Durant l’Age de Fer, une importante forteresse fut érigée au sommet du site afin de protéger la frontière sud-orientale d’Israël. Alors que les Amalécites et autres peuples nomades pouvaient jouer les trouble-fêtes, l’ennemi principal de Juda dans cette direction était Edom. Cette forteresse fut détruite au moins une fois par les Édomites. À l’intérieur de cette forteresse, des archéologues ont découvert les vestiges d’un temple ayant été utilisé pendant plusieurs siècles du temps de la monarchie divisée. Même si les centres de cultes à l’extérieur de Jérusalem furent interdits par Moïse, de hauts lieux eurent leur succès au travers du pays selon la Bible. L’autel pour les sacrifices peut être aperçu dans la cours extérieure. Aucun document ancien ne décrit les pratiques cultuelles de ce temple, même si l’existence de deux pierres debout et de deux autels d’encens laissent imaginer un culte de deux divinités à cet endroit. Vraisemblablement, les Israélites adorèrent à cet endroit “Yahvé et son Asherah” une “corruption” de la vraie religion biblique attestée aussi sur d’autres sites archéologiques.

(Source BibleLieux.com)

 

 

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