Voyage au pays de la Bible

 

Ils sont 52 pèlerins de notre diocèse à se préparer pour un pèlerinage en Terre Sainte.

Dimanche 15 avril, accompagnés du Père Rémi Dubois Macra, ils vont se mettre en marche ensemble, fraternellement et joyeusement et fouler cette terre ensemencée par la Parole de Dieu donnée aux hommes, cette terre sanctifiée par la venue de Jésus-Christ, cette terre où l’Église a germé.

“La terre de tous les appels”

 

Ce n’est pas seulement une terre qu’ils vont découvrir, mais aussi des peuples, riches de leurs diversités et de leurs cultures. Les communautés chrétiennes qui y sont installées les attendent avec impatience . Les rencontres qu’ils vont y faire leur permettront de mieux appréhender ce qui se vit là-bas et à ouvrir leur cœur à chacun.

Ils sont prêts, prêts à aller à la rencontre de ce pays et de ses habitants, prêts à s’émerveiller de tout ce qu’ils vont voir, recevoir, entendre et ressentir là-bas.

Vous pourrez les suivre, au jour le jour, du dimanche 15 au mercredi 25 avril, sur le site diocésain ainsi que sur RCF Reims-Ardennes.

 

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Ce voyage en «Terre Sainte» est sans doute pour nous un désir, une envie, un rêve présent dans notre cœur depuis longtemps. Simple curiosité ? Soif d’une connaissance ou d’une meilleure compréhension de notre histoire humaine, de notre «Histoire Sainte», des situations et des évènements dont nous entendons parler quotidiennement ? Il est peut-être aussi et surtout un appel discret et tenace qui résonne au fond de nous et nous invite à nous approcher de cette Terre, de ces lieux qui ont tant de choses à nous dire. Un appel à nous mettre en route et à nous faire pèlerins à la suite de la foule d’hommes et de femmes, d’hier et d’aujourd’hui qui se sont mis à l’écoute d’une parole que les paysages, les pierres, les peuples, les croyants du passé et du présent nous font entendre là-bas.

Ce voyage devient Pèlerinage quand nous mettons en œuvre nos cinq sens et que toute notre personne (corps, cœur, histoire, relations, responsabilités ou vocations) se mettent en route !

Alors, mettons-nous en route parce que cette Terre nous appelle ! Elle nous invite à venir à la source de notre histoire humaine, à la rencontre des grandes civilisations qui ont marqué la géographie, l’archéologie et l’anthropologie de cette région, à l’écoute des rencontres (souvent conflictuelles) de cultures et de religions dont ces lieux ont été et sont encore le théâtre. Cette terre nous invite aussi à venir entendre ou ré-entendre une Parole qui a résonné dans le désert et sur les routes de Palestine : la Parole adressée par Dieu à Abraham, à Moïse, au peuple hébreux ; la Parole qui a été donnée en Jésus lui-même : «le Verbe fait chair», sur ces chemins qui vont de Bethléem à Nazareth et jusqu’à Jérusalem ; Parole de Vie et d’Espérance. Oui, cette Terre riche et belle, convoitée et revendiquée, meurtrie et déchirée, terre d’hier et d’aujourd’hui, elle veut nous parler de notre avenir !

Mettons-nous aussi en route parce que Dieu «fait l’appel» ! C’est lui qui nous convoque et appelle chacun par notre nom. Il souhaite entendre de notre part une réponse personnelle. Si j’ose répondre «présent !» et me présenter à Lui sur cette Terre qu’il a choisie pour communiquer avec l’Humanité, alors je recevrai le «présent», le cadeau de bienvenue qu’Il a préparé pour moi ! Car Dieu a quelque chose pour chacun. Il sait, Lui, le petit quelque chose dont nous avons besoin. Ce sera le fruit de ce pèlerinage que nous pourrons cueillir sur un paysage, sur un monument, sur un visage, sur une rencontre, sur une prière, sur une parole qui nous rendra heureux, qui nous aidera dans notre vie quotidienne ou nous fera grandir en Foi, en Espérance et en Amour. Ce petit cadeau du Bon Dieu qui fera que nous ne serons plus tout à fait le ou la même à la fin du pélé, il ne devra pas être réservé à un usage personnel ! Il sera à partager, à vivre au retour avec tous nos frères. Quand Dieu fait l’appel, c’est pour nous parler de notre devenir !

Enfin, mettons-nous en route parce que des frères nous appellent ! «Un véritable appel au secours» : «Venez nous voir !» Ils ont tant besoin de notre visite pour savoir qu’ils ne sont pas oubliés. Ils ont tant besoin qu’on sache ailleurs ce qu’ils vivent de dur et de beau chez eux. Ils ont tant besoin d’être reconnus, soutenus et confortés dans leur mission de «gardiens des Lieux saints», de dépositaires de la Bonne Nouvelle du matin de Pâques, et d’héritiers des premières communautés d’Église. Leur présence est fragile, minoritaire, menacée. Ces humbles pierres vivantes sont pourtant les pierres de fondation et elles sont indispensables à l’Église de Jésus-Christ. Nous ne pourrons pas être insensibles à cette partie d’humanité concentrée sur ce lopin de terre. Là se confrontent des races, des cultures, des religions, des Églises, des histoires humaines si différentes. Nous ne pourrons être indifférents à ces situations conflictuelles qui nous appellent à oser l’écoute et la rencontre. Ces réalités d’aujourd’hui nous avons à les accueillir, sans parti pris, si ce n’est celui de nous reconnaître appelés et associés à la construction de la «Yerushalaïm : Jérusalem, ville de la Paix» ! Notre pèlerinage pourra aussi être une réponse à cet appel relayé par les chrétiens de Terre Sainte «N’ayez pas peur» ! votre présence annonce la Paix ! Alors, répondons à l’appel de nos frères, ils veulent nous parler de Paix !

Le Pape François a convoqué un synode en octobre prochain sur ce thème «La jeunesse, la Foi, le discernement vocationnel». Comptons les uns sur les autres pour que cette aventure du pèlerinage soit aussi pour nous en cette année 2018, l’occasion de mieux comprendre et de mieux répondre à notre vocation d’Homme et de Chrétien.

Père Remi Dubois-Matra

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Israël, carrefour des nations

 

L’origine des noms de villes le montre : Israël au temps de Jésus est au carrefour de plusieurs cultures et langues. L’hébreu est confiné à l’expression de la foi et au culte. La langue maternelle du juif de Palestine est l’araméen, originaire de Mésopotamie. Le grec, quant à lui, est devenu la langue du monde méditerranéen, tant de la culture que du commerce : ainsi, Ptolémaïs est un nom grec. Les apôtres parlent cette langue dans sa forme la plus simple. Le latin reste l’idiome de l’occupant honni. Le nom latin d’Apollonia, par exemple, renvoie aux Romains et à Apollon, dieu du soleil.

De la Palestine à l’état d’Israël

La Terre promise

Les lieux où vécut Jésus sont ramassés à l’extrême sur une terre exiguë. La Méditerranée la délimite à l’ouest, le Jourdain à l’est, au nord le Liban et le désert du Néguev au sud. Au cours de l’histoire, le territoire d’Israël a parfois dépassé ces frontières naturelles. Mais elles correspondent dans l’ensemble à la “Terre promise” par Dieu à son peuple, selon la Bible (Gn 15, 18).

Sous le mandat britannique (1919-1948), qui suivit le démembrement de l’Empire Ottoman après la Première Guerre mondiale, le pays prit le nom de Palestine. Cette appellation évoquait la Syria Palestina, le nom romain de l’Antiquité. Ce nom dérive du mot hébreu Peleshet. Dans l’Écriture, il désigne le pays des peuples de la mer (ou Philistins), ennemis d’Israël. Antiquité, affrontement des croisades, domination turque, présence britannique, État hébreu … Aucun visiteur n’échappe aux traces laissées en Terre Sainte par l’histoire.

La domination romaine

Jésus est né durant la période troublée qui suivit l’arrivée des Romains en – 63. Royaume indivis sous le règne d’Hérode le Grand, la terre est partagée entre ses fils à sa mort … mais demeure sous domination romaine. Rome maintiendra sa férule sur cette terre et deviendra chrétienne. En 313, l’empereur Constantin édicte les bases d’une nouvelle politique religieuse ; la Palestine se couvre de basiliques et d’églises. On vient vivre en Terre Sainte pour être au plus près de là où vécut Jésus. On prend la route pour se rendre en pèlerinage auprès du tombeau du Christ. Éthérie, une Galicienne, laisse de ce périple un des récits les plus anciens sur le trajet et sur la vie des chrétiens de Jérusalem.

Le temps des croisades

Après le règne byzantin, sonne l’heure du joug perse puis arabe. Le shah Chosroès II, en 614, puis le calife Omar, en 637, font main basse sur Jérusalem. Les destructions sont nombreuses, les pèlerins chrétiens menacés. En outre, après les juifs et les chrétiens, Jérusalem devient un lieu saint pour les musulmans, compliquant encore la situation d’une ville à l’histoire déjà riche. En 1099, les croisades rendent la Ville sainte aux chrétiens, latins cette fois. Le royaume latin de Jérusalem durera jusqu’en 1187 avec un dernier bastion à Saint Jean d’Acre jusqu’en 1291.

Naissance du sionisme

Les Mamelouks d’Égypte, puis les Turcs, prennent possession des lieux jusqu’en 1918, date de l’arrivée des Britanniques. Or, en 1917, le gouvernement anglais, par la voix de lord Balfour, ministre des Affaires étrangères, avait fait la promesse d’établir un foyer national juif en Palestine. En effet, dès 1880, chassés par les pogroms d’Europe centrale et de l’est, de nombreux juifs avaient commencé à émigrer vers la terre de leurs ancêtres. En 1896, le journaliste Théodore Herzl, juif viennois, couvre l’affaire Dreyfus, à Paris. Dans ce contexte, il acquiert la conviction que seul un Etat au pays des rois David et Salomon, peut garantir le respect et le droit pour les fils d’Israël. Le sionisme est né. Il veut promouvoir la cause de cet État et favoriser le retour au pays des juifs de la diaspora. Le sionisme sera fortement teinté d’idéologie socialiste et laïque, même si l’État d’Israël, une fois né, ne pourra ignorer la tradition religieuse forte de l’héritage juif.

L’État d’Israël

L’immigration juive sera tantôt favorisée, tantôt freinée par les Britanniques qui n’avaient pas été chiches de promesses non plus vis-à-vis des Arabes. L’extermination des Juifs (la Shoah) par les nazis marque profondément les années d’après-guerre. En 1947, les Britanniques s’en remettent à l’ONU pour sortir de l’impasse léguée où la Palestine se trouve alors. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l’État d’Israël à Tel Aviv. Le lendemain, la Grande-Bretagne abandonne son mandat et retire ses troupes du pays. Une guerre, qui devait être suivie de nombreuses autres, éclate entre le nouvel État et les Arabes qui refusent toute partition de terre et tout déplacement de population. Sitôt l’armistice signé en 1949, l’ONU reconnaît Israël comme État souverain.

Source “Les 2000 ans du christiannisme” par Bayard Presse

 

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