Départ du Père EBERHARDT

Le Père EBERHARDT quitte le presbytère de Bouzy pour entrer à la maison de retraite de Reims. Il a célébré sa dernière messe le 17 novembre à Bouzy.

MOT D’ACCUEIL DU PÈRE DOMINIQUE FLEURY

AU DÉBUT DE LA MESSE DE DÉPART DU PÈRE EBERHARDT.

Chers Bernard,

Nous sommes ici, ce soir, pour te redire notre reconnaissance pour ces quinze années passées.

Je ne retracerai pas ton parcours pastoral, mais il est certain que partout où tu es passé, tu as laissé un beau souvenir.

C’est pourquoi ils sont là les paroissiens de Notre Dame du Chêne, de Saint Vincent Val d’Or et de la Grappe et l’Epi, que tu as marqués par ta façon d’être. Leur présence témoigne de ce que tu as accompli auprès d’eux toujours porté à t’intéresser à ce qui faisait leur vie, attentif à leurs préoccupations.

Combien de familles en deuil as-tu accompagnées, elles ont trouvé auprès de toi une personne capable de compatir à leur peine.

L’accompagnement des jeunes que tu as préparés au mariage, ou les jeunes parents que tu as rencontrés pour le baptême de leurs enfants, ta façon de savoir accueillir, avec bienveillance, sachant écouter et donnant le conseil de l’ancien avisé, cela n’est pas demeuré sans trace… la preuve !

Mais tout arrive. Depuis un certain temps, tu nous laissais entendre que les marches étaient de plus en plus hautes et qu’il fallait que tu songes à rejoindre les confrères à la maison de retraite.

Évidemment ton départ a des conséquences et nous oblige tous à repenser notre action pastorale. Il ne s’agit pas de regretter un temps désormais révolu mais de nous tourner vers l’avenir en faisant confiance à Celui qui nous promet d’être toujours avec nous jusqu’à la fin des temps.

Et pour cela, nous comptons sur ta prière.

HOMÉLIE DU PÈRE BERNARD EBERHARDT

LORS DE LA MESSE CÉLÉBRÉE POUR SON DÉPART

Samedi 17 novembre 2018, à Bouzy

Textes du 33° dimanche Ordinaire, Année B

Daniel 12.1-3 ; Ps. 15 (16) ; Hébreux 10.11-14, 18 ; Marc 13. 24-32

« Même les étoiles tomberont du ciel ! Un soleil sans lumière et une lune sans éclat ! Beaucoup ont utilisé, et utilisent encore, ces images pour jouer avec la peur des gens, alors qu’il s’agit de nous ouvrir à l’espérance : quand il viendra, le Christ changera radicalement notre monde. C’est le bonheur qui vient. C’est un monde nouveau.

Le Seigneur est proche, à notre porte. Le Christ ressuscité est le vrai soleil, la vraie lumière qui éclaire notre vie. C’est pour demain , ou dans deux mille ans, qu’importe ! Nul ne sait ni le jour ni l’heure de sa venue. Mais il est là à chaque instant. Il frappe à la porte de notre cœur. N’attendons pas la fin des temps. C’est maintenant qu’il nous faut vivre en vrais disciples. Le Christ vient. Il est là. Il fait naître sans cesse de nouvelles étoiles.

Alors vous avez tort de vous poser la question : « qu’est-ce qu’on va devenir ? A Bouzy, plus de prêtre ! L’Église, ce n’est pas le curé, c’est vous ! Alors il faut se serrer les coudes, il faut que chacun prenne sa part. D’ailleurs je peux affirmer que sans les uns et les autres, je n’aurais rien pu faire.
Merci mille fois à tous :

  • Ceux qui ont apporté leur aide, préparé des baptêmes, des obsèques, les messes du dimanche, les fêtes.

  • Ceux qui ont partagé avec moi leur vie, leur foi, la lecture de la Parole de Dieu.

  • Ceux qui ont pris le souci de nos églises, réparations, entretien, fleurs, ménage.

  • Ceux qui ont pensé que le prêtre mange, boit comme tout homme :tomates, soupe…

Oui, chacun peut donner un peu de temps, un peu de bonne volonté : il n’y a pas de petit service !

Enfin, ensemble, continuons à prier pour les vocations. Il y a trois religieuses issues de la Grappe et l’Épi : Céleste, Véronique, Claire. Peut-être un jour un garçon qui suivra le chemin de Florian.

Le figuier revit au printemps, c’est la promesse de fruits mûrs à la saison. Année après année, l’Église, malgré tout, continue, car elle a le Seigneur avec elle jusqu’à la fin des temps.

Alléluia !