Le troisième rapport « Église en périphérie » est sorti

Le 13 septembre 2018, la Conférence des Évêques de France a publié son troisième rapport « Église en périphérie ». Cette année l’accent est mis sur l’Église et l’enfance.

Depuis son élection le pape François ne cesse de demander que l’Église soit présente aux périphéries, qu’il s’agisse des périphéries géographiques ou existentielles.

Depuis plus de trois ans, les Évêques de France répondent à cet appel en faisant connaître ce que des chrétiens vivent aux périphéries, souvent dans une grande discrétion. Le partage d’expériences initiées par des paroisses, associations, congrégations religieuses … constitue un encouragement à développer ce qui existe déjà et à oser de nouvelles initiatives.

En 2017, rapport sur la présence de l’Église aux périphéries attirait l’attention sur les expériences d’habitat partagé ainsi que sur les initiatives prises par les religieux/religieuses. Cette année, c’est sous l’angle de l’enfance que la démarche a été menée. Dans l’Église, il est souvent fait mention de la pastorale des adolescents et des jeunes et peu de la pastorale des enfants. Pourtant la catéchèse et les propositions des mouvements recouvrent les attentes de cet âge. C’est ignorer que de nombreux enfants sont aux périphéries géographiques ou existentielles en raison des fragilités qui marquent leur vie. Fragilité qui résulte d’un contexte familial ou social difficile ou encore d’un handicap ou d’un trop grand isolement.

Ce 3ème rapport sur la présence de l’Église aux périphéries veut, non seulement, attirer l’attention sur de telles situations mais, surtout, montrer comment des hommes et des femmes essaient de les accompagner à travers des initiatives diverses et variées qui ont pour but le développement intégral de l’enfant.

Une enquête menée par OpinionWay pour la Conférence des Évêque de France fait ressortir 3 enseignements importants de l’opinion des français quant à l’action de l’Église en faveur de l’enfance :

– 51% des parents sondés déclarent que leur enfant fréquente au moins une structure de l’Église catholique (école maternelle/primaire 40 % ; association culturelle ou sportive 21 % ; paroisse 20 %).

– L’éveil à la foi et le catéchisme (72 %) sont pour les parents interrogés les principales missions pour lesquelles ils estiment que l’Église catholique a un rôle à jouer. Néanmoins d’autre missions sont également plébiscitées comme le développement d’une vie spirituelle (68 %) ; l’apprentissage de la solidarité (65 %) et l’éducation au vivre-ensemble (64 %).

– 44% des répondant estiment que l’Église catholique a un rôle à jouer dans l’éducation au vivre ensemble dans les quartiers urbains sensibles.

Enfin, selon les parents ayant répondu à l’enquête, la religion permet aux enfants de leur donner des repères et valeurs (59 %) mais aussi de rencontrer Dieu (59 %). L’enseignement de la religion est quant à lui perçu comme une tradition à respecter (57 %), une possibilité offerte aux enfants d’être plus ouverts aux autres (53 %) et est un indispensable pour la culture générale (52 %).

Édito de Monseigneur Pascal Delannoy

Évêque de Saint-Denis et vice-président de la Conférence des Évêques de France

 

Les enfants seraient-ils les oubliés de l’Église ? Il suffit de tendre l’oreille et d’ouvrir les yeux pour découvrir qu’il n’en est rien ! Chaque année des milliers de catéchistes se mettent à leur service pour leur faire découvrir, dès l’âge de 7-8 ans, l’Évangile de Jésus Christ. Un peu partout, avec la complicité de leurs parents, des initiatives se multiplient pour l’éveil à la foi des tout-petits. Les mouvements ne sont pas en reste ! Qu’il s’agisse du scoutisme, de l’Action catholique de l’enfance, du Mouvement eucharistique des jeunes – pour ne citer que ces trois là – les propositions ne manquent pas pour les 6-11 ans ! On pourrait également évoquer les patronages qui connaissent une nouvelle jeunesse. N’oublions pas, enfin, la place originale de l’Enseignement catholique dont les écoles sont pour beaucoup d’enfants et leurs familles le seul espace de rencontre avec l’Église. Rien d’étonnant alors à ce que le sondage réalisé par «Opinionway» révèle que 51 % des parents déclarent que leur enfant fréquente au moins une structure de l’Église catholique.

Comment ne pas se réjouir d’un tel foisonnement d’initiatives ? Elles nous encouragent à aller plus loin, à nous déplacer aux périphéries géographiques et existentielles pour y découvrir des initiatives peu connues ou inconnues en raison de leur singularité et de leur discrétion ! Aller plus loin, c’est ce à quoi nous encourage ce 3ème rapport sur la présence de l’Église aux périphéries consacré à l’enfance. Au fil des pages, des personnes passionnées vous feront entrer dans des lieux aussi divers qu’un hôtel social, le parloir d’une prison, une maison d’accueil, une école rurale, un patronage, une communauté «Foi et lumière» … Leurs témoignages illustrent bien ces propos du Père Bruno-Marie Duffet : «Les enfants des périphéries connaissent et reconnaissent celles et ceux qui sont dignes de confiance et qui ont une présence et une action fidèles à leur égard … Lorsqu’ils voient une équipe qui vient régulièrement et qui les soutient de manière pacifique et respectueuse, ils entrent dans un projet où chacun peut apporter sa pierre». Dans les périphéries géographiques ou existentielles, même s’il reste beaucoup à faire, les enfants ne sont pas les oubliés de l’Église : il sont accueillis, écoutés, accompagnés jusqu’à devenir acteurs de paix et de fraternité !

Pascal Delannoy – Source Église de France

 

Télécharger le rapport 2018 :

Eglise-en-P-2018-BD

 

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