Nous nous demandions depuis longtemps « que faire ? »

Accueillir des migrants ou des réfugiés chez soi ? Pour Jean et Anne, tout a démarré lors de la rencontre d’une famille irakienne de Reims à l’occasion de la Journée de la Fraternité à la basilique Notre-Dame d’Espérance de Mézières (un car était venu de Reims avec des migrants et des réfugiés).

 

Jean et Anne – Nous avons franchi le pas en acceptant d’être famille d’accueil pour que d’autres membres de leur famille puissent venir, le temps qu’ils fassent les démarches et puissent avoir un statut pour se gérer. Il faut dire que nous nous demandions depuis longtemps « que faire ? », sensibilisés par la réflexion du CCFD, par l’équipe mise en place à Charleville après l’appel du Pape.

Une association de Lille avait pris contact avec nous pour nous aider à monter le dossier. Heureusement, car la famille en question, arrivée fin août, n’a pas voulu rester trop loin de Reims et des leurs. Or, l’association nous a recontactés pour une autre famille qui, ayant le visa de principe, n’avait plus de famille d’accueil, les démarches ayant pris trop de temps ; nous avions l’aval du préfet s’occupant des réfugiés, et Maytham et sa famille sont donc arrivés le 23 septembre. Ils avaient fui la guerre, et désiraient qu’Andréan (10 ans et demi et lourdement handicapé) puisse être soigné. Dans leur pays, comme chrétiens, ils n’avaient pas accès aux structures publiques, et les soins étaient dès lors fort couteux : ils ont avec eux une IRM réalisée là-bas qui leur a coûté plusieurs mois de salaire. Ils viennent de Bartella, une ville dont la population est passée de 30 000 habitants à zéro.

La famille est donc chez vous. Êtes-vous les seuls à l’accompagner ?

Nous nous étions lancés « sans filet », mais conscients que nous ne pourrions pas tout assumer ; par le biais de la feuille paroissiale, nous avons émis un appel, bien avant leur arrivée, et une trentaine de personnes se sont proposées pour aider, de façon diverse : faire avec eux des sorties, les courses (puisque nous n’habitons pas la ville, ce qui nous bloquait au départ), pour les démarches administratives ou pour des cours de français. Ce qui nous réjouit, c’est que notre choix a mis en route des personnes, ce qui me paraît être une perspective du diaconat.

Et vous-même ?

Pour nous, c’est au jour le jour : des partages dans la cuisine (Nuha et moi-même aimons bien cuisiner) ; on commence à pouvoir échanger un peu, avec l’aide de Google traduction, qui n’a rien d’extraordinaire, avec la frustration de ne pouvoir nous entretenir sur le fond ; des fous rires en commun …

Une relation forte s’établit, une réelle amitié. Nous essayons aussi de vivre des temps forts avec eux : nous sommes allés plusieurs fois aux champignons, nous venons avec eux le dimanche à la messe, et la paroisse les a bien accueillis.

Et pour les temps à venir ?

Nous souhaitons qu’ils puissent avoir des liens avec des plus jeunes. Nuha est allée à la prière des mères avec Carole. Demain, j’emmène Maytham à l’atelier de fabrication de sapins, à partir de palettes, avec le Secours Catholique. Mais l’objectif est leur autonomie et leur intégration, d’où l’effort pour l’apprentissage de la langue. Personnellement, nous sommes admiratifs devant leur capacité à apprendre (car ils ne connaissaient que l’arabe).

Et vous, Huha et Maytham, qu’aimeriez-vous dire ?

Nous voulons tout d’abord vous remercier et remercier toutes les bonnes personnes qui étaient avec nous dès notre arrivée en France. Nous avons rencontré beaucoup de personnes généreuses, et nous avons découvert plein de choses. Mais je n’ai pas les mots pour décrire ce que nos cœurs ressentent (Google traduction).

Revue Reims-Ardennes – Janvier 2018

Accueillir un demandeur d’asile chez soi

 

Il y a deux ans, nous vous annoncions la création de l’antenne rémoise de « JRS Welcome » (service jésuite des réfugiés). Il s’agit de proposer l’hospitalité dans des familles rémoises à des demandeurs d’asile seuls, en situation régulière, ayant déposé leur demande d’asile. Ces derniers sont accueillis gratuitement pour des périodes de quatre à six semaines.

Nous recherchons toujours des familles d’accueil habitant Reims ou la proche banlieue desservie par des transports en commun, une chambre disponible quatre à six semaines.

Renseignements : Marie-Thérèse Verzeaux au 06.32.61.93.23. – Pierre Duguit au 06.09.02.45.20.

 

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14 Janvier 2018, 104ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié : http://www.catholique-reims.fr/solidarite/14-janvier-2018-104eme-journee-mondiale-du-migrant-et-du-refugie/

Migrants –  trouver une réponse commune : http://www.catholique-reims.fr/solidarite/migrants-trouver-une-reponse-commune/

Chrétiens et citoyens – Oui à l’accueil de l’autre : http://www.catholique-reims.fr/solidarite/chretiens-et-citoyens-oui-a-laccueil-de-lautre/

ACAT – osons la fraternité, accueillons l’étranger et répondons aux inquiétudes : http://www.catholique-reims.fr/solidarite/acat-osons-la-fraternite-accueillons-letranger-et-repondons-aux-inquietudes/

 

 

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