Les divers instituts

Les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique


Les Instituts religieux et les Instituts séculiers sont les deux principales catégories qui composent l’État de vie consacrée par la profession des conseils évangéliques dans l’Église ; par certains aspects les Sociétés de vie apostolique ont une législation canonique semblable à celle qui régit les Instituts de vie consacrée, tout en formant une catégorie à part.

Sont considérés comme consacrés, les laïcs et les clercs qui assument les conseils évangéliques par un lien sacré, devenant ainsi membres d’un Institut de vie consacrée (can. 573 § 2).

Les Instituts de vie consacrée sont des sociétés érigées, approuvées et organisées avec sagesse par l’Église au moyen d’une législation générale et particulière (Règles, Constitutions, Statuts) pour qu’on puisse y professer l’état de vie consacrée d’une façon officielle et complète (can. 576). Les Instituts de droit pontifical sont ceux qui sont érigés et approuvés par le Saint-Siège avec un décret formel.

Les Instituts de droit diocésain sont érigés par les Évêques ; ils n’ont pas le décret d’approbation du Siège Apostolique (can. 589). L’Annuaire Pontifical ne recense que les Instituts de droit pontifical.

Source : Vatican

Les instituts religieux

 

reli2-ea87cL’état religieux est un état public et complet de vie consacrée. Aux préceptes communs à tous les fidèles s’ajoutent les trois conseils évangéliques, dits généraux, de chasteté, pauvreté, obéissance, assumés par les vœux perpétuels ou temporaires à renouveler à leur échéance (can. 607 § 2), mais toujours publics, c’est à dire reçus comme tels par l’Église (can. 1192 § 1). L’état religieux comporte la vie fraternelle en communauté et la séparation du monde qui est propre au caractère et au but de chaque Institut (can. 607 § 2 et 3).

On appelle Ordres (Ordres réguliers) les Instituts dans lesquels, selon leur histoire, caractère ou nature, au moins une partie des membres émet des vœux solennels. On appelle Réguliers les membres des Ordres masculins, et Moniales, ceux des Ordres féminins. Les autres Instituts religieux sont appelés Congrégations ou Congrégations religieuses et leurs membres, Religieux de vœux simples (can. 1192 § 2). Historiquement les Ordres précèdent les Congrégations.

Le Code de Droit Canonique dénomme Instituts cléricaux ceux qui, en raison du but ou du propos visé par le fondateur, ou en vertu d’une tradition légitime sont gouvernés par des clercs, assument l’exercice d’un ordre sacré et sont reconnus comme tels par l’autorité de l’Église (can. 588 § 2). En revanche, l’Institut dont le patrimoine n’implique pas l’exercice d’un ordre sacré et qui est reconnu comme tel par l’autorité de l’Église s’appelle Institut laïque (can. 588 § 3).

Dans le Code, les Instituts religieux sont régis par une discipline commune. Toutefois subsistent diverses catégories qui correspondent aux différentes formes que la vie religieuse a revêtues au cours de l’histoire.

Les Chanoines Réguliers unissent l’état et les fonctions de clerc à l’observance et de la vie religieuse en communauté et des conseils évangéliques. Ils tirent leur origine des communautés de prêtres vivant avec leur Évêque. Ce fut St Augustin qui, à la fin du IVème siècle et au début du Vème, donna à cette forme de vie religieuse ses traits les plus caractéristiques. Les Moines, du point de vue historique, sont les premiers religieux vivant en communauté. Dans la première moitié du IVème siècle, les zones désertiques du nord de l’Égypte se peuplèrent de colonies d’ermites, dont les maximes furent recueillies dans les Apophtegma Patrum. Certains de ces ermites rassemblèrent autour d’eux des disciples qui donnèrent naissance au cénobitisme égyptien ou pacômien, caractérisé par une discipline forte, parfois même rude. Au cours du IVème siècle en Asie Mineure, sous la conduite doctrinale de St Basile, naquit un cénobitisme fondé sur la notion de communauté-Église- Corps du Christ.

En Occident au cours de ce même IVème siècle, le monachisme apparut dans presque tous les pays sous différents aspects. Mais à partir du VIème siècle le monachisme bénédictin prévalut. Bien que, au cours des siècles, de plus en plus souvent, le sacerdoce et l’apostolat sous ses diverses formes se soient unis à la vie monastique, le monachisme comme tel, n’impose cependant pas d’y ajouter la vie cléricale ou un apostolat individuel.

reli3-0b0f3Actuellement l’organisation monastique a la caractéristique d’être autonome ou non centralisée, les abbayes ou prieurés conventuels étant autonomes (sui iuris). Chaque maison a son noviciat. On peut regrouper le monachisme actuel en cinq groupes : deux occidentaux (bénédictin et chartreux) et trois orientaux (paulinien, antonien et basilien).

Les Ordres Mendiants qui, à partir du début du XIIIème siècle, s’ajoutèrent aux Moines, tirent leur nom de la pauvreté du groupe qui complète la pauvreté individuelle et entraîne l’incapacité de posséder même en tant que corps. En raison des circonstances, pour presque tous les Ordres, on dérogea à ce caractère de pauvreté stricte. Les Mendiants ont en commun un autre caractère : celui d’unir à la vie régulière le ministère sacerdotal, apostolique, missionnaire, ou caritatif sous des formes variées.

Les Clercs Réguliers firent leur apparition au cours du XVIème siècle et des premières années du XVIIème. Ils mettent à la base de leur apostolat sacerdotal, au sens strict du mot, la vie régulière qu’ils adaptent aux besoins des temps, sans la rendre pour autant moins sévère.

À la fin du XVIème et au cours du XVIIème, les Congrégations Religieuses Cléricales apparurent dans l’Église : ce sont de pieuses associations de clercs, puis de laïcs, qui vivent en commun et sans chercher à devenir de vrais Ordres religieux, se dédient non seulement à leur perfection mais encore à l’apostolat et aux œuvres de charité.

Vers la fin du XVIIème siècle, les Congrégations Religieuses Laïques virent le jour : ce sont des communautés de laïques dédiées principalement à l’instruction (enseignement et catéchèse) des enfants et des jeunes ; elles ont aussi d’autres fins, par exemple le soin des malades, des prisonniers, des chômeurs. Habituellement elles excluent formellement le sacerdoce pour leurs membres ; parfois cependant, elles permettent que quelques-uns d’entre eux reçoivent l’ordination sacerdotale pour exercer la fonction d’aumônier de la communauté. Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, les Congrégations religieuses laïques sont pour la plupart féminines.

Source : Vatican

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