Les Sœurs de Saint Thierry vous ouvrent leurs portes !

Nous sommes des témoins, des fenêtres ouvertes sur le monde !

 

Les Sœurs Bénédictines fêtent cette année leur jubilé de 50 ans de présence sur la colline de Saint Thierry.

À cette occasion, la communauté est heureuse de vous accueillir à une journée “Portes ouvertes”, le :

dimanche 9 septembre 2018 de 9 h 30 à 20 h 00

au Monastère des Bénédictines – 2 Place de l’Abbaye à Saint Thierry

 

Programme de la journée :

De 9 h 30 à 10 h 30 : Visites
11 h 00 : Messe
14 h 30 : None
15 h 00 : Contes et jeux pour les enfants (et les grands …)
De 15 h 00 à 17 h 00 : Visites
17 h 15 : Vêpres
18 h 00 : concert de sœur Agathe à l’église du village.

 

VOUS ÊTES TOUS ET TOUTES LES BIENVENUS !

 

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Rencontre avec Sœur Fabienne, prieure de la communauté.

Comment les Bénédictines de Vanves sont-elles arrivées à Saint Thierry ?

Sœur Fabienne – A la faveur de l’invitation du Concile à un renouvellement en profondeur des instituts religieux, on proposa le transfert de la communauté à une plus grande distance de Paris. Sur la demande de Mgr Marry, alors Archevêque de Reims, le projet d’une implantation dans son diocèse s’élabora. Le lieu même de l’antique abbaye de Saint Thierry (à huit kilomètres au nord-ouest de Reims) se trouva par le jeu de circonstances imprévues. Le 11 octobre 1968, la première messe fut célébrée par Mgr Maury dans l’ancienne salle capitulaire de l’abbaye du XIIème siècle, transformée en oratoire. Après deux siècles d’interruption, la longue tradition monastique renaît, à l’écart du monde, à l’écoute du monde …

Que souhaitez-vous vivre par ce jubilé ?

Pendant treize siècles, des frères se sont succédé en ce lieu retiré. Un même appel les y a conduits : chercher Dieu, et se laisser pénétrer par sa Parole. La règle de Saint Benoît y fut adopté vers la fin du Xème siècle. À l’échelle monastique, cinquante ans ce n’est rien, mais c’est tellement important dans la vie de l’Église et du monde ! Ce jubilé, c’est l’envie de rendre grâce, pour se réjouir du chemin parcouru. Nous voulons relire ces cinquante ans avec les personnes qui ont aidé à faire ce monastère, avec les sœurs qui sont là et celles qui sont au ciel (vingt-six sont enterrées sur place). Et aussi avec les jeunes femmes qui sont passées et tous ces amis qui ont aidé, tous ceux qui ont été hôtes, et ont enrichi le temps de la communauté, de tous ces échanges … C’est un temps pour transmettre, pour écouter et exprimer ce que nous vivons aujourd’hui, riches de toute cette histoire. Cinquante ans aussi avec de nombreux prêtres, car nous n’avons pas d’aumônier, cinquante ans aussi avec tant de groupes. Nous sommes témoins de la joie de Dieu, des relations fraternelles, de la joie de la prière. De tout ce qui se joue aussi dans les difficultés, nous ne sommes pas seules, nous partageons, on avance avec l’amitié, la fraternité, et ça change tout ! Dieu est la source, pour nous les chrétiens, mais on peut faire du chemin avec tout un chacun, l’éveiller à ce goût de l’autre ou du tout Autre. Nous recevons beaucoup de laïcs, il y a réciprocité dans de vrais partages. Ils nourrissent et stimulent notre vie de prière et notre vie de conversion. Tout nous intéresse dans la rencontre, les échanges et dans le contact humain.

Qu’est-ce qui rythme votre temps, hormis la prière et votre travail ?

Pour ce qui est de notre gagne-pain, au début de notre installation, quelques sœurs avaient passé un CAP de vigneron afin d’être aptes à travailler chez le propriétaire de la vigne toute proche. Aujourd’hui, nous avons des ateliers de restauration de tapis d’Orient et une imprimerie. De plus – et c’est une de nos missions essentielles -, en avril, mai et juin, nous recevons beaucoup de groupes de jeunes ; ça vaut le coup, on sème … On ne sait pas ce qui peut les marquer, un enseignement, un témoignage ? On a quelques échos de temps en temps. Les fruits viennent par la grâce de Dieu et c’est mystérieux. On se rend compte qu’on les rejoint à partir de leur vie, et les jeunes enfants posent quelquefois des questions très pertinentes. Nous sommes des témoins, des fenêtres ouvertes sur le monde et c’est le Saint-Esprit qui agit.

Comment voyez-vous les jeunes d’aujourd’hui ?

Depuis deux ou trois ans, les jeunes, collégiens ou lycéens, ont changé ! À la chapelle, par exemple, il sont beaucoup plus intériorisés et calmes. C’est venu brusquement, mais c’est flagrant ! Les jeunes professionnels et les étudiants en révision sont des personnes ouvertes. Ce sont souvent de belles rencontres avec d’autres générations. Chaque hôte est unique. Notre accueil est personnalisé, dans de petites unités, ce qui permet autre chose, avec plus de recul. Même s’il ne reviennent pas, il restent en communion par le site, et notre communauté est un point d’ancrage dans un monde qui bouge.

La règle de Saint Benoît est-elle ajustée à notre temps ?

Son esprit est très contemporain. Elle est à la fois très humaine et spirituelle. Rendre gloire à Dieu en toute chose ! Dans le management de l’entreprise, certains s’en inspirent, autour du rôle de l’abbé qui doit être attentif à chacun.

Propos recueillis par Élisabeth Joubert – Revus Reims-Ardennes du juin 2018

 

Les grandes dates du Monastère :

  • Mai 1968 : Arrivée des premières sœurs pour aménager le monastère.
  • 11 octobre 1968 : première messe.
  • 16 décembre 1968 : installation de la communauté avec le noviciat.

 

Contact : 03.26.03.99.37. – 06.71.39.40.25.

hotellerie.st-thierry@wanadoo.frwww.benedictines-ste-bathilde.fr

 

 

 

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