Neuvaine de St Remi : Veillée de prière pour les vocations

Comment marcher avec le Christ aujourd’hui ? Qu’est-ce qui peut nous aider à grandir dans la relation avec lui ? À quoi m’appelle t’il ?

 

La demande de vocations est pressante pour notre Église et nous devons prier pour que des jeunes répondent à l’appel du Christ.

Dans le cadre de la Neuvaine de Saint Remi, vous êtes conviés à une veillée de prière pour les vocations, le :

lundi 1er octobre à 20 h 00

à la Basilique Saint Remi – rue Saint-Julien à Reims

 

Cette veillée de prière se fera autour des figures de Saint Remi et de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

 

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Comment discerner sa vocation ? Les réponses de l’abbé Grosjean

 

Dans son dernier livre, «Donner sa vie», l’abbé Grosjean appelle les jeunes à faire preuve d’audace et de liberté dans leur choix de vie. Et leurs parents à les accompagner. Voici comment.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Le rôle du prêtre est d’encourager chacun à accomplir sa vocation. Or, notre vocation première est le don de soi. Notre vie est faite pour être donnée. Avant même de parler précisément de mariage ou de vocation religieuse ou sacerdotale, à la racine de toute vocation se trouve cette question : pour qui et pour quoi suis-je prêt à donner ma vie ? J’ai écrit ce livre pour aider les jeunes à répondre à cette question fondamentale. Soit je vis ma vie pour moi, en propriétaire, soit je la donne. Tant que je n’ai pas accepté l’idée de donner ma vie, de vivre ma vie pour plus grand que moi, pour un autre que moi, je ne peux pas aller plus loin.

Le don de soi est-il moins évident aujourd’hui ?

Je suis frappé par l’importance accordée à l’épanouissement personnel. Nous entendons sans arrêt : «Il faut que tu t’épanouisses, que tu te fasses plaisir, il faut que tu accomplisses tes rêves». Mais si je suis le but ultime de ma vie, je ne serai jamais comblé ! Le chemin d’un accomplissement authentique, c’est de se mettre au service des autres. Grandir en faisant grandir et pour faire grandir ceux qui me sont confiés. Le sacrifice du colonel Beltrame, celui de nos soldats, le martyre du Père Hamel … ces vies données de façon exceptionnelle nous appellent à réfléchir sur la façon dont nous nous donnons au quotidien. Pour la majorité d’entre nous, ce don ne se fera pas de façon sanglante, mais plutôt, comme disait Jean-Paul II, dans le martyre de la fidélité du quotidien, dans une fidélité à vivre sa vie familiale, professionnelle, amicale, avec un cœur entièrement donné.

En demandant aux jeunes ce qu’ils veulent faire dans la vie avant de savoir ce qu’ils veulent faire de leur vie, ne met-on pas la charrue avant les bœufs ?

Qu’un professeur leur pose cette question est concevable. Mais combien de parents, par désir de sécuriser le parcours professionnel de leur enfant, en restent à des considérations uniquement matérielles ? Si beaucoup de jeunes ont du mal à s’investir dans leurs études, c’est aussi parce qu’on ne leur a pas donné de mission. On ne les éveille pas à cette idée très belle et motivante qu’ils ont une vocation, une mission dans ce monde.

La beauté du rôle des parents, c’est d’être au service de la vocation de leur enfant, au-delà des projets qu’ils peuvent avoir pour lui. Cette vocation les dépasse ! Ce besoin de sécurité peut brimer l’exercice d’une vraie liberté intérieure. Parfois, on accepte que le jeune puisse commencer à réfléchir à une vocation particulière une fois qu’il aura tout sécurisé : la «bonne» prépa, la «bonne» école, le «bon» métier.

Pourquoi les vocations religieuses se font-elles plus rares aujourd’hui ? Est-ce Dieu qui appelle moins, ou est-ce qu’Il est moins entendu ?

Je ne pense pas que Dieu appelle moins, ni que les jeunes soient moins généreux. Mais pour avoir des prêtres, des religieux et des religieuses, il faut d’abord avoir des chrétiens. Or le nombre de fidèles s’effondre. Le chiffre des vocations, le chiffre des entrées au monastère ou au séminaire, ne fait que suivre le chiffre des baptêmes.

Mais au fond, comprenons-nous l’enjeu de ces vocations ? Les catholiques comprennent-ils vraiment l’importance de la question du Salut ? Si on ne comprend pas le besoin de ce monde d’être sauvé, si on ne conçoit pas l’enjeu et le poids d’éternité de chaque vie, si on pense que le paradis est automatique pour tous, quoi qu’on fasse, quoi qu’on croie, alors on ne voit pas très bien pourquoi un jeune renoncerait à fonder une famille et à viser une réussite sociale pour entrer au monastère ou pour donner sa vie comme prêtre. La radicalité du don que Dieu demande aux religieux et aux prêtres n’est compréhensible que dans une foi profonde, quand on comprend pleinement l’enjeu immense d’éternité de la question du Salut. Aider ne serait-ce qu’une seule personne à accueillir le Salut offert par Jésus vaut largement la peine de donner toute sa vie. On n’est pas là simplement pour que le monde aille bien … mais pour qu’il se laisse sauver !

Mais même en dehors de ce choix radical, je le redis, quelle que soit notre vocation, toute vie peut être féconde. Même la vie la plus fragile, la plus abîmée, la plus courte, peut être belle quand elle est donnée : on a tous été touchés par des vies d’enfants ou de jeunes gens qui sont partis trop tôt mais dont la façon de vivre a rendu leur vie lumineuse et féconde. Même si je ne suis pas encore prêt à me marier, à entrer au séminaire, au monastère, je peux déjà me donner vraiment dans ce que je fais et déjà porter du fruit. En me donnant dès maintenant, je me prépare à me donner demain. Mes petits «oui» d’aujourd’hui préparent mes grands «oui» de demain.

Source Famille Chrétienne

 

 

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