Vie consacrée : témoignages

LES SŒURS CLARISSES DE CORMONTREUIL

 

Actuellement, nous sommes une communauté de 25 sœurs dont la vie est rythmée par la prière, la vie fraternelle et le travail. Nous vivons dans la simplicité et l’ouverture aux joies et aux souffrances du monde, particulièrement de tout ceux et celles qui passent au monastère.

Une journée type se déroule ainsi :

– lever à 6 h 00 suivi du premier temps de prière communautaire à la chapelle à 6 h 30 (désigné par le nom de «matines»).

– à 7 h 00, temps d’oraison personnel à partir des textes de la messe du jour ou d’un passage biblique.

– à 8 h 00, à la chapelle, prière du matin appelée «laudes».

– vers 8 h 35, après la fin des laudes, petit déjeuner pris en silence.

– à 9 h 00, travail. Notre travail principal, source de revenus, est la fabrication d’hosties. Mais comme dans une famille, le travail c’est aussi de cuisiner, laver le linge, s’occuper des sœurs malades, entretenir les bâtiments et le jardin, accueillir les groupes dans notre hôtellerie monastique, répondre aux courriers, téléphone et à la porte, … Une vie remplie comme chacun.

– à 11 h 30, messe suivie par 5 minutes de silence avant de prier ensemble le petit «office» (c’est-à-dire prière communautaire liturgique) qui dure un peu plus d’un quart d’heure.

– vers 12 h 30, repas avec la lecture du journal suivi de la vaisselle et d’un temps libre personnel d’une heure avant la reprise du travail ou de temps de rencontre communautaire.

– à 17 h 30, à la chapelle, prière du soir appelée «vêpres» suivies par un temps d’adoration eucharistique silencieuse jusqu’à 18 h 55.

– à 19 h 00, repas avec la lecture d’articles de revues diocésaines, franciscaines ou d’église ou sur un thème de réflexion actuelle, les lettres d’autres communautés proches ou de missionnaires, un livre, … Ensuite, vaisselle puis temps d’entraide avec les épluchages de légumes, le service des hôtes de passages, les hosties …

– à 20 h 15, à la chapelle, dernier «office», temps de prière communautaire appelé «complies» qui durent une vingtaine de minutes. La journée prend fin par le «grand silence» de la nuit.

Au cours de la semaine, nous avons 4 jours où nous vivons une heure de rencontre fraternelle pour s’échanger les nouvelles, rire ensemble ou partager une rencontre vécue. Nous avons aussi, le vendredi soir, un partage d’évangile entre nous sur l’évangile du dimanche suivant. Chaque lundi après-midi, nous avons un long temps d’assemblée communautaire où nous échangeons sur un point de notre vie ou sur des choix à faire. Le lundi soir, avant les complies, nous avons un temps de pardon communautaire qui permet d’exprimer nos manquements dans la vie commune et ce qui a pu blesser. Ainsi nous reconstruisons ensemble le tissu fraternel et l’unité et de l’amour. Le jeudi après-midi, nous avons entre 1 h 00 et 1 h 20 de chant. Le chant permet la beauté de nos temps de prière à la chapelle et nous aimons que toutes les sœurs participent avec ses possibilités et avec joie. Les dimanches et les jours festifs, l’horaire est un peu modifié avec le lever à 6 h 30 et les repas festifs en parlant ensemble. Notre vie est aussi marquée par le rythme des temps liturgique tout au long de l’année.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre site internet.

Les Sœurs Clarisses de Cormontreuil

 

Médias Corinne Salmon

Témoignages des Sœurs Pierre Marie – Pascale François – Marie Catherine et Élisabeth Marie

Rencontre avec les Sœurs de Ste-Chrétienne

 

La Communauté des Sœurs de Ste-Chrétienne est une communauté installée à Dom-le-Mesnil, dans les Ardennes. Faisons connaissance avec elles pour en apprendre davantage sur l’histoire de leur vocation et leur cheminement religieux …

 

bernadette-8a37aSœur Bernadette, parlez-nous de votre enfance :

Je l’ai passée dans une famille chrétienne pratiquante, et une paroisse rurale très vivante, ce qui a permis de préparer mon chemin vocationnel. Très jeune, je fus attirée par la Mission religieuse, en particulier l’Enfance Missionnaire. À cette époque, les enfants français parrainaient des enfants chinois et africains. Je fus très touchée par cet engagement. À 12 ans, j’ai intégré l’école des Sœurs de Sainte Chrétienne de Longuyon. Durant mon adolescence, j’ai fait partie du service missionnaire des jeunes, mouvement qui nous ouvrait aux missions lointaines « Tous baptisés, tous missionnaires ».


Vous êtes vous-même devenue enseignante ?

Oui. Enseignante laïque, chez les Sœurs de Sainte Chrétienne. C’est à cette époque que j’ai rencontré une personne qui revenait d’un séjour à Djibouti et qui m’a conquise à l’engagement missionnaire comme laïque. J’avais 20 ans et je me sentais prête à partir enseigner des enfants dans une école catholique de Djibouti. J’ai parlé de ce projet à une religieuse de Sainte Chrétienne. Nos conversations sur mon avenir m’ont amenée à réfléchir sur ce désir et entraînée à faire une retraite de 3 jours à Nancy, à Notre-Dame du Cénacle. Ce fut un moment fort pour moi car j’y ai ressenti un “Appel” à me donner totalement. Cette parole “Bernadette, le Christ vous aime” m’a touchée, je comprenais que Jésus m’a appelée par mon nom. J’ai accueilli l’amour miséricordieux et personnel de Dieu.


Votre décision était prise ?

En 1958, à l’occasion d’un pèlerinage à Lourdes, j’ai confié à Marie la décision qui allait changer le cours de ma vie : rentrer au noviciat. «Le seigneur a posé sa main sur moi» et sa main m’a conduite pour aller de l’avant, le faire connaître et aimer durant ma vie de religieuse missionnaire d’enseignante et catéchiste en France et 12 ans plus tard, de formatrice en animation rurale en Afrique, au Rwanda. Ensuite, j’ai accompagné et formé des jeunes africaines à la vie religieuse. Le Seigneur me poursuivait de son amour et me faisait découvrir que son amour est de toujours. «Dès le sein maternel, je t’ai désirée …», Jérémie.

La prière, la formation, reçues au fil des années m’ont façonnée. Les retraites annuelles étaient des rendez-vous où je me savais attendue par mon Seigneur qui me montrait que j’avais du prix à ses yeux. Il me devançait. Et moi je disais comme le prophète Jérémie : «Je ne sais pas parler, je suis une enfant vulnérable et fragile, timide», mais IL m’a redit : «Je t’ai consacrée, je suis avec toi, je t’ai établi pour bâtir et pour planter» Jr 1, alors je suis devenue avec Lui et d’autres sœurs fondatrice de communautés.

J’ai connu des moments de joies apostoliques mais aussi de peines et des difficultés, notamment en raison de la guerre. Toutes ces étapes m’ont rapprochée du Christ. J’ai reconnu le Seigneur dans les pauvres, et Jésus souffrant en eux. C’est eux qui m’ont fait comprendre une des devises gravée sur ma croix de Profession : «Les pauvres sont évangélisés».


Quelle est votre mission aujourd’hui ?

Je visite les malades, spécialement les personnes seules, âgées, à domicile. Je fais partie du SEM (Service Évangélique des Malades). C’est une mission discrète qui invite à la prière, au silence et «demeurer dans l’Amour» !



marietherese-d6031Sœur Marie-Thérèse, parlez-nous de vous :

Je suis originaire d’une famille rurale et chrétienne de la région de Longuyon, en Lorraine. Dès l’âge de 10 ans je me posais mes premières questions sur Dieu : comment peut-IL se faire connaître actuellement ?

Dès le collège, je fus élève pensionnaire chez les Sœurs de Sainte Chrétienne de Longuyon. J’y ai découvert la vie religieuse. J’ai vu des Sœurs attentives aux autres, ouvertes, disponibles pour répondre à nos interrogations, nous faisant découvrir l’Évangile. Avec des camarades de classe, nous pouvions partager avec elles des moments privilégiés de prière, d’adoration, à la chapelle.

Adolescente, j’ai rejoint un groupe de MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes). Un engagement qui m’a beaucoup touchée. Je me remémore les grands rassemblements dont celui de Reims … mon engagement de «Messagère du Christ» à Beauraing … ce chant MEJ me trotte régulièrement dans la tête et le cœur : «Ne crois pas que joie rayonne n’importe où, n’importe quand. Elle est à celui qui donne et qui se donne à tout moment …»

C’est à cette époque que vous avez fait le choix de la Vocation ?

Des paroles d’Évangile m’ont rejointe, éclairée, comme : «Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils Unique». Je découvrais un Dieu Amour pour moi, pour toute personne. Je m’attristais de savoir que des jeunes de mon âge n’aient pas cette chance de Le connaître. Tout doucement, l’Appel à suivre Jésus s’est posé à moi. À cette époque, j’ai voulu découvrir davantage le sens de la Vie religieuse. J’ai suivi une formation au Juvénat à Metz : collège et lycée pour jeunes filles qui veulent réfléchir sur le sens à donner à leur vie, une sorte de petit séminaire. Après quelques années de réflexion, j’ai pris la décision de m’engager à la suite du Christ dans la vie religieuse apostolique.

Encore une Parole de la Bible : «Tu comptes beaucoup à mes yeux et Moi je t’aime» qui a orienté mon engagement. Au fond de moi, j’ai toujours eu le désir de faire connaître Jésus aux enfants. Ce fut donc pour moi du bonheur de devenir enseignante en primaire à Mabillon puis au Sacré-Cœur à Sedan où se déroula ma carrière d’enseignante.

Voyant des attentes apostoliques dans le rural, Monseigneur Balland m’a appelée pour assurer un service d’Église dans la catéchèse. J’ai été envoyée dans la communauté de Dom-le-Mesnil, avec une présence toute particulière aux villages entre Sedan et Charleville-Mézières. Ce cheminement de la Foi se poursuit encore à l’heure actuelle avec des catéchistes. Ensemble, nous avons la joie d’accueillir, d’accompagner des enfants et leurs parents qui désirent connaître Jésus le Christ.



jerome-a0d7cDiscours prononcé à l’occasion des 60 ans d’engagement dans la Vie Religieuse de Sœur Marie Jérôme, le 15 Août 2009 :


Il y a 42 ans, la jeune lycéenne que j’étais vous rencontrais pour la première fois en votre qualité de directrice du cours Mabillon. Une sœur en tenue de l’époque : cornette, voile, robe noire. C’était assez impressionnant.

Depuis, nous avons partagé bien des moments tant professionnels que familiaux. Je vais en citer quelques uns.

Je me souviens des cours de français que vous nous donniez en classe de première en 1968, avant, pendant et après les évènements de cette même année, et j’ai toujours le livre de référence de toute une génération (le Lagarde et Michard).

Ensuite, nous avons travaillé comme collègues à Mabillon pendant 11 ans, de 1976 à 1987. Après votre départ en retraite nous avons continué à nous rencontrer régulièrement. À Floing, où pendant votre début de retraite très active, vous aimiez avec Sœur Glossinde recevoir les nouvelles de Mabillon.

Les rencontres se sont naturellement poursuivies quand vous avez rejoins notre paroisse et que vous vous êtes installée à Dom-le-Mesnil. C’est avec Sœur Jeanne et Marie-Thérèse que nous partagions le thé du Rwanda.

Je citerai aussi toutes les rencontres de travail ou festives organisées par les Sœurs de Sainte Chrétienne.

Un petit flash-back sur votre engagement il y a 60 ans.

Vous êtes ardennaise, née dans une famille très attachée à l’Église. Votre père était chantre et organiste au village et vous aviez deux grands oncles prêtre dans le diocèse. Vous fréquentiez l’école de Brévilly où votre arrière grand-père était instituteur et vous partez en pension chez les Sœurs de Sainte-Chrétienne.

C’est dans un terreau familial très favorable que votre vocation religieuse a germé.

Une laïque, proche collaboratrice des Sœurs



Dans nos trois paroisses de nombreuses personnes ont déjà eu l’occasion de rencontrer Sœur Marie-Bernard depuis son arrivée à Haraucourt en 2004. En cette année de la Vie Consacrée, cette religieuse de Sainte-Chrétienne a accepté de répondre à quelques questions.


mariebernard-19752Quelles-sont vos missions dans nos paroisses ?

Ma première mission est d’assurer les obsèques en l’absence du prêtre avec l’équipe funérailles. J’ai également la responsabilité des catéchistes et j’anime des groupes de partage autour de la parole de Dieu. J’aime beaucoup ces temps de partage avec mes frères. Comme les sœurs de ma congrégation je suis envoyée vers tous avec pour mission de «manifester l’Amour miséricordieux du Père, en les aimant et en les servant» (règle de vie) en premier lieu, de créer des liens entre les gens et l’Église. L’écoute a pour moi une grande importance. Je suis témoin de l’amour de Dieu et j’essaye de le rendre accessible aux gens en établissant un climat de confiance.


Vous qui fêterez vos 55 ans de vie religieuse le 8 Septembre prochain, quel regard portez-vous sur l’Église d’aujourd’hui et de demain ?

Je porte un regard d’espérance sur l’Église de demain. Le Seigneur est toujours là et il sait toucher les cœurs pour que différentes personnes puissent prendre le relais. J’ai confiance et je sais que d’autres personnes viendront continuer la mission. Le Seigneur suscite ce qu’il faut pour répondre aux besoins des gens d’aujourd’hui et de toutes les époques.


Au cours de votre carrière, vous avez eu l’occasion de travailler en collaboration avec différents prêtres. Qu’avez-vous découvert du ministère de prêtre hier et aujourd’hui ?

J’ai découvert le lien qu’ils entretiennent avec la population, leur souci d’aller vers les gens qui ne vont pas à l’Église et l’importance de l’Eucharistie. J’ai également découvert la tâche de pasteur du prêtre, les tâches paroissiales tout en réalisant l’aspect solitude de leur vie. C’est pourquoi il faut que les gens n’aient pas peur du prêtre et osent aller vers lui.


Qu’est-ce que votre état de religieuse apporte à une paroisse ?

J’essaye de donner le signe de la présence de Dieu au milieu de nous. J’aime vivre comme les gens, en proximité avec eux. Je suis disponible pour eux.


Dans vos missions paroissiales, vous êtes amenée à collaborer avec des personnes laïques, qu’est-ce que ce contact vous apporte ?

Ce contact avec des laïques m’apporte une grande richesse. J’y découvre des trésors de générosité et de pardon. Je suis un témoin émerveillé devant la nature humaine, le cœur humain. J’éprouve beaucoup de joie à vivre ce qu’on me demande de vivre, cela correspond bien à ma vocation. Mon grand désir, c’est que quelqu’un s’engage dans la vie religieuse pour être consacré, qu’il réponde oui à son baptême, en répondant à un appel particulier, celui du Christ.


Si une jeune fille se pose la question d’une vie religieuse, qu’avez-vous envie de lui dire ?

J’aurai envie de lui dire que c’est une belle aventure. Certes, comme toutes les vies, ce n’est pas un long fleuve tranquille mais j’ai la preuve que le Seigneur ne nous laisse pas, il ne nous lâche jamais. C’est épanouissant et cela remplit toute une vie. Le Seigneur n’est pas avare de ses dons. Quant à moi, je transmets ce que j’ai reçu et j’ai reçu beaucoup d’amour de Dieu. Aussi tant que la santé est là je poursuivrai mes missions, avec l’assentiment de mes supérieures.


Source “Chez-Nous Ardennes” pour les paroisses Saint-Jean Baptiste de L’Ennemanne, Saint-Victor en Mosonois et Val de Bar – Marie-Christine Platelet

Les Sœurs franciscaines de Sedan

 

À Sedan, ville ardennaise de 20 000 âmes au pied du plus grand château fort du XVème siècle, les Sœurs Franciscaines sont installées dans la maison Sainte-Élisabeth au 2 rue des Fausses Braies, dans une petite rue tranquille jouxtant l’école Saint Jean-Baptiste de la Salle.

Quatre religieuses forment la communauté. Comme dans toutes les maisons de la Congrégation, les temps de prière rythment la journée :

– Laudes à 7 h 15
– Adoration 1 heure dans la matinée, 1 heure dans l’après-midi
– Vêpres à 17 h 30
– Complies à 21 h 30

Les Sœurs participent chaque jour à l’Eucharistie dans une chapelle de la paroisse. Elles sont aussi très investies dans l’apostolat auprès des enfants et des jeunes :

– Catéchisme du primaire à Sedan et dans une paroisse proche ainsi que l’Aumônerie des jeunes qui se préparent à la Profession de Foi et la Confirmation.

– Le mercredi après-midi, le patronage Saint-François rassemble une quinzaine d’enfants pour des activités de loisirs dans un climat chrétien.

– Les Sœurs font également partie de l’équipe des responsables auprès d’un groupe important de servants d’Autel.

En dehors des temps de prière, d’apostolat, de réunions, les sœurs entretiennent la maison : travaux ménagers, couture, cuisine, lingerie, jardinage …

 

Témoignages des Sœurs. Questions – Réponses et échange avec les Religieuses. Vidéo Corinne Salmon :

Consacrés et laïcs : dossier spécial de la revue Reims-Ardennes (2011)

 

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