Ce sont nos familles !

Elles sont parfois compliquées, divisées, séparées, recomposées. D’autres sont heureuses, sereines et nombreuses. Certaines sont croyantes et d’autres sont sans foi. Elles sont toutes appelées à la sainteté, sur le modèle de la famille de Nazareth. Non pas sainte parce que parfaite, mais sainte parce que Dieu et l’amour y avaient une place.

Nous venons juste de fêter Noël et déjà nous célébrons

la Sainte Famille.

Aujourd’hui, nous ne contemplons pas seulement la naissance de Jésus mais aussi son besoin de grandir en famille. Nous quittons le dénuement de la crèche de Bethléem pour nous enrichir des trente ans de sa vie cachée à Nazareth. Jésus y apprendra son humanité. Et Marie et Joseph, comme tous parents, sont appelés à donner celui qu’ils ont reçu de Dieu.

La famille est le lieu de notre incarnation. Nous y vivons nos plus grandes joies mais aussi parfois de terribles épreuves : des naissances et le deuil, des éloignements et les retrouvailles, de douloureux conflits mais aussi nos plus belles réconciliations. Quel que soit notre âge, nous y apprenons beaucoup : la joie de l’enfance, le bonheur de fonder un foyer, la grâce de vieillir en accompagnant enfants et petits-enfants sur leur chemin…

En grandissant « en sagesse, en taille et en grâce » à Nazareth, le Seigneur choisit de nous rejoindre chaque jour dans notre lien aux autres. Devant la crèche, n’oublions pas de confier nos familles au Père. Par son Fils, nous sommes devenus enfants de Dieu. Nous ne pouvons bien comprendre cette filiation qu’en nous aimant les uns les autres. Notre vie, nos familles, nos communautés chrétiennes sont à la fois une grâce reçue et une mission à accomplir. Elles sont un lieu pour se donner et permettre à l’autre de trouver sa place dans l' »à-venir » du monde. La réponse de Jésus à l’amour du Père a grandi à Nazareth dans l’Esprit-Saint. Marie l’a sans doute médité en son coeur : tout ce qui n’est pas donné est perdu.

« Nos familles sont à la fois une grâce reçue

et une mission à accomplir. »