Eglise en croissance : aller à l’essentiel

Église en croissance : aller à l’essentiel.

Nous étions soixante-quinze prêtres et évêques, dont dix du diocèse de Reims, à participer à la session «Église en croissance» organisée par la province de Reims.

Ce fut un de ces temps rares de retrouvailles, d’échanges, de plongée dans la Bible et dans la tradition de l’Église où l’on retrouve les racines de notre vocation chrétienne, de la vocation de l’Église. L’Église a bien été fondée pour annoncer l’Évangile et faire des disciples de toutes les nations (Mt 28, 19). Nous nous sommes un peu trop vite habitués à être une Église minoritaire, en décroissance.

Il s’agissait d’inverser la perspective et de retrouver le goût des origines. Le père Jean-Luc Garin, supérieur du séminaire de Lille et le père Mario Saint-Pierre, prêtre de Québec en résidence à Toulon, nous ont aidés à faire ce travail avec beaucoup de compétences. C’est même une première en France que de l’accomplir au niveau d’une province. Pour ma part, je retiens combien l’Écriture peut être une véritable source pour réfléchir non seulement notre vocation profonde mais aussi comment la mettre en œuvre. Prendre au sérieux la Bible, c’est prendre au sérieux les nœuds où se cristallisent les progrès du peuple de Dieu et de ses acteurs.

Nous connaissons bien la présentation de la première communauté dans les Actes des Apôtres (Ac 2, 42-47). Il est assez facile d’y trouver les caractéristiques de vie qui produisent la croissance et l’extension de l’Église, c’est ce qu’on l’on connaît sous le nom des «cinq essentiels» : la prière, la fraternité, le service, l’évangélisation et la formation. Je pensais, naïvement sans doute, qu’il fallait que ces cinq dimensions soient présentes et réparties dans une paroisse. Mais non. Ces cinq essentiels doivent être vécus à tous les niveaux et par tous : sur le plan personnel, dans chaque groupe, dans chaque activité de la paroisse. Ainsi, dans la chorale ou dans l’équipe de catéchistes, comment ces cinq essentiels sontils tous vécus avec sérieux et profondeur ? Ce qui amène à dire que la faiblesse de l’un d’entre eux entraîne la faiblesse de l’ensemble.

Prendre du temps pour analyser où l’on en est et choisir de faire progresser le point le plus faible est un véritable travail au service de l’évangélisation. Ce qui compte n’est pas d’aller vite, mais de faire les petits pas pratiques possibles que l’on peut réaliser vraiment. Et si les cinq semaines de carême étaient l’occasion de faire le point sur chacun des cinq essentiels ?

Bonne marche vers Pâques.

+ BRUNO FEILLET Évêque auxiliaire de Reims

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