Qu’est-ce que le Carême ?

Le carême est un temps liturgique donné aux chrétiens pour cheminer vers la grande fête de Pâques. Il s’offre comme un temps de retraite marqué par la prière, le partage et le jeûne. C’est un temps où, comme Jésus dans le désert, les chrétiens peuvent mieux prendre conscience de leur mission.

 

D’où vient le mot “carême” ?

Le mot «carême» vient du latin «quaranta» et désigne ce temps de quarante jours où les chrétiens se préparent à la fête de Pâques. Traditionnellement, le carême correspond à l’ultime préparation des catéchumènes qui, la nuit pascale, vivront le baptême et l’eucharistie. Dès le IVe siècle, cette période devint un temps de pénitence et de renouvellement, marquée par le jeûne et l’abstinence. Jusqu’au VIIe siècle, le carême commençait le dimanche de la quadragésime. Puis, en tenant compte des dimanches où le jeûne était interrompu, le début fut placé le mercredi précédant ce dimanche, le mercredi des Cendres, afin de respecter le chiffre quarante qui renvoie aux quarante jours de Jésus au désert, aux quarante ans de la traversée du désert par les Hébreux.

A méditer : Carême et sobriété 

Oui, le carême a bien quelque chose à voir avec la sobriété, une autre façon de se situer en n’étant pas au centre, une attention au monde, aux autres comme à la planète, une attitude profondément spirituelle quand elle cherche l’essentiel.

La sobriété est devenue pour certains un mode de vie, un choix pour s’opposer au consumérisme ambiant qui incite à croire que le bonheur se trouve dans la possession, l’abondance, l’accumulation de biens. Pour les personnes qui aspirent à une vie plus sobre, au-delà d’un refus de la société de consommation, se joue aussi une dimension écologique : un refus des productions ne respectant pas la nature, une attention à l’empreinte carbone des produits, une recherche de qualité et de qualité de vie. La sobriété est vécue comme une certaine rupture avec le «trop-plein», les aberrations du système ; sans être forcément radicale, elle permet de donner une cohérence de vie, de mieux situer ses besoins, de poser des choix là où le système, à grand renfort de publicité, pousse à tout prendre ou ingurgiter. Derrière cette démarche se vit une recherche d’authenticité, de bonheur, de liberté.

Le temps du carême invite à une certaine sobriété comme le choix de l’essentiel par rapport au superflu. Cela suppose une conversion :

– un autre regard sur la création, cadeau de Dieu à respecter, à partager et à préserver, et non comme un bien propre exploitable à merci ;

– un autre regard sur l’homme, qui n’est pas d’abord un consommateur, mais un frère à aimer.

– un autre regard sur le monde qui ne trouve pas sa fin en moi, mais qui est à transmettre aux générations futures ;

– un regard qui quitte les terrains du conditionnement et de l’uniformité pour accueillir la singularité humaine et les vocations personnelles ;

– un regard qui, au-delà des apparences, va rechercher la vérité de l’être…

Une telle démarche vient rappeler combien le carême ne possède pas qu’une dimension personnelle, même si chacun est invité à y entrer de tout son être, mais aussi communautaire ou «politique» dans la mesure où notre façon de vivre conditionne le monde où nous vivons.

 

Voir toutes les propositions du diocèse pour vivre ce temps de Carême

Lire le message d’entrée en Carême de Mgr Eric de Moulins-Beaufort

Lire le dossier de presse sur le Carême

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