Saint Jean-Baptiste de la Salle, un coeur, une vie, un engagement

Fin avril, on fêtera à Reims le tricentenaire de la mort de saint Jean-Baptiste de la Salle (Reims 1651 – Rouen 1719). L’occasion de rappeler le projet éducatif lassalien (“Plus qu’une école, la réussite à la portée de tous”)

Il s’agit de rappeler la mort du fondateur et son œuvre, mais surtout de célébrer 300 ans de service éducatif, un service éducatif commencé à Reims en 1680 et qui s’est étendu au cours des siècles, à près de 80 pays du monde, dans une variété d’établissements d’éducation allant du primaire à l’université. En France, le réseau éducatif La Salle compte 140 établissements. À Reims, quatre établissements sur cinq sites : le Groupe De La Salle avec le lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle rue de Contrai et le groupe scolaire Jeanne d’Arc avenue de Laon, le Sacré-Cœur rue de Courlancy avec son école, son collège et son lycée, le Lycée La Salle Reims-Thillois, et Avenir jeunes Reims, rue de Roubaix, centre de formation et de production au service de personnes en difficulté sociale et professionnelle. Pour nous, à Reims, des rassemblements, des animations et des célébrations publiques et dans les établissements scolaires auront lieu entre le 27 avril et le 14 mai.

Le sommet de ces célébrations sera une messe solennelle à la cathédrale de Reims le 30 avril à 16h30, présidée par Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, en présence du frère supérieur général et de son conseil, ainsi que de nombreux responsables du réseau éducatif La Salle et de l’enseignement catholique.


Le 7 avril 1719, mourait saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de l’Institut des Frères des écoles chrétiennes. Sa maison natale à Reims subsiste encore. Jean-Baptiste y a vu le jour en 1651 au sein d’une famille riche, puissante par ses alliances et dévote.

Destiné à une brillante carrière ecclésiastique, il veut avant tout être un bon prêtre, selon l’idéal de Saint-Sulpice où il passe presque deux années. Chanoine de la prestigieuse cathédrale de Reims, il aurait pu se contenter de protéger les écoles populaires qu’il découvre grâce à son parent, Nicolas Roland, et qu’il contribue à implanter dans sa ville. Mais il comprend que, pour suivre le Christ pauvre, il doit renoncer à son canonicat et à l’essentiel de ses biens pour partager la vie des maîtres. Bien que tiraillé entre sa mission et son attrait pour la retraite et l’oraison, il travaille jusqu’au bout à la création de nouvelles écoles, dans la région de Reims d’abord, puis à Paris à partir de 1688, dans le reste du royaume à partir de 1700 (Picardie, Provence, Languedoc, Dauphiné, Bourgogne) et à Rome : une vingtaine au total. L’école est un authentique ministère incompatible avec le sacerdoce : les frères sont des laïcs réguliers qui doivent partager leur vie entre leurs élèves et l’oraison. Ils enseignent aux enfants gratuitement et en français le catéchisme et les «fondamentaux».

Mais Jean-Baptiste perturbe l’organisation scolaire du temps et affronte des procès douloureux. Vivant en continuelle présence de Dieu, ce mystique, la plume sans cesse à la main pour écrire aux frères quand il n’est pas par monts et par vaux, veut d’abord que les écoles «aillent bien». Aujourd’hui, l’Institut constitue l’une des congrégations enseignantes les plus nombreuses au monde.

BERNARD HOURS*

*Bernard Hours, historien et auteur de la biographie sur “St Jean Baptiste de la Salle, un mystique en action” (à la demande des frères des écoles chrétiens) donnera une conférence le 14 mai, à Reims. EN SAVOIR PLUS.

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