“Toute la vie ecclésiale s’enracine dans le mystère pascal”

Maxime Labesse, séminariste de notre diocèse nous parle du mystère pascal et de la manière dont il s’apprête à le vivre.

Maxime, lorsque l’on parle de Pâques, que te vient-il à l’esprit ?

Maxime Labesse. D’emblée, la vigile pascale. Comme servant d’autel, cette célébration m’a toujours marqué, avec sa liturgie qui se déploie. Une phrase de l’«exultet» accompagne cet émerveillement : «Bienheureuse faute de l’homme qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui traduit pour moi la joie profonde de Pâques. Il y a aussi ce contraste entre l’obscurité, dans laquelle commence la célébration, et la lumière qui, du feu, s’installe peu à peu dans l’église, et dans la célébration, en écho à saint Jean : «La lumière a brillé dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée» (Jn 1,3). Cette veillée, c’est cette lumière qui se fait et cette joie des chants, la multiplication des psaumes qui répondent aux lectures… Les psaumes ont une place privilégiée dans ma prière ; aussi, je suis sensible à leur multiplication lors de cette veillée.

Cette joie de Pâques, comment en témoigner ? 

Je pense, dans la célébration, à cette tradition où le chrétien dit à son frère : «Le Christ est ressuscité !» et où ce dernier répond : «Il est vraiment ressuscité !» Ce témoignage commence là dans la communauté, dans cette joie partagée, cette joie que j’ai envie de faire entendre à tous, cette annonce extraordinaire du salut.

Comment sens-tu se manifester ce mystère de Pâques dans les communautés, dans la vie du monde ?

Dans la vie de l’Église, c’est l’Église elle-même qui naît du cœur de cette foi. Toute la vie ecclésiale s’enracine dans ce mystère et y revient sans cesse, sinon elle ne porte pas le fruit qu’elle pourrait donner. Dans le monde, il est plus compliqué de le percevoir. Quand je sors de la célébration pascale avec cette joie que je voudrais partager, je réalise aussi que toute une partie du monde ne la partage pas, n’accueille pas Celui qui fait toutes choses nouvelles. En même temps, Pâques est bien situé dans l’année, dans cette période où tout renaît autour de nous, où l’on sent des forces nouvelles travailler le monde, et pas seulement l’indifférence.

Et dans ta vie ?

Je la trouve dans le goût et le bonheur de l’eucharistie quotidienne, où le Seigneur ressuscité se rend présent. C’est chaque fois sa mort et sa résurrection que nous célébrons ; même si, à Pâques, l’expression en est plus forte, chaque jour me donne l’occasion d’y participer. Et l’eucharistie renouvelle en moi cette joie de témoigner de ma foi ainsi que l’appel à donner ma vie, à cheminer vers le oui du Vendredi saint.

PROPOS RECUEILLIS PAR LE PÈRE PASCAL BARDET

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