Obsèques et accompagnement des familles

L’Église aide les familles des défunts

 

Les laïcs prennent toute leur place dans l’Église en cette période de manque de prêtres. Ils animent même la prière de l’Église lors des obsèques.

Ces laïcs ont reçu une mission : accueillir les personnes en souffrance avec chaleur, beaucoup d’écoute et toujours en invoquant l’Esprit saint. Comme dans l’Évangile, les députés aux obsèques accueillent les personnes de toutes conditions et de tout milieu social, au nom du Christ, sans jugement et avec beaucoup d’amour..

Les députés aux obsèques sont à l’écoute des familles, exprimant ainsi leur compassion et leur sympathie, respectant leurs silences, leurs pleurs, leurs cris de révolte et leur colère … Ces laïcs missionnés peuvent aussi témoigner de leurs propres vécus …

Chaque personne est unique aux yeux de Dieu, elle est aimée d’un amour infini, et la mort est un passage. Nous, chrétiens, avons cette chance de l’espérance de la résurrection, message d’un Dieu d’amour qui ne juge pas !

Les personnes ne sont pas indifférentes à l’Évangile et il est étonnant de voir le soin avec lequel les personnes endeuillées choisissent les textes et les chants … Ces familles, dont beaucoup se disent “loin de l’Église”, retrouvent la vie de leurs défunts dans la parole de Dieu …

Les députés aux obsèques soignent tout particulièrement les rites des célébrations : lumière, croix, eau, encens … tous ces gestes qui rappellent notre baptême. Cette mission demande humilité et discrétion. Pour cela, les députés participent à la vie de la paroisse et se nourrissent de la parole de Dieu à qui elles offrent leurs difficultés et leurs joies, en union avec toutes les familles rencontrées.

Source Chez Nous Ardennes

Un député aux obsèques, c’est quoi ?

 

Chaque année, des équipes de laïcs acceptent d’être formées en participant à des rencontres, en vue de devenir députés aux obsèques. Certains, après la période de formation, sont appelés et viennent donc seconder les prêtres responsables de paroisses afin d’assurer, s’il y a nécessité à la suite de leur indisponibilité, la conduite des funérailles en leur absence.

Les laïcs qui sont ainsi appelés remplacent-ils systématiquement les prêtres lors des funérailles ?

La question ne se pose en ces termes. Les charges incombant aux prêtres font qu’ils ne sont pas forcément disponibles au moment où la famille voudrait que les obsèques soient célébrées à l’église. Comme, en fait, il ne s’agit pas d’un sacrement comme le sont le baptême ou le mariage, un laïc peut donc tout à fait “conduire” la cérémonie, en accord avec le prêtre, alors que celui-ci est empêché. Cette possibilité est d’ailleurs complètement confirmée par l’article 12 des dispositions prévues par le Vatican dans les “questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres”. Dans un contexte où le prêtre se voit chargé maintenant de plusieurs paroisses et donc de nombreux clochers, on comprend parfaitement qu’il ne puisse assurer, partout, au même moment, toutes ses tâches. L’existence des “députés aux obsèques” permet de faire face à cette difficulté. Ces députés répondent aussi, ainsi, à leur vocation de baptisés.

Que fait exactement un député aux obsèques ?

Il a un rôle très important lors de la rencontre avec la famille du défunt. Il va exercer là un rôle de proximité, de compassion et d’écoute au nom de toute la communauté chrétienne. C’est à lui aussi qu’incombe alors de faire le lien avec la Parole au moment où la famille est sous le choc du deuil. Il va aussi avoir à vivre, au moment des funérailles, un moment de rencontre avec toute la communauté présente, qu’elle soit chrétienne ou non, avec en particulier tout un rôle pastoral en expliquant la Parole à travers les commentaires des textes retenus.

Mais le laïc n’est-il pas trop isolé dans son rôle ?

Pour répondre à cette question, il faut se souvenir que le “député” fait partie d’une équipe avec laquelle il est invité à partager ce qu’il a vécu dans sa mission. Il est invité à suivre aussi deux jours de formation complémentaire, chaque année, durant les trois ans où il exercera sa mission. Précisons, à cet endroit, que la mission peut être renouvelée une fois. De même sont organisés des ateliers pour les députés de tout un secteur pour effectuer un travail d’approfondissement en équipe. Enfin, n’oublions pas que tout ce que fait le “député” se fait en étroite liaison avec le prêtre.

Comment les député vivent tout cela ?

Si le contact avec les familles dans ces moments si particuliers est de toute façon très enrichissant, on ne peut pas nier qu’on ne sort pas totalement indemne de tels moments. Cela renvoie fatalement à notre propre perception de la mort et, dans ces échanges, on laisse quelque chose de soi … Mais il est indéniable que c’est un échange de fraternité irremplaçable. Savoir que l’on aide toute une communauté dans sa prière dans les moments où elle accompagne la famille du défunt est primordial et nous renvoie à notre responsabilité de baptisé.

Source Chez Nous Ardennes

Les obsèques : moment de pastorale

 

Dans une époque où le pourcentage de pratiquants au sein de la population est nettement moins important que par le passé, il n’en demeure pas moins vrai que les obsèques d’un ami, d’un voisin, d’un collègue de travail, d’un parent sont encore une opportunité pour beaucoup de pénétrer exceptionnellement dans une église.

Il est évident que l’assemblée qui vient assister à une cérémonie de funéraille n’est pas du tout semblable à celle qui vient à la messe dominicale. Elle est diversement composée. Beaucoup ignorent le déroulement même de la liturgie et encore plus sa signification. Cette assemblée vient, dans sa diversité, pour témoigner, avant tout, sa sympathie à la famille du défunt ou, plus simplement, pour rendre un dernier hommage à celui-ci.

La communauté chrétienne, et pas seulement le prêtre dans son homélie, a à témoigner de sa foi et de sa propre perception de la mort

Elle n’en est pas moins présente et réceptrice de ce qui va être dit, exprimé, suggéré et signifié. Encore faut-il lui donner quelques clés de compréhension. C’est là que se situe toute la responsabilité des chrétiens alors présents. La communauté chrétienne, et pas seulement le prêtre dans son homélie, a à témoigner de sa foi et de sa propre perception de la mort. C’est un moment où il faut savoir traduire à tous, quelle que soit la raison de leur présence, ce que veulent dire les mots : espérance, vie éternelle, résurrection des morts, communion des saints, rédemption, miséricorde … Faute d’un peu d’explication, ces notions resteront complètement obscures, et sans signification, pour celui qui n’aura reçu aucun enseignement chrétien.

Expliquer l’espérance

Au-delà même de la cérémonie des obsèques, il y a donc un vrai moment de catéchèse possible pour toute une partie, souvent majoritaire, de l’assistance. Le prêtre, ou le laïc, qui préside les obsèques, a donc, avec les chrétiens présents, une mission pastorale de première importance. L’assistance ne s’y trompe pas et fréquemment on sent que celle-ci a toute son attention monopolisée par l’explication qui lui est donnée de l’espérance, telle que la foi chrétienne la définit.

C’est aussi un moment privilégié pour que la communauté chrétienne sache témoigner de sa compassion et sache se rendre fraternellement proche de ceux qui sont dans la peine. Sans doute avons-nous, tous, à nous interroger sur la façon dont nous savons accueillir dans nos églises ceux qui y viennent ainsi occasionnellement, comment nous avons à leur signifier notre croyance en respectant leur propre position. Nous ne pouvons pas nous exonérer de cette réflexion puisque nous participons, depuis notre baptême, à la pastorale.

Patrice Bourgoin pour Chez Nous Ardennes

 

 

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