Tous Frères : l’édito

 

Le rassemblement du dimanche

autour de la Parole de Dieu

 

Septembre 2019

Il arrive parfois dans nos paroisses que la messe dominicale soit remplacée par « la célébration communautaire de la Parole.» Au cours de l’année écoulée, 9 célébrations de la Parole ont ainsi été proposées, soit 4 pour la paroisse des Sources vives, 2 pour Saint Basle et 3 pour la Vesle.
La plupart des participants, passée la première surprise de ne pas trouver l’eucharistie, ont estimé que cela les avait aidés à bien vivre « le dimanche,  jour du Seigneur »: « simplicité et recueillement… participation de tous… l’assemblée était très priante… », tels sont quelques  échos recueillis à la sortie de l’église où l’on avait vécu ce genre de célébration.

Mais pourquoi propose-t-on de telles cérémonies ? Pour au moins 3 raisons :

  • la raréfaction des prêtres.  Rappelons-nous qu’en 1998 chacune de nos paroisses avait un curé (le père J-P. Drèze à St Basle, le Père Abelé aux Sources vives et le Père Pernet à la Vesle). 20 ans après, en 2018, il n’y avait plus qu’un seul curé pour ces trois paroisses, c’était le Père Etienne. Certes deux prêtres retraités prennent leur part dans l’animation des paroisses mais on comprend qu’il puisse leur arriver d’être indisponibles.
  • La parole de Dieu au second plan. Les chrétiens catholiques tiennent à juste titre à l’eucharistie du dimanche. Celle-ci est irremplaçable en tant que proximité avec le Christ nous donnant son Corps et son Sang comme il l’a fait la veille de sa mort. On peut dire cependant que la place de la Parole de Dieu, celle qui nous est communiquée chaque dimanche, passe trop facilement au second plan. La Bible ne dit-elle pas « l’homme ne se nourrit pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu » ? Et le concile Vatican II rappelle que « le Christ est présent dans le sacrifice de la messe… il est (aussi)  présent dans sa Parole car c’est lui qui parle. »
  • Une 3ème raison concerne la communauté rassemblée à l’église. Certes en venant à la messe, on entre dans la communauté rassemblée mais, avouons-le, il peut y avoir de la passivité, mises à part les personnes qui ont préparé la liturgie. Une « célébration  communautaire de la Parole », plus spontanée qu’une messe, peut être une invitation faite à chacun à prendre davantage une place active. En particulier il ne faudrait pas que certaines personnes deviennent « spécialistes » et que les autres se contentent d’assister.

Soyons clairs : la célébration communautaire de la Parole ne remplace pas la messe. Cependant, si elle est bien vécue, elle peut nous permettre de mieux approfondir la Parole de Dieu, de renouveler notre sens de la communauté et enfin de raviver en nous le goût et le désir de l’eucharistie.

Abbé Claude Collignon

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Juillet – Août 2019

« Redécouvrir que chaque baptisé est missionnaire »

PERE THIERRY BETTLER Vicaire général

Notre diocèse s’apprête à vivre de grands changements dans les mois à venir. Qu’est-ce qui va changer ? Comment cela va-t-il se faire ? Explications avec le Père Thierry Bettler, Vicaire général du diocèse :

Depuis l’arrivée de notre archevêque, en octobre dernier, on annonce beaucoup de changements dans le diocèse  , sans trop savoir ce qui va être fait. Qu’en est-il ?
Père T. Bettler : Depuis quelques années nous sommes bien conscients que notre vie ecclésiale rejoint plus difficilement la vie de nos contemporains. Les démarches synodales engagées depuis vingt et dix ans font partie de notre histoire, mais il nous faut aller plus loin. Nos paroisses actuelles sont appelées encore à évoluer. Nous n’avons pas attendu l’arrivée de notre archevêque pour y réfléchir ! Si le modèle paroissial est toujours pertinent, nous sentons tous que d’autres manières d’annoncer l’Évangile sont à développer. Nous devons répondre à la mission de l’Eglise et porter l’Evangile dans notre monde. Nous ne pouvons plus tout proposer dans le cadre paroissial.

Concrètement, cela veut dire que, demain, il n’y aura plus de paroisses ?
Th Bettler: Si bien sûr ! Elles ont toujours leur raison d’être mais pas de manière unique. D’autres lieux sont à investir : les écoles catholiques, les sanctuaires, les monastères, les maisons diocésaines… Il faut aussi que nous restions à l’écoute de nouveaux appels ou, pour le dire comme le pape François, que nous rejoignions les « périphéries », qu’elles soient géographiques, culturelles ou existentielles.

Mais nous n’avons pas assez de prêtres pour assurer toutes ces missions !
Th. Bettler : Oui, mais c’est peut-être une chance ! C’est la chance de nous redire pourquoi Dieu nous donne des prêtres. Et celle aussi de redécouvrir que chaque baptisé est missionnaire. Le fait qu’il y ait moins de prêtres a conduit à leur isolement. Demain les prêtres vivront en équipe pour travailler et prier ensemble.

Du coup, il n’y aura plus de prêtres dans les paroisses ?
Th. Bettler:On envisage de créer des « espaces missionnaires » dans les quels les prêtres seront envoyés à plusieurs. Parallèlement, l’animation des paroisses sera confiée à une équipe de laïcs.

«L’espace missionnaire », n’est-ce pas plutôt une « super-paroisse » ?
Th. Bettler: Non ! Dans un espace missionnaire, chaque paroisse restera une communauté paroissiale. Mais les messes ne seront plus proposées dans chaque paroisse tous les dimanches. Au cœur de cet espace, nous établirons un lieu pour y célébrer l’eucharistie.

Ce changement va avoir un grand impact pour certains…
Th. Bettler: Nous n’allons certainement plus pouvoir assurer la messe chaque dimanche partout, comme nous tentions de le faire jusqu’alors. C’est vrai, certaines personnes devront faire davantage de kilomètres pour se rendre à la messe. Certaines personnes y renonceront, nous le savons. Mais parallèlement , nos assemblées dominicales au cœur de l’espace missionnaire seront dynamisées pour attirer davantage. Et nous envisagerons aussi des missions itinérantes plus ponctuelles pour rejoindre chacun sur le territoire.

Quand tout cela va-t-il pouvoir se mettre en route ? Il faudra certainement du temps à chacun pour s’approprier ce grand changement !
Th. Bettler : Oui ! Nous avons commencé par travailler avec les prêtres, les diacres et les laïcs en mission ecclésiale, car ces changements les concerne en premier lieu. Nous prévoyons dans un deuxième temps d’informer et de travailler avec les membres des conseils économiques, des équipes d’animation pastorale à la rentrée de septembre. A leur tour , ils deviendront des acteurs du changement. Ensuite, à l’occasion de notre fête diocésaine, le 6 octobre, nous invitons tout le diocèse à un grand pèlerinage au tombeau de saint Rémi, pour revenir aux sources de notre baptême et en repartir comme « disciples missionnaires ». Enfin la relecture sera également importante. Rien n’est figé. Nous construisons tous ensemble !

 Revue diocésaine REIMS ARDENNES N° de juin 2019 – propos recueillis par Sixte-Anne Rousselot
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Juin 2019
Les jeunes de l’Aumônerie dans l’action !
Nous animons l’Aumônerie, Catherine et moi depuis 6 ans, toujours accompagnées de parents; ces dernières années ce sont Armel et Sabine qui se sont jointes à nous.
Cette année notre groupe est constitué de treize jeunes de nos trois paroisses : sept en classe de 3ème, trois en classe de 4ème et trois en classe de 5ème.

Nos rencontres ont lieu environ une fois par mois, le vendredi soir de 19h à 21h à la salle paroissiale de Mailly. Elles débutent par un jeu de connaissance, l’ambiance est chaleureuse et chacun à sa place avec ce qu’il est. Nous prenons un temps selon le cycle de l’année liturgique pour aborder des thèmes variés tels que la famille, le partage, la vie, l’amour du prochain avec partage d’Evangile. Des jeux coopératifs, des scénettes, des chansons «Le sens de la vie » de Tal par exemple, agrémentent ces temps de réflexion. Les rencontres se terminent autour d’un repas partagé dans la joie et la bonne humeur.

Au cours des années précédentes, nous avons visité les différents lieux de cultes de Reims : la synagogue, la mosquée, le temple où nous avons participé à un culte protestant avec repas partagé et échange avec des jeunes protestants. Ces rencontres ont permis d’ouvrir notre cœur et notre esprit à l’autre différent dans la foi.

Dans le cadre du partage avec les plus démunis, pendant la période de Noël, nous avons participé aux petits déjeuners du Secours Catholique et, l’an passé aux petits déjeuners du dimanche matin de l’Ordre de Malte; chacun à sa manière a apprécié la simplicité d’un échange, l’authenticité d’un regard.

Partage aussi au-delà de nos frontières au profit du CCFD et de l’association DEPFI Sante Atabu pour l’Afrique, en participant à la soupe partagée pendant le carême.

Nous sommes allés au cinéma voir « Des hommes et des Dieux », « Les chemins de l’école », et « Le Pape François ». Ces films, porteurs d’espérance où la confiance en Dieu ne fait aucun doute, nous ont conforté dans notre foi.

Nous avons animé des messes, la dernière, très belle le dimanche 19 mai à Val de Vesle, célébrée par le Père Léonard, où les jeunes étaient acteurs au rythme des percussions, guitare, flûte et piano…

Nous avons créé un Flash mob, proposé un cup song ; toutes les propositions pour l’animation, faire vivre le groupe et nourrir la foi de chacun sont les bienvenues et les idées ne manquent pas au fil des années.

Les petits plus de fin d’année : sortie piscine Buléo à Epernay, l’accrobranche à Verzy, Center Parcs et week-end en Angleterre, organisé par Anthony Lodonu.

Et cette année, un groupe toujours bienveillant et dynamique. Nous avons dévoilés « nos talents » en début d’année et essayons de les faire fructifier jours après jours. Certains ont partagé un après-midi chaleureux avec nos ainés de l’EPHAD de Verzenay. Nous avons chanté, dansé et prié avec le groupe rock chrétien « Glorious » lors de leur concert le 1er mars en la Basilique Saint Remi.

Nous projetons d’aller voir le film « Lourdes » qui sort sur les écrans en ce moment.

Sept jeunes se préparent avec le Père Léonard, le diacre Jean-Marc Dubois et Elisabeth Thill, à recevoir le sacrement de confirmation. Ils vont vivre un temps fort le week-end prochain chez les Clarisses de Cormontreuil.

Anne LODONU, Catherine ÉCOUTIN,   Armel MARTINELLO et Sabine CHEVELLE.

A noter dans vos agenda :  

la date de la confirmation de ces sept jeunes :  le samedi 12 octobre 2019  lors de la messe de rentrée de nos trois paroisses.  (L’heure et le lieu sera diffusé ultérieurement. )

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Mai 2019
La paroisse, lieu d’accueil

Tout au long du carême que nous venons de vivre, nos trois paroisses, Saint Basle, la Vesle, les Sources vives, ont été invitées à réfléchir à l’ ACCUEIL.
Chaque dimanche en effet nous était proposé un aspect particulier de l’accueil. Ainsi lorsque nous venons à la messe, le geste de paix qui précède la communion est-il suffisant ? Alors, ce dimanche, nous avons pris le temps de nous parler, de   nous intéresser à nos voisins de messe.
Un autre dimanche, nous nous sommes demandé si notre accueil rejoignait les autres personnes que nous rencontrons au fil de nos occupations les plus quotidiennes : commerces, clubs, voisinage, famille, professions etc… Nous nous sommes demandé si avant de parler nous savions écouter..
Un troisième dimanche nous nous nous sommes rappelés que l’accueil dans nos paroisses est assuré par de nombreux chrétiens qui rejoignent des personnes, des familles qui  viennent  demander un service à l’église, ils attendent un accueil non pas administratif  mais tout simplement humain.
Citons certains de ces services : accueil pour les baptêmes, pour les mariages, pour les obsèques ; responsables de catéchèse, de l’éveil à la foi (enfants 4 à 6 ans), de l’aumônerie (ados), sans oublier l’entretien des églises – qui est une forme d’accueil – les équipes d’animation de la liturgie, les diffuseurs du journal « Chez Nous », les bénévoles pour la prière dans les maisons de retraite, les secrétariats dans les presbytères… J’en oublie certainement… Mais ce sont en réalité plus de 100 bénévoles qui assurent ces différentes formes d’accueil… et cela sans bruit !
A travers eux, c’est toute la communauté qui offre son accueil.

Non la paroisse n’est pas une secte fermée mais , comme le disait le pape Jean XXIII, elle est la fontaine du village où chacun peut venir se désaltérer.
Une parole du pape François nous aidera à bien situer ce service de l’accueil :

La première chose est la capacité du cœur qui rend possible la proximité, sans laquelle il n’existe pas une véritable rencontre spirituelle. . C’est seulement à partir de cette écoute respectueuse et capable de compatir qu’on peut trouver les chemins pour une croissance authentique, qu’on peut réveiller le désir de l’idéal chrétien, l’impatience de répondre pleinement à l’amour de Dieu et la soif de développer le meilleur de ce que Dieu a semé dans sa propre vie. Pour atteindre ce point de maturité, c’est-à-dire pour que les personnes soient capables de décisions vraiment libres et responsables, il est indispensable de donner du temps, avec une immense patience.

(exhortation apostolique : «  la joie de l’ Évangile » (N° 171)

 Abbé Claude Collignon
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Avril 2019
Mieux connaître notre nouvel archevêque
Ce N° de TOUS FRERES vous propose de faire  plus ample connaissance avec notre nouvel évêque, Mgr  Eric de Moulins-Beaufort. Voici quelques extraits de diverses interventions qu’il a données depuis son arrivée à Reims : (*)

(le 4 septembre 2018 : interview au journal l’Union) «Je vais d’abord prendre le temps de découvrir le diocèse et rencontrer un maximum de personnes. Mais pour commencer, je vais mettre les lieux de ce diocèse dans ma tête et dans mon cœur.»

(Le 24 décembre 2018, interview au journal l’Union) Je suis en phase de découverte. Mais je puis d’ores et déjà  dire que je suis impressionné de ce qui se fait dans le diocèse, malgré les difficultés et la pauvreté de certains secteurs.

(Noël 2019, lettre aux prêtres) « Je suis touché par la bienveillance avec laquelle je suis reçu et tout particulièrement par votre bienveillance à vous, prêtres, à mon égard. Je commence à vous connaître… »

«  Notre dispositif dominical – j’entends par là le nombre de messes dont la célébration est annoncée chaque samedi soir ou dimanche – repose en grande partie sur la générosité et la santé de certains d’entre nous, parfois très âgés. Il est donc fragile, trop fragile. Des initiatives sont prises dans certains secteurs , notamment l’instauration d’une célébration de la Parole dans chaque paroisse à tour de rôle ».

(5 mars 2019, lettre aux prêtres à l’occasion du carême) «  Il nous faut trouver des moyens nouveaux et anciens d’aller vers les pauvres, surtout vers les plus isolés, les moins capables de se déplacer, ceux et celles qui risquent le plus de se sentir abandonnés de tous. »

(message de carême adressé à tous les diocésains) : «  Permettez-moi d’attirer votre attention sur le point suivant : il vaudrait la peine que tous, nous réduisions un peu le temps que nous passons à regarder nos écrans, à « surfer » sur internet, pour gagner 5 ou 10 minutes de prière….

A propos des difficultés que connaît aujourd’hui l’Eglise, Mgr de Moulins Beaufort a écrit une « réflexion sur le climat ecclésial présent ». En voici quelques phrases : « Lorsque j’étais évêque auxiliaire à Paris, j’ai rencontré des prêtres qui se sont rendus coupables de crimes ou bien qui se sont laissés aller à des gestes qui, sans être des délits, sont des gestes inadmissibles qui représentent des abus du sacerdoce qu’ils ont reçu du Christ…. Assurément il y a des saints parmi nous et beaucoup de sainteté dans le peuple de Dieu. L’ivraie est pourtant plus nombreuse et plus enracinée que nous ne vouions ou ne pouvions le voir. Mais ce qui est mis sous les yeux de tous est l’extrême délicatesse des relations humaines, et très spécialement de la relation éducative.. facilement, elle peut être corrompue en une relation d’abus…. Nous portons une haute idée de la dignité de l’être humain qui n’est pas un consommateur et un producteur seulement mais, avant tout, une image de Dieu chaque fois unique et irremplaçable, méritant d’être infiniment respectée. »

(*) Mgr de Moulins Beaufort est originaire de Paris où il fut successivement professeur de théologie au séminaire de Paris, curé de paroisse, évêque auxiliaire du  cardinal André Vingt-Trois.

Page réalisée par le Père Claude Collignon
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Mars 2019

L’ACF, Action catholique des femmes,
est présente sur notre paroisse.

Une équipe de 10 femmes, profondément attachées à ce mouvement, qui pour beaucoup d’entre
elles y adhèrent depuis de nombreuses années. Qu’est-ce qui nous réunit ? : un espace d’écoute, de
partage, d’échange de paroles sur notre vie, comment chacune d’entre nous la vit, avec ses
émotions, ses joies, ses peines… mais aussi comment on peut faire le lien entre notre vie, nos
paroles et celle de l’Évangile avec la présence de notre aumônier, le Père Léonard.
Comme chaque année, les équipes locales sont invitées par l’Assemblée générale apostolique du
mouvement à travailler sur un thème annuel : cette année ce thème s’intitule « Vivre ensemble,
respect et transmission des valeurs ». Nous avons déjà centré nos réunions sur le « vivre ensemble »
avec nos anciens, comment aider à leur maintien à domicile en développant les commerces
ambulants, de proximité, en aménageant leur logement ou en emménageant dans des logements
mieux adaptés et favorisant l’entre-aide et le lien social. Nous poursuivrons nos réunions cette année
sur d’autres sujets qui sont liés au vivre ensemble et aux valeurs nécessaires pour y réussir.
Également, dans la perspective des élections européennes de Mai prochain et à l’occasion de la
journée internationale des droits des femmes, nous organisons une conférence débat intitulée :
Valeurs chrétiennes – valeurs européennes,
à partir des questions des équipes Acf,
Quelle Europe voulons-nous ?
(quelles valeurs voulons-nous pour vivre ensemble dans une Europe qui soit proche de ses citoyens.)
Elle sera animée par M. Jean Marie Beaupuy, ancien député européen et Président du Mouvement
européen Marne. Cette conférence, ouverte à toutes et à tous, aura lieu le Jeudi 7 mars à 18h30 à
la Maison St-sixte à Reims. (Affiches et flyers ont été distribués par courriel et support papier et sont
déjà visibles dans notre paroisse).
Une journée de temps spirituel est également organisée par les femmes en Acf du diocèse de
Chalons le vendredi 12 avril à Notre-Dame de l’Epine qui rassemblera des femmes des diocèses de
Chalons, Reims, Troyes, Langres et Soissons. Cette journée est ouverte à toutes les femmes en Acf ou
non.
L’Action catholique des femmes organise également une halte spirituelle à Lourdes du 13 au 16
septembre qui s’adresse également à toutes femmes qu’elles soient en Acf ou non. Il s’agit de la
deuxième halte spirituelle de l’Acf organisée à Lourdes et qui rassemble les femmes sur toute la
France.
Retenez ces dates, parlez-en autour de vous et venez nombreuses !
Dominique Poinsenet,
Responsable Acf au diocèse de Reims Sud
Pour toute information, concernant le mouvement Acf et ces 3 manifestations veuillez contacter :
Mme Dominique Poinsenet (Les Petites-Loges)  d.poinsenet@laposte.net

06 04 41 51 41 / www.actioncatholiquedesfemmes.org / Facebook : Action catholique des femmes

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Février 2019

Massabielle, vous connaissez ?
Chers amis,
Dimanche 10 février, je vous invite à célébrer le 161éme anniversaire des apparitions de Sainte Vierge à Lourdes. Je vous invite à confier à Marie tous les vœux que vous avez  reçus et ceux que vous avez formulés pour cette année 2019. Vœux de santé du corps, du cœur, de paix, de joie, de  fraternité, d’espérance….. pour vous, votre famille, vos correspondants, l’Eglise, le village, la France , le monde…..

Chers amis prêtres,
La Vierge Marie a confié plusieurs messages à Bernadette pour les prêtres de Lourdes :

– “Venez à la grotte!”
– “Bâtissez une chapelle”
– “Venez en procession!”
Vous êtes concernés par ces messages d’hier, vous êtes déjà venus à Lourdes… retrouvez cette année le chemin de Lourdes, avec un peuple qui compte sur vous;

Chers amis de la quarantaine, de la cinquantaine!
Notre Eglise a besoin de vous pour transmettre la foi aux jeunes générations, pour vivre la fraternité, l’espérance, pour être une “Eglise qui croit”. Venez à Lourdes en pèlerinage pour donner une suite au message de Noël de cette année 2018.

Chers amis malades,
Voulez-vous me faire la grâce de venir à la grotte de Massabielle?.
-“Venez à la fontaine!” vous demande Marie par le pèlerinage de diocèse, par le groupe “Lourdes Cancer Espérance”. Osez l’espérance! Inscrivez-vous, les hospitaliers ne vous manqueront pas.

Chers grand-parents!
Votre petit-fils, votre petite-fille va faire cette année sa profession de foi! Offrez-lui le pèlerinage de Lourdes cette année ou l’an prochain si un cousin ou une cousine fait sa profession de foi l’an prochain! Ce sera le pèlerinage de sa vie!!

Notre archevêque, le Père Eric de Moulins-Beaufort, souligne que le thème de Lourdes cette année sera “Heureux les pauvres!”. Il nous dit qu’il faut parler des pauvres mais qu’il invite toutes les paroisses du Diocèse de Reims à être attentives  à toutes les personnes qui ne peuvent venir parce qu’elles n’ont pas les moyens…

Ne nous résignons pas! Cherchons…. nous trouverons une réponse fraternelle!

L’abbé Michel Couvreur

Renseignez- vous… Inscrivez-vous  pour le pèlerinage à Lourdes qui aura lieu du 17 au 22 août 2019  auprès de Pierre Lallement à Verzy, Tél : 03 26 97 91 09
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Janvier 2019
” BONNE ANNÉE ”
Lorsqu’une nouvelle année commence, la tradition nous invite à échanger entre nous des vœux pour que l’année qui commence soit une « bonne année ». La tradition a du bon parce qu’elle nous invite à renouer les liens d’amitié ou d’affection qui nous unissent, tout au moins à les entretenir. Elle dit aussi nos inquiétudes, peut-être pour certains nos peurs, dans un monde qui change tellement vite. Alors nous souhaitons pour ceux que nous aimons, ceux qui comptent pour nous, le meilleur et certainement pas le pire. Je ne dérogerai donc pas à la tradition et, puisque vous m’avez témoigné de votre amitié depuis ces quelques mois que je vous accompagne avec le P. Léonard, je veux aussi vous souhaiter une bonne année, vous dire en retour mon amitié et vous souhaiter le meilleur.

Mais pour nous chrétiens, nous pouvons offrir plus que des bons vœux.

Nous pouvons bénir, au sens propre, c’est-à-dire « dire du bien » ; nous bénir en disant du bien des autres (c’est tellement plus facile d’en dire du mal…). Pas seulement le souhaiter, mais le dire. Le dire pour commencer à le faire. C’est ce que nous disons à Dieu en lui demandant de nous bénir. Lui, il nous invite en retour à le bénir, et à le faire entre nous, entre époux, entre parents et enfants, entres frères, amis, collègues, voisins…

Nous pouvons aussi prier pour eux. Pas seulement faire des vœux qui finalement n’engagent pas trop, mais prier pour que ce bien leur arrive, que ce meilleur leur soit donné. Nous pouvons aussi y mettre notre foi.

Alors je ne dérogerai pas plus à la tradition que je me défausserai à mon devoir de chrétien en demandant à Dieu de vous bénir, en m’impliquant dans cette bénédiction pour vous dire tout le bien que je pense de vous, en cherchant à faire pour vous et avec vous le mieux qui me soit permis.

En tout cas, plus que des vœux, c’est ma prière pour cette nouvelle année qui vous accompagne, pour chacun de vous, vos familles comme vos activités professionnelles et sociales, et avec mes frères prêtres et diacres, pour vos communautés.

Oui, je vous souhaite, je prie pour que 2019 soit ainsi une « bonne année ».

Père Thierry Bettler, Administrateur de nos 3 paroisses

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Décembre 2018
« J’avance …comme un âne »

C’est le titre d’un livre écrit en 1984 par le cardinal Etchegaray. Il y médite, entre autres, la part qu’a prise l’âne dans l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Cette bête de somme est pourtant définie dans le dictionnaire comme un animal têtu et paresseux. L’auteur imagine ce que l’âne pensait dans son cœur quand le Seigneur montait sur lui. En voici un extrait :

« Quelle aventure pour moi. J’ai porté Dieu. J’ai entendu de loin : Le Seigneur en a besoin. J’avais entendu dire que Dieu avait besoin des hommes, mais avait-il vraiment besoin d’un âne ? Je pensais, ce n’est pas à moi qu’il s’adresse, il y a bien d’autres ânes plus grands, plus forts. Il y a même des chevaux, ce serait tout de même mieux pour Dieu. Je me disais, il va être lourd, trop lourd ce Dieu pour un âne. J’ai déjà bien assez de fardeaux quotidiens, pourquoi ne me laissait-il pas tranquille ? Mais j’avais entendu ; le Seigneur en a besoin, et j’avais compris : j’ai besoin de toi. Alors, je me suis laissé détacher, je me suis laissé emmener et lui, le Seigneur des seigneurs s’est fait léger, doux, tendre à ce point qu’à un moment j’ai pu croire que ce n’était plus moi qui portais Dieu mais lui qui me portait ».

Chaque chrétien peut jouer ce beau rôle de l’âne, être porteur du Christ, le porter pour qu’il entre dans la ville, dans nos villages, dans nos maisons et surtout dans nos cœurs, non pas pour y être crucifié mais pour y être accueilli, aimé, acclamé et glorifié.

Sans me prendre pour un âne, au sens déshonorant du mot, c’est aussi de cette manière que je vois ma mission, alors que je viens d’arriver comme nouveau prêtre de nos paroisses. Je veux, ni plus, ni moins, être un témoin du Christ, animé d’espérance et de confiance en Celui qui n’est pas assis sur moi, mais en moi et qui m’a porté loin de mon Burkina natal, terre des  «  hommes intègres ».

Ce premier éditorial que j’écris pour notre journal paroissial, puisqu’il me permet de rejoindre le plus grand nombre, est l’opportunité de vous réitérer mes remerciements pour votre accueil. Je me sens entre de bonnes mains, entouré de chrétiens attentionnés. Je voudrais aussi vous rassurer de ma bonne volonté à m’investir dans la continuité de mes devanciers et à côté de nos sages, les pères Collignon et Couvreur, pour que les sacrements ne vous manquent pas, et que la vie communautaire soit une réalité dans la diversité. Nos trois paroisses sont autonomes. Elles seraient davantage belles dans le partage et la mutualisation des expériences, la communication qui permet de savoir qu’on n’est pas seul ni dans les efforts, ni dans la peine ni dans la joie. Cela demande ouverture, compréhension, patience et confiance réciproques pour avancer au large. Je termine en souhaitant à tous et à toutes, un bon temps de l’Avent, de belles festivités de Noël et de fin d’année.

Abbé Léonard NADEMBEGA
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Novembre 2018
CENT ANS APRÈS, FÊTONS L’ARMISTICE DE 1918

En ces jours où nous nous souvenons de l’Armistice de la Guerre 1914-18, nous vous invitons à une sorte de pèlerinage. Nous pourrions en effet parcourir  tous les lieux de notre région, et en particulier de nos 3 paroisses, où les batailles ont fait rage et dont les cimetières militaires sont le mémorial. Nous pourrions également nous arrêter devant les Monuments aux Morts de nos villages et lire les noms de ceux qui, de chez nous, sont « morts pour la France », comme nous le proclamerons lors des commémorations du 11 novembre.

Ces tombes et ces monuments aux morts rappellent qu’une patrie, la grande qu’est la France , ou la plus petite comme notre Champagne, est un patrimoine précieux pour lequel ces soldats sont morts. A notre tour donc de faire fructifier cette fraternité dans la liberté et la recherche de l’égalité qui sont au cœur de notre héritage .

A quoi servirait en effet le souvenir s’il ne nous renvoyait pas à notre présent ? Un présent qui, certes , s’appelle la France, mais qui s’est élargi à l’Europe et à l’ensemble des nations, et même à toute la planète.

Rappelons-nous ce que disait le pape Jean-Paul II lorsqu’il est venu à Reims , en 1996 : « En raison de votre histoire, vous êtes , au regard du monde entier, une nation attachée à la dignité de l’homme et à la solidarité entre les peuples. Ne vous lassez pas de vous montrer fraternels à l’égard de tous, des malades, de ceux dont la vie est précaire ou menacée, chez vous comme au-delà de vos frontières. »

Abbé Claude Collignon

CÉLÉBRATIONS DE LA COMMÉMORATION DE L’ARMISTICE Les messes paroissiales auront lieu LE SAMEDI 10 NOVEMBRE
A RILLY LA MONTAGNE A 18 h, A SILLERY A 18 h et A BEAUMONT  A 17 h (→ Notez bien l’heure)

Nous serons heureux d’y accueillir toutes les personnes qui souhaitent vivre un temps de recueillement et de prière.

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Octobre 2018
2018 sera une année particulière.
Et nous nous en rappellerons.
Les vignerons d’abord. On ne cesse ne s’étonner de la vendange que nous venons de faire. Voilà une année qu’il faut mélisimer. C’est la beauté de la nature, de la vie.

Mais cela est aussi vrai pour la communauté chrétienne. Après 19 ans de présence à la tête de l’Église de Reims, Mgr Jordan vient de nous quitter et nous nous préparons à accueillir Mgr de Moulin-Beaufort comme 111ème évêque de Reims. Prions pour lui, pour que notre diocèse se renouvelle dans un esprit missionnaire, pour que notre cœur s’ouvre à la nouveauté qui nous sera donnée.

Cela est aussi vrai pour les trois paroisses que nous formons. Le Père Étienne Ruhatijuli lui aussi a été appelé à une nouvelle mission. Et le Père Léonard Nadembega est arrivé à la fin du mois d’août. Il est appelé à devenir le pasteur de nos trois communautés, en s’inscrivant à la suite des pères Étienne, André, Pascal… Pour lui aussi comme pour nous, Il faut accueillir la nouveauté. Prions pour la fécondité de son ministère, pour qu’avec lui nous sachions rester fidèles à la mission de l’Église, pour suivre le Christ sur les chemins nouveaux de l’annonce de l’Évangile.

Car voila bien le défit qui nous est lancé : Rester fidèle au Christ, et non pas à nos habitudes. Il nous faut sans cesse accueillir le vin nouveau de l’Évangile, et nous défaire de nos vieilles outres (cf. Mt 9,17).

Dieu est fidèle, mais il n’est pas conservateur ! Dieu est la source de la vie, et la vie sans cesse se renouvelle, s’adapte, pour durer.

N’en est-il pas ainsi dès le début : « Il y eut un soir il y eut un matin. » jusqu’au dernier jour ou Dieu dit encore « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » (Ap 21,5) ? Rendons grâce à Dieu pour le don de la vie.

P. Thierry BETTLER,
administrateur des paroisses
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Septembre 2018
QUESTION DE VOCABULAIRE :
tout prêtre n’est pas curé ; mais tout curé est prêtre.

Notre curé, le père Étienne,  est nommé à un autre poste dans le Tardenois ; un prêtre arrive, le Père Léonard,  dont nous ferons connaissance progressivement. « Tout ça , c’est pareil… curé… prêtre… abbé… ».  Bien souvent nous prenons un terme pour un autre, pourtant chacun a une signification bien précise.

Commençons par « prêtre ». Ce terme désigne des hommes qui ont reçu l’ordination sacerdotale de la part de l’évêque. Ils font partie du « clergé », quelle que soit leur fonction.

« Abbé » : c’est le titre le plus courant lorsqu’on s’adresse à un prêtre. On dit « Monsieur l’abbé ». Cependant , de plus en plus souvent ce titre est remplacé par celui de « Père » : « le Père Untel » – « bonjour mon Père » etc… De toute façon , le mot « abbé » (qui signifie en hébreu : Père)  et le mot « Père » ont la même signification.

Et « curé », comment l’employer ? Ce terme désigne le prêtre qui a la responsabilité d’une ou de plusieurs paroisses. « Curé » vient du latin « curare » qui signifie « prendre soin de ». C’est en effet le curé qui , avec l’aide de l’EAP (1) et du Conseil économique, assure l’organisation des différents services d’une paroisse (prière, catéchisme, baptêmes, mariages, obsèques ; communication etc). Il a le souci de la bonne marche de la vie paroissiale et il favorise l’accueil  de tous , chrétiens ou non.

Ainsi : tout prêtre n’est pas curé ; mais tout curé est prêtre.

APPLICATION A NOS 3 PAROISSES  ( St Basle, Sources Vives, La Vesle) :

Le Père Étienne Ruhatijuli était notre curé. Les Pères Couvreur et Collignon sont prêtres mais pas curés. Ils aident le curé dans sa mission. Le Père Léonard Nadembega  n’est pas curé non plus. Nouvellement arrivé sur nos paroisses, il va découvrir la vie de nos villages et faire connaissance avec les uns et les autres, pratiquants ou non.

Un prêtre de l’archevêché, le Père Thierry Bettler, a provisoirement la charge de veiller à ce que nos 3 paroisses restent vivantes et actives. Sans être « curé » au sens strict, il a le titre « d’administrateur ». Pour cela, il travaillera régulièrement avec les Equipes d’Animation Paroissiale (EAP). (1)

Ces changements, au-delà du vocabulaire ,  sont une occasion pour nous de retrouver le sens de nos paroisses et de nos responsabilités de chrétiens et de laïcs actifs.

Abbés Claude Collignon et Michel Couvreur

(1)  Pour savoir ce qu’est une EAP, vous pouvez lire le prochain N° de CHEZ NOUS SÈVES NOUVELLES (septembre 2018) qui explique le sens et le rôle de ces équipes.

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