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Retour sur la première journée du Pape François en Pologne

Cracovie 2016 : le pape confie son voyage à la Vierge Marie

 

Comme il le fait traditionnellement à la veille de ses voyages pontificaux, le pape François s’est rendu  pour la 38ème fois à la basilique Saint-Marie-Majeure, à Rome, afin de confier à la Vierge Marie son voyage en Pologne, du 27 au 31 Juillet 2016, pour les Journées mondiales de la jeunesse de Cracovie.

Arrivé à la basilique peu après 19 h 00 le 26 Juillet, le pape s’est recueilli au pied de l’icône de la Vierge Salus populi romani (Salut du peuple romain), a indiqué le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Au cours de son voyage de cinq jours, outre les célébrations des JMJ, le pape présidera une messe marquant le 1050ème anniversaire du baptême de la Pologne, il fera un pèlerinage au camp nazi d’Auschwitz et visitera le sanctuaire de la miséricorde divine.

 

Avant de s’envoler pour la Pologne, le pape François prie devant la tombe de Jean-Paul II

 

Avant de partir en Pologne pour les Journées mondiales de la jeunesse, le 27 Juillet 2016, le pape François s’est rendu auprès de la tombe de Jean-Paul II où il a rencontré des enfants atteints de cancer. Il a aussi reçu un groupe de jeunes réfugiés à la Maison Sainte-Marthe au Vatican.

À la basilique Saint-Pierre à 10 h 00 du matin, le pape François s’est recueilli devant la tombe du saint polonais. Puis il a rencontré des enfants et adolescents atteints de cancer, venus en pèlerinage avec l’association “Peter Pan Onlus”.

Durant cette rencontre, le pape a assuré qu’il prierait pour les petits malades durant son voyage à Cracovie. Le groupe a déposé sur la tombe deux bougies portant l’image du Christ miséricordieux et celle de Jean-Paul II. Jusqu’à la fin des JMJ le 31 Juillet, des jeunes malades se relaieront chaque jour devant la dépouille du saint pape pour prier à cette intention.

L’association “Peter Pan Onlus”, fondée en 2000, accueille et soutient gratuitement les parents venus d’autres régions de l’Italie pour que leurs enfants atteints de cancer soient soignés à l’hôpital Bambino Gesù, qui dépend du Saint-Siège.

Vœux de jeunes réfugiés

En début d’après-midi, peu avant de quitter le Vatican pour se rendre à l’aéroport de Rome, le pape a reçu une quinzaine de jeunes réfugiés à sa résidence de Sainte-Marthe.

Les neuf garçons et six filles de diverses nationalités, récemment arrivés en Italie, sont accompagnés par l’aumônerie apostolique du Vatican. Les jeunes, qui ne possèdent pas encore de papiers leur permettant de voyager à l’étranger, ont assuré qu’ils seraient spirituellement unis aux événements des JMJ et ont souhaité au pape un bon voyage en Pologne.

 

En route vers la Pologne …

 

Le 27 Juillet aux environs de 14 h 00, le pape François a quitté Rome pour la Pologne, où il accomplira son quinzième voyage apostolique international à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse.

Au moment de quitter le territoire italien, le pape François a fait parvenir un télégramme au président de la République italienne, Sergio Mattarella, confiant son «vif désir de rencontrer les jeunes provenant du monde entier pour un rassemblement important sous le signe de la foi et de la fraternité».

Le pape a aussi adressé aux Italiens ses salutations «affectueuses» et ses «vœux les plus cordiaux de paix et de prospérité».

Durant le vol de Rome à Cracovie, le pape a évoqué l’attentat de la veille en France, rendant hommage au «saint prêtre» Jacques Hamel, égorgé durant la messe à Saint-Étienne-du-Rouvray. Il a assuré que «les religions veulent la paix».

«On répète beaucoup le mot de ’sécurité’ mais le vrai mot est ’guerre’. Le monde est en guerre», a insisté le pape François devant les journalistes présents à bord de l’avion. Et le pape de diagnostiquer une nouvelle fois une «guerre en morceaux. Il y a eu celle de 1914-18, avec ses méthodes, puis celle de 1939-45 et (…) maintenant celle-ci». Au lendemain de la prise d’otage survenue en Normandie près de Rouen, le pape a évoqué «ce saint prêtre, mort au moment où il offrait des prières pour toute l’Église». Le pape a alors remercié pour les condoléances reçues après la tuerie, «de façon spéciale pour celles du président de la France», François Hollande qui lui a téléphoné «comme un frère».

Le pape François a aussi mentionné les nombreux «chrétiens», «innocents», «enfants», victimes de cette guerre. «N’ayons pas peur de dire cette vérité, le monde est en guerre parce qu’il a perdu la paix», a-t-il ajouté avant de préciser : «Quand je parle de guerre, je parle de vraie guerre, pas de guerre de religion. Il y a la guerre d’intérêts, la guerre pour de l’argent, la guerre pour les ressources de la nature, la guerre pour dominer les peuples». Mais ce ne sont pas des guerres de religion, car «toutes les religions veulent la paix. La guerre, ce sont les autres qui la veulent».

Le pape a souhaité que ces JMJ soient un moment d’espérance pour le monde, car « la jeunesse nous dit toujours l’espérance ».

L’avion papal a atterri un peu avant 16 h 00 à Cracovie. Le pape argentin, foulant le sol polonais pour la première fois, a été accueilli par le président Andrzej Duda. Après les honneurs militaires, il a rejoint en voiture le palais du Wawel où il devait rencontrer les autorités, la société civile et le Corps diplomatique du pays. Durant le vol d’un peu moins de deux heures, le pape François a fait parvenir des télégrammes aux chefs d’État des cinq pays survolés : Croatie, Slovénie, Autriche, Hongrie et Slovaquie. Le chef de l’Église catholique a souhaité à ces nations «paix et prospérité» ainsi que des «bénédictions divines abondantes».

 

Pologne, terre d’accueil, l’appel du pape François

 

«Il faut la disponibilité pour accueillir tous ceux qui fuient la guerre et la faim», déclare le  pape François à l’occasion de son premier voyage et de son premier discours en terre polonaise. Il en appelle aux valeurs chrétiennes de la Pologne et de l’Europe et à un nouvel humanisme, à des lois en faveur de la famille, qui respectent la vie, mais toute vie, y compris les plus pauvres, et en grave difficulté, et promeuve le respect de la dignité de toute personne. il exhorte, sur ces fondamentaux, à l’espérance.

Le pape François a en effet prononcé un discours vigoureux dans la cour d’honneur du château de Wawel, haut lieu de l’histoire de la Pologne, où il a été accueilli par le président Duda. Il s’est adressé, à 17 h 00, ce 27 Juillet 2016, aux autorités du pays.

«Il faut la disponibilité pour accueillir tous ceux qui fuient la guerre et la faim ; la solidarité envers ceux qui sont privés de leurs droits fondamentaux, parmi lesquels celui de professer en liberté et sécurité leur propre foi. En même temps, cela demande des collaborations et des synergies au niveau international dans le but de trouver des solutions aux conflits et aux guerres, qui contraignent tant de personnes à laisser leur maison et leur patrie. Il s’agit aussi de faire le possible pour alléger leurs souffrances, sans se lasser d’agir avec intelligence et continuité pour la justice et la paix, en témoignant dans les faits des valeurs humaines et chrétiennes», a déclaré le pape.

Il a évoqué Jean-Paul II «inventeur et promoteur des Journées mondiales de la Jeunesse», qui «aimait parler de l’Europe qui respire avec ses deux poumons : le rêve d’un nouvel humanisme européen est animé par le souffle créateur et harmonieux de ces deux poumons et de la civilisation commune qui trouve dans le christianisme ses racines les plus solides».

Le pape a évoqué deux événements de l’histoire récente de la Pologne. Tout d’abord le pardon entre les épiscopats allemand et polonais, il y a 50 ans : «L’initiative, qui a impliqué initialement les communautés ecclésiales, a déclenché aussi un processus social, politique, culturel et religieux irréversible, changeant l’histoire des relations entre les deux peuples.»

Et ensuite «la Déclaration conjointe entre l’Église catholique de Pologne et l’Église orthodoxe de Moscou : un acte qui a engagé un processus de rapprochement et de fraternité non seulement entre les deux Églises, mais aussi entre les deux peuples».

Le pape a salué dans ces deux événements un don spécial de la Pologne : «la noble nation polonaise montre comment on peut faire grandir la mémoire bonne et laisser tomber la mauvaise». Il en discerne la source:  «Pour cela il faut une espérance solide et une confiance en Celui qui conduit le destin des peuples, ouvre les portes fermées, transforme les difficultés en opportunité et crée de nouveaux scénarios là où cela semblait impossible.»

C’est dans ce contexte que le pape a appelé à des politiques familiales et pour la vie qui ne laissent pas de côté les familles pauvres et en difficulté : «Les mêmes politiques sociales en faveur de la famille, cellule première et fondamentale de la société, pour venir en aide aux plus faibles et aux plus pauvres et les soutenir dans l’accueil responsable de la vie, seront de cette façon encore plus efficaces. La vie doit toujours être accueillie et protégée – les deux choses ensemble : accueillie et protégée – de la conception à la mort naturelle, et tous nous sommes appelés à la respecter et à en prendre soin. D’autre part, il revient à l’État, à l’Église et à la société d’accompagner et d’aider concrètement quiconque se trouve en situation de graves difficultés, afin qu’un enfant ne soit jamais perçu comme un poids mais comme un don, et que les personnes les plus fragiles et pauvres ne soient pas abandonnées.»

Dans son discours très chaleureux le président Duda avait auparavant cité, notamment, l’appel de Jean-Paul II en 1979 à une nouvelle Pentecôte, à Varsovie : «Que l’Esprit Saint renouvelle la face de la terre, de cette terre». Il a souligné qu’un grand renouveau s’en était suivi pour la Pologne et il a exprimé sa conviction que c’est de cette Pentecôte dont le monde d’aujourd’hui a besoin.

 

Le pape François visite la cathédrale de Cracovie

 

Au terme de la première journée de son voyage apostolique en Pologne, le 27 Juillet 2016, le pape François a rencontré quelque 130 Évêques du pays en la cathédrale des Saints-Stanislas-et-Venceslas de Cracovie.

Église mère de l’Archidiocèse, la cathédrale se dresse près du Palais royal, sur la colline du Wawel. Elle abrite la fameuse «Chapelle de Sigismond» (en polonais Kaplica Zygmuntowska), à la coupole d’or, érigée entre 1519 et 1533 comme chapelle tombale des derniers souverains de la dynastie des Jagellon.

Dans la crypte de la cathédrale, indique Radio Vatican, on peut visiter des tombes d’écrivains et personnages historiques : le roi Casimir Wielki, le général Tadeusz Kosciuszko, le général Józef Pilsudski ainsi que le président polonais Lech Kaczynski avec sa femme Maria, morts dans l’accident d’avion de Smolensk en 2010.

Devant la dépouille de saint Stanislas

Accueilli au sanctuaire national par l’Archevêque de Cracovie, le Cardinal Stanisław Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II, le pape s’est d’abord recueilli devant la dépouille de saint Stanislas, patron de la Pologne et devant des reliques du pape Jean-Paul II, également exposées.

Évêque de Cracovie qui succéda à l’Évêque Lambert en 1072, saint Stanislas fut un défenseur de la liberté de l’Église et de la dignité de l’homme. Il subit le martyre sous le roi Boleslas II, que Stanislas avait excommunié pour ses crimes quotidiens et les nombreux scandales qu’il provoquait. Comme le roi continuait à participer à la liturgie, l’Évêque ordonna aux prêtres de suspendre les célébrations chaque fois que l’excommunié osait franchir le seuil de leurs églises.

Rempli de fureur, Boleslas II se rendit à l’église Saint Michel, où célébrait Stanislas, en dehors de Cracovie, et ordonna à ses gardes de le massacrer. Mais selon la légende, alors qu’ils allaient mettre la main sur le saint, ils furent terrassés au sol par une force mystérieuse. Le roi alors s’approcha de Stanislas et lui asséna un violent coup d’épée sur la tête puis donna l’ordre que le cadavre soit traîné en dehors de l’église et livré aux bêtes sauvages. Saint Stanislas a été canonisé par le pape Innocent IV en 1253.

 

Dialogue avec les Évêques

Dans la cathédrale surmontée de trois tours, l’une d’elles contenant l’imposante cloche de Sigismond (1520), la plus grande de Pologne, qui résonne jusqu’à 12 km de Cracovie, le pape a entamé avec les évêques un dialogue à huis-clos.

À la fin de la rencontre, il s’est rendu à l’archevêché de Cracovie, où il logera durant son séjour de cinq jours en Pologne.

 

Source Zenit

Les jeunes du diocèse de Reims aux JMJ : jour 9

“Quelle première journée folle dans tous les sens du terme pour débuter cette semaine à Cracovie !

Après notre première grasse matinée depuis notre départ de Reims, qui fit beaucoup de bien suite à une semaine intense et fatigante, nous avions rendez-vous à midi à la paroisse pour un briefing par les responsables de “frat” sur les horaires et la semaine à venir. Suite à un repas sur le parking, nous nous mîmes en marche vers la gare afin de partir pour Cracovie. Après avoir évité un orage et vécu un trajet d’une heure et demi en train, nous sommes arrivés à la capitale historique de la Pologne : direction la plaine de Blonia pour la messe d’accueil. De la gare jusqu’à ce lieu, chaque rue était investie par les centaines de milliers de pèlerins qui convergeaient vers cet espace idéalement situé. L’essentiel du groupe de Reims était installé dans un même carré de la plaine, assez loin de l’autel mais avec une vue imprenable sur la marée humaine, ses oriflammes et calicots qui nous devançaient et qui nous firent prendre conscience que ce rassemblement relèverait d’une autre dimension que le festival de Lodz.

À l’aide de tickets que l’on nous avait préalablement distribué, il nous fut permis de souper, en nous adressant notamment à de charmantes et typiques baraques à frites ou de petits restaurants polonais. Notre présence loin du podium nous permit de rapidement diner. Malheureusement le temps manquant, nous avons dû remonter vers la gare dans une ambiance de fête urbaine incroyable entre autre sur la magnifique place au cœur de la ville.

À la gare, ce sont en plus des scènes de cohues. Les horaires ont été changés et les trains manquent au départ de Cracovie. Nous manquons un premier train déjà trop rempli. L’arrivée, espérée vers 23 h 00, aura finalement lieu à 1 h 30 où les accueils nous attendent.

Cette journée fut aussi marquée par l’attaque perpétrée dans le diocèse de Rouen. Bien qu’abasourdis, choqués et marqués, nous ne nous sommes pas laissé voler l’assurance que Christ est la source de la Joie et que nous sommes les représentants d’une Église jeune, dynamique et vivante. Notre pèlerinage à la source de la miséricorde prend encore plus de sens et résonne alors le thème de ces JMJ : «Heureux les miséricordieux, ils recevront miséricorde».

Le programme de demain est axé autour d’un temps au sanctuaire de la miséricorde divine au sud de Cracovie.

Bien fraternellement en Christ,

À demain pour la suite.”

 

Pour la communication des JMJ Reims-Ardennes,
Augustin et Élie

 

 

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Messe d’ouverture des XXXIème JMJ à Cracovie

Messe d’ouverture présidée par le Cardinal Stanislas Dziwisz, Archevêque de Cracovie sous le patronage de Saint Jean Paul II, initiateur des JMJ.

 

cardinalChers jeunes amis !

Le jour que nous attendions depuis 3 ans est enfin arrivé.

Nous l’attendions depuis le moment, où, à Rio  de Janeiro, le Pape François a annoncé que les prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse se tiendraient à Cracovie en Pologne.

Les jours, les heures, les minutes et les secondes qui nous séparaient de cet instant étaient comptés par l’horloge, qui se trouve sur la façade de la Basilique Sainte-Marie, dans le centre historique de Cracovie.

Il y a pourtant une horloge plus importante, qui enregistre les pensées et les sentiments dans nos cœurs et qui nous préparait spirituellement à cette rencontre des jeunes disciples du Maître de Nazareth, qui commence aujourd’hui.

Vous venez de tous les continents et de toutes les nations, de l’Occident et de l’Orient, du nord et du sud de notre globe terrestre, en apportant avec vous vos expériences. Vous portez en vous de nombreux désirs, vous parlez différentes langues mais à partir d’aujourd’hui‘hui nous allons tous utiliser le langage de l’Évangile. C’est le langage de l’amour, de la fraternité, de la solidarité et de la paix.

Je vous souhaite la bienvenue dans la ville de Karol Wojtyła – de St Jean-Paul II. C’est ici qu’il se prépara à servir l’Église et c’est d’ici qu’il partit sur les chemins du monde, pour annoncer l’Évangile de Jésus Christ. Je vous souhaite la bienvenue dans cette ville, où nous ressentons particulièrement le mystère et le don de la Miséricorde Divine.

Cari amici – benvenuti a Cracovia! Dear friends – welcome to Cracow ! Chers amis – bienvenus à Cracovie !

Liebe Freunde – herzlich willkommen in Krakau ! Queridos amigos – bienvenidos a Cracovia ! Queridos amigos – Bem-vindos à Cracóvia ! Дорогие Друзья! Добро пожаловать в Краков ! Дорогі друзі, вітаємо у Кракові !

Drodzy Przyjaciele – witajcie w Krakowie !

Frères et sœurs, ouvrons nos cœurs pour accueillir la Parole de Dieu et le don de l’Eucharistie. Que le Christ crucifié puis ressuscité, le Sauveur du monde soit présent au milieu de nous. Remettons-lui toutes nos pensées et tous nos sentiments, nos espoirs et nos attentes en lien avec cette fête de la foi  de notre jeune Église, qui commence aujourd’hui.

Puisque nous sommes conscients de nos infidélités et de nos péchés, demandons pardon au Seigneur, afin que d’un cœur pur, nous puissions célébrer ensemble la sainte Eucharistie.

 

 Homélie du Cardinal Stanislas Dziwisz

Chers Amis !

En écoutant le dialogue du Christ ressuscité avec Simon Pierre au bord du lac de Tibériade, lorsque l’apôtre répond à la question du Christ, répétée trois fois “m’aimes-tu ?”, ayons en tête les éléments de la vie du pécheur de Galilée, qui précédèrent cette discussion décisive. Nous savons qu’un beau jour il quitta tout – sa famille, sa barque et ses filets – pour suivre l’incroyable Maître de Nazareth. Il devint son disciple et apprit à porter Son regard, sur toute chose qui concerne Dieu et l’homme.  Il éprouva sa passion et sa mort, ainsi que des moments de faiblesse et de trahison personnelle. Il fut surpris et heureux en voyant le Christ ressuscité apparaître à ses disciples avant de monter au ciel.

Nous devons aussi garder en tête la suite de cet échange, de cet examen d’amour, qui est décrit dans l’Évangile d’aujourd’hui. Simon-Pierre, fortifié par l’Esprit Saint est devenu un témoin courageux du Christ. Il est devenu le rocher de l’Église naissante. Il dû en payer le prix, en donnant sa vie dans la capitale romaine, crucifié comme son Maître. Le sang versé de Pierre a permis de semer la foi  et de faire grandir l’Église, répandue sur toute la terre.

Le Christ nous parle aujourd’hui à Cracovie, au bord de la Vistule qui traverse la Pologne, des montagnes jusqu’à la mer. L’expérience vécue par Pierre peut devenir la nôtre et nous faire réfléchir.

Posons-nous donc 3 questions et cherchons-en les réponses. Pensons d’abord : d’où venons-nous ? Puis, où en sommes-nous, en ce moment de notre vie ? Enfin, où allons-nous et qu’allons-nous emporter avec nous après ces JMJ ?

 

  1. 1. D’où venons-nous ? Nous venons de “toutes les nations sous le ciel” (Act. ap. 2, 5), comme ceux qui se sont rassemblés le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Nous sommes cependant bien plus nombreux qu’il y a deux mille ans, car nous avons derrière nous deux millénaires de transmission de l’Évangile aux quatre coins du monde. Nous apportons avec nous la richesse de nos cultures, de nos traditions et de nos langues. Nous apportons avec nous les expériences de nos Églises locales. Nous apportons avec nous les témoignages de foi et de sainteté des générations passées et de la génération actuelle de nos frères et sœurs, des disciples du Seigneur ressuscité.

Nous venons des régions du monde, où les hommes vivent en paix, où les familles sont des communautés d’amour et de vie et où les jeunes peuvent réaliser leurs rêves. Il y a parmi nous des jeunes, qui vivent dans des pays, où les gens souffrent des conflits et des guerres, où les enfants meurent de faim, où les chrétiens sont terriblement persécutés. Il y a des jeunes parmi nous, qui viennent de pays où règne la violence, le terrorisme aveugle, où le gouvernement abuse de son pouvoir sur l’homme et le peuple, animé par une folle idéologie.

Nous venons avec nos propres expériences de l’Évangile vécue au quotidien dans ce monde difficile. Nous venons avec nos peurs et nos déceptions, mais aussi nos nostalgies et nos espoirs, nos désirs de vivre dans un monde plus humain, plus fraternel et solidaire. Nous nous rendons compte de nos faiblesses, mais nous croyons, que “l’on peut tout en celui qui nous donne la force” (Phil. 4, 13). Nous pouvons faire face aux défis du monde actuel, où l’homme doit choisir entre la foi  et l’incroyance, entre le Bien et le Mal, entre l’amour et sa négation.

 

  1. 2. Où sommes-nous aujourd’hui, à quel endroit, à quel moment de notre vie ? Nous sommes venus de près et de loin. Bon nombre d’entre nous ont parcouru des milliers de kilomètres et ont investi beaucoup dans ce voyage pour pouvoir être ici aujourd’hui.  Nous sommes à Cracovie, ancienne capitale de Pologne, où la lumière de la foi  est arrivée il y a mille cinquante ans. L’histoire de la Pologne n’était pas facile, mais nous avons toujours essayé de rester fidèles à Dieu et à l’Évangile.

Nous sommes ici, car Jésus nous y a réunis. Il est la lumière du monde. Celui qui Le suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. À qui d’autre irions-nous ? Il n’y a que Jésus Christ qui est capable de satisfaire les désirs les plus profonds du cœur humain. C’est lui qui nous a guidés jusqu’ici.  Il est présent parmi nous. Il nous accompagne comme ses disciples qui marchaient vers Emmaüs. Remettons-lui toutes nos affaires, nos peurs et nos espoirs. Il nous questionnera sur notre amour pour Lui, comme il a questionné Simon Pierre. Ne fuyons pas devant la réponse à cette question.

En rencontrant Jésus, nous découvrons que nous formons une grande communauté, l’Église, qui dépasse les frontières humaines et qui divisent les hommes construites par l’homme divisant les hommes.  Nous sommes tous des enfants de Dieu rachetés par le sang de Son Fils Jésus Christ. Vivre l’universalité de l’Église est une expérience incroyable des Journées Mondiales de la Jeunesse.  C’est de nous, de notre foi  et de notre sainteté que dépend l’image de l’Église.  C’est notre rôle d’apporter l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ, ou ne le connaissent pas encore assez.

Demain nous accueillerons le successeur de St Pierre, le pape François. Après demain nous lui souhaiterons la bienvenue sur ce même lieu. Les jours suivants nous pourrons l’écouter et prier avec lui. La présence du Pape aux Journées Mondiales de la Jeunesse est une très belle caractéristique de cette fête de la foi.

 

  1. 3. Enfin troisième et dernière question : où allons-nous et qu’allons-nous emporter avec nous ? Notre rencontre va durer seulement quelques jours, durant lesquels nous vivrons une expérience spirituelle très intense, qui ne va pas sans peine. Puis nous rentrerons dans nos foyers, auprès de nos proches, dans nos écoles, universités et lieux de travail. Peut-être prendrons-nous des décisions importantes ? Peut-être choisirons-nous un nouveau but dans nos vies ? Peut-être entendrons-nous la voix du Christ qui nous demandera de tout laisser et de le suivre ?

Qu’emporterons-nous ? Mieux vaut ne pas répondre trop vite, mais relevons néanmoins le défi. Partageons ce que nous avons de plus précieux. Partageons notre foi, nos expériences, nos espoirs. Chers jeunes amis, formez vos esprits et vos cœurs. Écoutez les catéchèses prêchées par les évêques, écoutez attentivement le pape François. Participez de tout votre cœur à la sainte liturgie. Expérimentez l’amour miséricordieux du Seigneur dans le sacrement de la réconciliation. Découvrez aussi les sanctuaires de Cracovie, les richesses de la culture de cette ville, ainsi que l’hospitalité de ses habitants et des villages environnants, où vous trouverez le repos après une rude journée.

Cracovie vit des mystères de la Miséricorde Divine, entres autres grâce à Sainte Faustine et à Saint Jean-Paul II, qui ont sensibilisé l’Église et le monde à cette face de l’amour de Dieu. En rentrant dans vos pays, vos maisons et vos communautés, emportez avec vous  l’étincelle de la miséricorde en rappelant à tous, qu’”heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde” (Mt 5, 7). Apportez aux  autres la flamme de votre foi et allumez de nouvelles flammes, afin  que les  cœurs des hommes battent en  rythme avec le cœur du Christ, qui est un “foyer ardent de l’amour”. Que  la flamme de l’amour embrase notre monde, afin qu’il n’y  ait  plus d’égoïsme, de violence et d’injustice, que notre monde soit affermi par la civilisation de  la bonté, de la réconciliation, de l’amour et de la paix.

Le prophète Isaïe nous parle aujourd’hui “qu’ils sont beaux les pas du  messager qui porte la bonne nouvelle (Isaïe  52, 7). Apportez au monde la Bonne Nouvelle. Donnez le témoignage que ça  vaut la peine de lui remettre notre destin. Ouvrez grand au Christ  les  portes de vos cœurs. Annoncez avec conviction, comme l’Apôtre Paul que ni la mort ni la vie, [… ] ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur” (Rom.  8, 38-39).

Amen.

 

Source shalomworld