Le billet de notre Curé – Mai 2019

Le Rite de la Paix…

 

La liturgie est le lieu par excellence de la rencontre et de la sanctification de la paroisse. Le décret sur le ministère et la vie des prêtres du Concile Vatican II dit que le prêtre est le ministre de la liturgie ; « c’est là qu’il exerce sa charge sacrée… » Il n’est pas le maître, le propriétaire, mais le gardien de la Sainte Liturgie. Elle tient une place importante dans notre vie chrétienne car elle actualise le mystère pascal « l’œuvre du Salut accompli par le Christ. » « Elle est un avant-goût de la liturgie céleste, en elle, s’unissent le ciel et la terre… » (Constitution sur la Sainte liturgie et la Révélation Divine.)

En ce qui concerne le rite de la paix, le prêtre a la possibilité de donner la paix, mais il n’y est pas obligé. S’il le fait, chacun la reçoit puis la transmet de voisin en voisin, depuis le prêtre jusqu’au fond de l’église. Les seuls qui aient à se déplacer sont les servants de messe chargés de porter la paix aux fidèles.

Cette paix que les fidèles se communiquent, c’est la paix du Christ. Une fausse convivialité estompe cette donnée essentielle et dénature le geste de paix. Ayant reçu du célébrant la paix, le diacre la transmet…en effet, s’ils ont reçu l’imposition des mains le jour de leur ordination, c’est précisément pour parler à l’assemblée au nom du Christ : « donnez-vous la paix. » Le prêtre ne doit pas quitter le sanctuaire au moment de la paix, pour ne pas introduire de désordre dans la célébration. Le missel ne suppose pas que le célébrant se déplace pour donner la paix. Il serait regrettable que cet échange de bons sentiments amène à oublier la présence sur l’autel de Jésus, le Prince de la paix.

 

Bon et heureux temps de Pâques dans la confiance et la paix !

                                                                                             

Votre curé, L’abbé Pascal Rodrigues.