Éditos et articles de presse

ÉDITOS

Édito bienvenue

«IN FIDE ET LENITATE»
Dans la foi et la bienveillance

Devise du Cardinal Luçon, fondateur du Grand Séminaire de Reims en 1927 devenu Maison Diocésaine Saint-Sixte en1995

Bonjour à tous,

Soyez les bienvenus sur le site de la Maison Diocésaine Saint Sixte. Nous espérons que les quelques pages que vous allez consulter vous donneront l’envie de vous déplacer et de franchir la distance qui nous sépare.

Voulue par Monseigneur BALLAND, et développée par Monseigneur Thierry JORDAN, la Maison Diocésaine Saint-Sixte est un centre vivant pour les mouvements et les services du Diocèse. La maison a pour vocation de créer du lien. Elle soutient les initiatives du diocèse qui permettent de rencontrer l’autre et le Christ. Toute l’équipe animatrice (composée de salariés et de bénévoles) a l’ambition d’accueillir dans la foi et la bienveillance celui qui est de passage ou un habitué.

Depuis novembre 2010, une famille partage la joie d’avoir reçu comme mission de faire vivre ce lieu. Ce service est une source de joies, de rencontres, et d’émerveillements. Une chose est sûre : l’Eglise est bien vivante !

Venez nombreux découvrir la Maison Diocésaine Saint-Sixte !

Pour toute l’équipe,

Véronique et Matthieu SAINT GUILHEM
Famille d’Accueil

ÉDITO N°1 – Janvier 2017

BrianSkerry, nationalgeographic - Pteropod, Japon
BrianSkerry, nationalgeographic - Pteropod, Japon

La Maison Diocésaine Saint Sixte vous souhaite une belle année 2017, pour vous et vos proches : légèreté, pureté, paix et joie.

Toute l’équipe de la maison diocésaine est heureuse de vous souhaiter une belle année 2017. Et si cette année nous prenions le temps d’entrer dans la joie de l’amour et nous décidions d’aimer en vérité notre Église, telle qu’elle est ? Je vous partage la méditation du Cardinal Christoph SCHONBORN* (tirée du Magnificat du 27 décembre 2016) :

Le Zèle de l’Amour

«La résurrection, l’évènement le plus important de toute l’histoire de l’humanité, se produisit sans que personne ne puisse la voir, la décrire, la contempler.

Deux hommes justes s’étaient occupés du corps de Jésus, l’avaient descendu de la croix, et l’avaient déposé respectueusement dans un tombeau. Ce n’est vraiment pas élogieux de la part des apôtres, les plus proches collaborateurs de Jésus, de ne pas s’être acquittés de ce service. Étaient-ils terrorisés au point de laisser ainsi tomber Jésus ? Ne nous étonnons pas que «l’Église institutionnelle» se comporte parfois encore de façon aussi peu élogieuse. Les apôtres reconnaitront plus tard leur lâcheté, ils la regretteront et ils auront suffisamment d’honnêteté pour ne pas la cacher dans l’Évangile. Nous devons leur savoir gré de cette sincérité. Elle demeure un exemple pour tous les ministres de l’Église.

«L’Église de Marie Madeleine», en revanche n’a pas de honte à avoir. Cette grande pécheresse, qui, grâce à Jésus, a découvert le vrai sens de l’amour, a un comportement totalement différent. Dès l’aube, elle se rend au tombeau qu’elle trouve ouvert et vide. Quel choc ! Elle en avertit les Apôtres qui accourent à toute allure. Jean, le plus jeune, court plus vite, Pierre, plus lourdaud est derrière lui, mais c’est lui qui entre le premier dans le tombeau. On a toujours vu un symbole dans cette image de ces deux personnages. Pierre est l’Église institutionnelle qui dirige, Jean l’Église qui aime. Ceux qui aiment sont plus rapides que ceux qui dirigent et qui doivent s’occuper de beaucoup de choses. Mais ceux qui aiment, respectent ceux qui dirigent et se rangent derrière eux. Il ne doit y avoir de rivalité entre les deux, l’Église a besoin des deux, du zèle de l’amour et de l’ordre de l’institution. »

Que cette année voit grandir notre amour pour l’Église : pour l’Église qui dirige et pour l’Église qui aime.

Amen !

MSG

* Le cardinal Schönborn (né en 1945) est archevêque de Vienne, en Autriche, depuis 1995. Il est président de la Conférence des Evêques d’Autriche et il a été l’un des maîtres d’œuvre du Catéchisme de l’Église catholique.

Editon N°2 - Mars 2017

careme

Le Carême s’ouvrira le 1er mars avec la célébration du Mercredi des Cendres. Le message du Pape pour le Carême 2017 est axé sur la parabole de Lazare et de l’homme riche dans l’Évangile de Luc.

Texte intégral du message du pape François, carême 2017 :

«Chers Frères et Sœurs,

Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à Dieu «de tout son cœur» (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment  notre retour à Lui et, par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

Le Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens sacrés que l’Église nous offre: le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette période. Je voudrais ici m’arrêter en particulier sur la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf. Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle.

L’autre est un don

La parabole commence avec la présentation des deux personnages principaux ; cependant le pauvre y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans une situation désespérée et n’a pas la force de se relever, il gît devant la porte du riche et mange les miettes qui tombent de sa table, son corps est couvert de plaies que les chiens viennent lécher (cf. vv. 20-21). C’est donc un tableau sombre, et l’homme est avili et humilié.

La scène apparaît encore plus dramatique si l’on considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom chargé de promesses, qui signifie littéralement «Dieu vient en aide». Ainsi ce personnage ne reste pas anonyme mais il possède des traits bien précis ; il se présente comme un individu avec son histoire personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux du riche, il nous apparaît connu et presque familier, il devient un visage; et, comme tel, un don, une richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu se souvient, même si sa condition concrète est celle d’un déchet humain (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

Lazare nous apprend que l’autre est un don. La relation juste envers les personnes consiste à reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à changer de vie. La première invitation que nous adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre car toute personne est un don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons pas. Le Carême est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire il est nécessaire de prendre au sérieux également ce que nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.

Le péché nous rend aveugles

La parabole met cruellement en évidence les contradictions où se trouve le riche (cf. v. 19). Ce personnage, contrairement au pauvre Lazare, ne possède pas de nom, il est seulement qualifié de “riche”. Son opulence se manifeste dans son habillement qui est exagérément luxueux. La pourpre en effet était très précieuse, plus que l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est excessive d’autant plus qu’elle est exhibée tous les jours, de façon habituelle: «Il faisait chaque jour brillante chère» (v.19). On aperçoit en lui, de manière dramatique, la corruption du péché qui se manifeste en trois moments successifs: l’amour de l’argent, la vanité et l’orgueil (cf. Homélie du 20 septembre 2013).

Selon l’apôtre Paul, «la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent» (1 Tm 6,10). Il est la cause principale de la corruption et la source de jalousies, litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous dominer et devenir ainsi une idole tyrannique (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu d’être un instrument à notre service pour réaliser le bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour et fait obstacle à la paix.

La parabole nous montre ensuite que la cupidité rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise dans les apparences, dans le fait de montrer aux autres ce que lui peut se permettre. Mais l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus superficielle et éphémère de l’existence (cf. ibid., n. 62).

Le niveau le plus bas de cette déchéance morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi et c’est la raison pour laquelle les personnes qui l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit de l’attachement à l’argent est donc une sorte de cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé, couvert de plaies et prostré dans son humiliation.

En regardant ce personnage, on comprend pourquoi l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de l’amour de l’argent : «Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent» (Mt 6,24).

La Parole est un don

L’évangile du riche et du pauvre Lazare nous aide à bien nous préparer à Pâques qui s’approche. La liturgie du Mercredi des Cendres nous invite à vivre une expérience semblable à celle que fait le riche d’une façon extrêmement dramatique. Le prêtre, en imposant les cendres sur la tête, répète ces paroles : «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière». Le riche et le pauvre, en effet, meurent tous les deux et la partie la plus longue du récit de la parabole se passe dans l’au-delà. Les deux personnages découvrent subitement que «nous n’avons rien apporté dans ce monde, et nous n’en pourrons rien emporter» (1 Tm 6,7).

Notre regard aussi se tourne vers l’au-delà, où le riche dialogue avec Abraham qu’il appelle «Père» (Lc 16, 24 ; 27) montrant qu’il fait partie du peuple de Dieu. Ce détail rend sa vie encore plus contradictoire car, jusqu’à présent, rien n’avait été dit sur sa relation à Dieu. En effet dans sa vie, il n’y avait pas de place pour Dieu, puisqu’il était lui-même son propre dieu.

Ce n’est que dans les tourments de l’au-delà que le riche reconnaît Lazare et il voudrait bien que le pauvre allège ses souffrances avec un peu d’eau. Les gestes demandés à Lazare sont semblables à ceux que le riche aurait pu accomplir et qu’il n’a jamais réalisés. Abraham néanmoins lui explique que «tu as reçu tes biens pendant ta vie et Lazare pareillement ses maux; maintenant ici il est consolé et toi tu es tourmenté» (v.25). L’au-delà rétablit une certaine équité et les maux de la vie sont compensés par le bien.

La parabole acquiert une dimension plus large et délivre ainsi un message pour tous les chrétiens. En effet le riche, qui a des frères encore en vie, demande à Abraham d’envoyer Lazare les avertir ; mais Abraham répond : «ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent» (v. 29). Et devant l’objection formulée par le riche, il ajoute : «Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus» (v.31).

Ainsi se manifeste le vrai problème du riche : la racine de ses maux réside dans le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu ; ceci l’a amené à ne plus aimer Dieu et donc à mépriser le prochain. La Parole de Dieu est une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu. Fermer son cœur au don de Dieu qui nous parle a pour conséquence la fermeture de notre cœur au don du frère.

Chers frères et sœurs, le Carême est un temps favorable pour nous renouveler dans la rencontre avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses Sacrements et dans le prochain. Le Seigneur qui – au cours des quarante jours passés dans le désert a vaincu les pièges du Tentateur – nous montre le chemin à suivre. Que l’Esprit Saint nous aide à accomplir un vrai chemin de conversion pour redécouvrir le don de la Parole de Dieu, être purifiés du péché qui nous aveugle et servir le Christ présent dans nos frères dans le besoin. J’encourage tous les fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en participant également aux campagnes de Carême promues par de nombreux organismes ecclésiaux visant à faire grandir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine. Prions les uns pour les autres afin que participant à la victoire du Christ nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en plénitude de la joie pascale.

Du Vatican, le 18 octobre 2016

Fête de Saint Luc, évangéliste»

ÉDITO N° 3 – 14 juin 2017

pape

50 ans du Renouveau charismatique : baptême dans l’Esprit, louange et service
Veillée de pentecôte et prière œcuménique avec le pape François au Circo Massimo à Rome le 3 juin 2017

Quelque 50 000 membres de mouvements charismatiques du monde entier ont entouré le pape François au Circo Massimo de Rome, le 3 juin 2017, à la veille de la fête de la Pentecôte. Un véritable cénacle «à ciel ouvert, parce que nous n’avons pas peur», a affirmé le pape qui avait convoqué ce rassemblement à l’occasion du Jubilé d’or du Renouveau charismatique catholique. Au début de la rencontre, entouré de responsables de mouvements charismatiques – y compris d’autres confessions chrétiennes – le pape, qui a témoigné à plusieurs reprises qu’il avait lui-même reçu le «baptême dans l’Esprit Saint» à Buenos Aires, s’est joint à la foule venue de 130 pays, pour un hymne de louange, les mains ouvertes. «Merci pour le témoignage que vous donnez ici, aujourd’hui. Cela fait du bien à tous, cela me fait du bien à moi aussi», a-t-il confié en ouvrant sa méditation depuis le podium où de grandes bannières proclamaient «Jésus est Seigneur».

Voici la traduction intégrale, de l’italien, de l’allocution du pape François.

Allocution du pape François :

Frères et sœurs, merci pour le témoignage que vous donnez aujourd’hui, ici : merci ! Cela fait du bien à tous, y compris à moi, à tous !

Dans le premier chapitre des Actes des Apôtres nous pouvons lire : «Pendant qu’il était à table avec eux, il leur ordonna de ne pas s’éloigner de Jérusalem, et d’attendre l’accomplissement de la promesse du Père, celle que – dit-il- vous avez entendue de moi : Jean baptisait avec l’eau, par contre, dans peu de temps, vous serez baptisés dans l’Esprit-Saint» (Ac 1,4-5).

«Quand arriva le jour de la Pentecôte, ils se trouvaient tous ensemble dans le même lieu. Quand soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison ou ils étaient assis en fut remplie toute entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis de l’Esprit Saint : ils commencèrent à parler d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit» (Ac 2,1-4).

Aujourd’hui nous sommes comme dans un Cénacle à ciel ouvert, parce que nous n’avons pas peur : à ciel ouvert, mais aussi avec le cœur ouvert à la promesse du Père. Nous sommes réunis «nous tous croyants», tous ceux qui professent que «Jésus est le Seigneur», «Jesus is the Lord». Beaucoup sont venus de nombreuses régions du monde et l’Esprit Saint nous a réunis pour établir des liens d’amitié fraternelle qui nous encouragent sur le chemin de l’unité, l’unité pour la mission – non pas pour être immobiles ! -, pour la mission, pour proclamer que Jésus est le Seigneur – «Jesus es el Señor» – pour annoncer ensemble l’amour du Père pour tous ses enfants ! Pour annoncer la Bonne Nouvelle à tous les peuples ! Pour démontrer que la paix est possible. Ce n’est pas si facile de démontrer à ce monde d’aujourd’hui que la paix est possible, mais au nom de Jésus nous pouvons démontrer par notre témoignage que la paix est possible ! Mais ce n’est possible que si nous sommes en paix entre nous. Si nous insistons sur les différences, nous sommes en guerre entre nous et nous ne pouvons pas annoncer la Paix. La paix est possible grâce à notre confession que Jésus est le Seigneur et par notre évangélisation sur ce chemin. C’est possible. Même en montrant que nous avons des différences – c’est évident, nous avons des différences -, mais que nous désirons être «une diversité réconciliée». Ces paroles ne sont pas de moi, elles ne sont pas de moi. Elles sont d’un frère luthérien. «Diversité réconciliée».

Et maintenant nous sommes ici nombreux ! Nous nous sommes réunis pour prier ensemble, pour demander la venue de l’Esprit Saint sur chacun d’entre nous pour sortir dans les rues de la ville et du monde à proclamer le règne de Jésus Christ.

Le livre de Actes déclare : «Nous sommes Parthes, Mèdes, élamites, habitants de Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, Le Pont et de l’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et de la partie de la Libye voisine de Cyrène, Romains résidents ici, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, et nous les entendons parler dans nos langues des grandes œuvres de Dieu» (Ac 2,9-11). Parler la même langue, écouter, comprendre … Il y a des différences, mais l’Esprit Saint nous fait comprendre le message de la résurrection de Jésus dans notre propre langue.

Nous sommes réunis ici croyants en provenance de 120 pays du monde, pour célébrer l’œuvre souveraine de l’Esprit Saint dans l’Église, qui prit son départ il y a 50 ans et a donné naissance … à une institution ? Non ! À une organisation ? Non ! À un courant de grâce, au courant de grâce du Renouveau charismatique catholique, œuvre qui est née … catholique ? Non ! Elle est née œcuménique parce que l’Esprit Saint a créé l’unité et c’est ce même Esprit Saint qui a donné l’inspiration pour qu’il en soit ainsi ! C’est important de lire les œuvres du cardinal Suenens sur ce sujet : c’est très important !

La venue de l’Esprit Saint transforme les hommes fermés du fait de la peur en de courageux témoins de Jésus. Pierre, qui avait renié Jésus trois fois, rempli de la force de l’Esprit Saint a proclamé : «Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié» (Ac 2,36). C’est la profession de foi de tous les chrétiens ! Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez et qui a été crucifié. Vous êtes d’accord sur cette profession de foi ? [ils répondent : OUI!]. C’est la nôtre, à tous, tous, la même !

La Parole poursuit en disant : «Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils vendaient : ils aidaient les pauvres. Quelques un étaient malhonnêtes – on pense à Ananie et Saphire, il y en a toujours -, mais tous les croyants, la majorité, s’aidaient. Ils étaient chaque jour, tous ensemble, assidus au Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés» (Ac 2,44-47).

La communauté croissait et l’Esprit les inspirait. J’aime beaucoup de penser à Philippe, quand l’ange lui dit : «Va sur la route de Gaza et trouve ce prosélyte, ministre de l’économie de la reine d’Éthiopie, Candace». C’était un prosélyte et il lisait Isaïe. Philippe lui expliqua la parole, proclama Jésus, et il se convertit. À un certain moment il dit : «Mais, ici il y a de l’eau : je veux être baptisé». C’était l’Esprit Saint qui avait poussé Philippe à venir là, dès le début, c’est l’Esprit qui a poussé tous les croyants à proclamer le Seigneur.

Aujourd’hui nous avons choisi de nous réunir ici, dans cet endroit – c’est ce qu’a dit le Pasteur Traettino – parce que ici, pendant les persécutions, ont été martyrisés des chrétiens, pour le divertissement de ceux qui étaient là à regarder. Aujourd’hui il y a plus de martyrs qu’hier ! Aujourd’hui il y a plus de martyrs, chrétiens. Ceux qui tuent les chrétiens, avant de les tuer ils ne demandent leur pas : «Tu es orthodoxe ? Tu es catholique ? Tu es évangéliste ? Tu es luthérien ? Tu es calviniste ?» «Non» , «Tu es chrétien ?«Oui» : égorgé, tout de suite. Aujourd’hui il y a plus de chrétiens que pendant les premiers temps. Ça c’est l’œcuménisme du sang : il y unit le témoignage de nos martyrs d’aujourd’hui. En différents endroits du monde le sang chrétien est versé ! Aujourd’hui, l’unité des chrétiens est plus urgente que jamais, unis par l’opération de l’Esprit Saint, dans la prière et dans l’action pour les plus pauvres. Avancer ensemble, travailler ensemble ; nous aimer. Nous aimer. Ensemble chercher à expliquer les différences, nous mettre d’accord, mais en marchant ! Si nous restons immobiles, sans avancer, jamais, jamais nous nous mettrons d’accord. C’est ainsi, parce que l’Esprit veut nous voir avancer.

Cinquante ans de Renouveau charismatique catholique. Un courant de la grâce de l’Esprit ! Pourquoi courant de grâce ? Parce qu’il n’a ni fondateur, ni organisme de gouvernement. Évidemment, de nombreuses expressions sont nées dans ce courant qui, certes, sont des œuvres humaines inspirées de l’Esprit, avec de nombreux charismes, tous au service de l’Église. Contre un courant on ne peut pas opposer de digues, on ne peut pas non plus mettre l’Esprit en cage !

Cinquante années sont passées. Quand on atteint cet âge les forces commencent à décliner. C’est la moitié de la vie – dans mon pays on dit «el cinquentazo» -, les rides deviennent plus profondes – à moins que tu ne te maquilles, mais les rides, elles sont là – les cheveux gris augmentent et nous commençons aussi à oublier des choses …

Cinquante ans c’est un moment de la vie fait pour s’arrêter et réfléchir. C’est le moment de la réflexion : le milieu de la vie. Je vous dirais : c’est le moment d’aller de l’avant avec plus de force, en libérant nos épaules de la poussière du temps que nous avons laissé s’accumuler, en remerciant pour ce que nous avons reçu et en affrontant le temps nouveau avec confiance dans l’action de l’Esprit Saint !

La Pentecôte a fait naître l’Église. L’Esprit Saint, la promesse du Père annoncée par Jésus Christ, c’est lui qui fait l’Église : l’épouse de l’Apocalypse, une épouse unique ! Le Pasteur Traettino l’a dit : le Seigneur a une épouse !

Le don le plus précieux que nous avons tous reçu, c’est le Baptême. Et maintenant, l’Esprit nous conduit sur le chemin de la conversion qui traverse tout le monde chrétien et qui est un motif supplémentaire pour que le Renouveau charismatique catholique d’être un lieu privilégié pour marcher sur le chemin de l’unité !

Ce courant de grâce est pour toute l’Église, pas seulement pour quelques-uns, et personne parmi nous est le «patron» et tous les autres des serviteurs. Non. Tous nous sommes des serviteurs de ce courant de grâce.

Par cette expérience, vous rappelez continuellement à l’Église le pouvoir de la prière de louange. Louange qui est la prière de gratitude et d’action de grâce pour l’amour gratuit de Dieu. Peut-être cette façon de prier ne plaît-elle pas à certains, mais c’est sûr qu’elle s’insère pleinement dans la tradition biblique. Par exemple, les Psaumes : David qui danse devant l’Arche d’Alliance, rempli de joie … S’il vous plaît, ne tombons pas dans l’attitude des chrétiens ayant «le complexe de Micol», qui avait honte de la façon de louer Dieu de David [dansant devant l’Arche].

Jubilation, allégresse, joie fruit de la même action de l’Esprit Saint ! Ou bien le chrétien expérimente la joie dans son cœur, ou alors il y a quelque chose qui ne va pas. La joie de l’annonce de la Bonne Nouvelle de l’Évangile !

Dans la Synagogue de Nazareth, Jésus lit le passage d’Isaïe. Je lis : «L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur» (Lc 4,18-19 ; c.fr Is 61,1-2). L’annonce joyeuse : ne pas oublier cela. L’annonce joyeuse ; l’annonce chrétienne est toujours joyeuse.
Le troisième document de Malines, «Renouveau charismatique et service de l’homme», écrit par le cardinal Suenens et par don Helder Camara, est clair : renouveau charismatique et aussi service de l’homme

Baptême dans l’Esprit Saint, louange, service de l’homme. Ce sont trois choses indissolublement unies. Je peux faire des louanges de manière profonde, mais si je n’aide pas les plus nécessiteux, cela ne suffit pas. «Aucun parmi eux n’était dans le besoin» (Ac 4,34), disait le Livre des Actes.

Nous ne serons pas jugés sur notre louange mais sur ce que nous avons fait pour Jésus. «Mais Seigneur, quand l’avons-nous fait à toi ? Quand vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que l’avez fait» (cf. Mt 25,39-40).

Chers sœurs et chers frères, je vous souhaite un temps de réflexion, de mémoire des origines ; un temps pour laisser tomber des épaules toutes les choses ajoutées par vous-même et de les transformer en écoute et accueil joyeux de l’Action de l’Esprit Saint, qui souffle où et comme il veut !

Je remercie la Fraternité Catholique et l’ICCRS pour l’organisation de ce Jubilé d’Or, pour cette veillée. Je remercie chacun des bénévoles qui l’ont rendue possible, beaucoup parmi eux sont ici. Quand je suis arrivé, j’ai voulu saluer les membres du staff du bureau, parce que je sais qu’ils ont beaucoup travaillé ! Sans salaire ! Ils ont beaucoup travaillé. La plupart sont des jeunes de différents continents ! Que le Seigneur les bénisse !

Je remercie en particulier parce que la demande que je vous ai faite il y a deux ans, de donner au Renouveau Charismatique mondial un service international unique de base a commencé à se concrétiser dans les Actes Constitutifs de ce service nouveau et unique. C’est un premier pas, d’autres suivront, cependant dans peu de temps l’union, œuvre de l’Esprit Saint, sera une réalité. «Je fais toutes choses nouvelles», dit le Seigneur (Ap. 21,5).

Merci, Renouveau charismatique catholique, pour ce que vous avez donné à l’Église pendant ces cinquante ans ! L’Église compte sur vous, sur votre fidélité à la Parole, sur votre disponibilité au service et sur le témoignage de vies transformées par l’Esprit Saint.

Partager avec tous dans l’Église le Baptême dans l’Esprit Saint, louer le Seigneur sans retenue, avancer ensemble avec les chrétiens de différentes Églises et communautés chrétiennes dans la prière et dans l’action pour les plus nécessiteux. Servir les plus pauvres et les malades, voici ce qu’attendent de vous l’Église et le Pape, de vous, Renouveau charismatique catholique, mais de vous tous, tous, vous tous qui êtes entrés dans ce courant de grâce ! Merci.

© Traduction de ZENIT, Hugues de Warren

ÉDITO N° 4 – septembre 2017

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LETTRE DE RENTRÉE PASTORALE 2017-2018

Aux prêtres et aux diacres,
aux religieux et aux religieuses,
aux responsables des mouvements et des services diocésains
aux laïcs en mission ecclésiale

Chers Amis,

En ces jours de rentrée pastorale, notre pensée rejoint chacun et chacune de vous là où vous résidez, là où vous exercez votre mission et témoignez avec nous de la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Espérant que vous avez pu prendre un temps de repos cet été, nous savons que, les uns et les autres, vous regardez l’année à venir dans un esprit de service, lucidement, sans vous cacher les difficultés prévisibles, et nous nous proposons ici de vous soutenir en mettant en évidence quelques clés pour une avancée missionnaire. Ce faisant, nous sommes conscients qu’un certain nombre parmi vous n’ont plus l’âge ni les forces physiques nécessaires pour s’investir comme jadis. Nous les associons pourtant à l’effort commun, non seulement parce que la famille diocésaine n’est pas complète sans eux, mais parce qu’ils sont autant actifs en soutenant de leur prière ce que nous cherchons à entreprendre. Voici à présent quelques axes à la base de toute forme de mission, surtout aujourd’hui.

I. Le regard tourné vers le Christ

Il faut toujours commencer par tourner le regard vers le Christ. La mission est la sienne, avant d’être le fruit des plans, aussi généreux soient-ils, que nous pouvons imaginer. Il a reçu du Père ses brebis comme un cadeau. Elles lui ont été données (Jn 17, 2, 6, 7, 9, 11, 12, 24). Toutes, y compris celles qui ne sont pas du bercail, qui ont d’autres sensibilités, qu’il n’a pas choisies lui-même. Et lui nous les a données à son tour (ibid.) pour que nous en prenions soin, que nous allions au-delà de nos propres savoir-faire et de nos propres frontières. Elles sont le cadeau qu’il nous offre, ce qui implique respect, écoute, proximité, aptitude à entendre les appels nouveaux. Ce qu’on pourrait traduire par l’art de se comporter à la manière du Christ.

La méditation et le partage autour de la Parole de Dieu prennent ici toute leur place, non pas seulement pour mettre en œuvre une voie spirituelle traditionnelle et éprouvée si l’on veut rester fidèle à sa vocation personnelle, mais pour se laisser transformer peu à peu jusqu’à ce que le Christ vive en nous (cf. Ga 2, 10). Apprendre à poser sa tête sur la poitrine de Jésus, suivant en cela l’Apôtre Jean. Le second livret sur le 4ème Évangile vient de paraître : il peut y aider, de même que tous ceux qui l’ont précédé et ont suscité déjà la constitution de nombreuses équipes pour intérioriser la Parole.

Alors serons-nous sans doute mieux armés pour définir les moyens d’être apôtres maintenant. Les générations ont évolué et continuent de le faire, nos pratiques correspondent à une époque, à des usages d’autrefois, à des situations qui ne se vérifient plus de la même façon. Se renouveler sans perdre ses fondamentaux, innover dans la sagesse et en mesurant bien les conséquences. Il n’y a pas d’autre voie.

II. Avant nous, le Christ Jésus a rencontré l’adversité

Quand nous rencontrons les groupes et les personnes du diocèse, nous leur demandons toujours de dire les choses dans la vérité. Nous nous réjouissons quand on se lance sur des terrains nouveaux, nous devons être capables aussi de prendre sur nos épaules une partie du poids de leurs échecs apparents, alors que les intuitions étaient souvent justes. Ainsi est faite d’ailleurs la vie des hommes et des femmes d’aujourd’hui et de tous les temps, avec son lot de questions nouvelles auxquels on ne sait pas forcément faire face comme il le faudrait ou comme on le souhaiterait. Et son lot de pauvretés et de souffrances de toute sorte. La part de réflexes trop humains qui est en nous pourrait amener au découragement, au cantonnement dans le train-train quotidien, au manque d’audace parce qu’on serait désabusé.

Jésus aussi a connu la difficulté, elle était inhérente à sa mission et à toute mission. Il a cependant été envoyé pour cela. Nous, les serviteurs, nous ne sommes pas différents du Maître. Ne nous lassons donc jamais de repartir, de semer encore et encore. Les Évangiles sont remplis de discussions qui n’aboutissent pas semble-t-il, de scènes où les foules viennent par curiosité et se dispersent quand on en vient à l’implication personnelle. Mais certains se reprennent, se souviennent un jour : combien de fois entendons-nous tel ou tel se référer à une rencontre de foi ou un événement du passé ? Il y en a même qui viennent quasiment de nuit, les «Nicodème» de notre époque. Cela dit, la non-foi proclamée reste, soyons lucides, le plus grand défi auquel nous avons de plus en plus à répondre. Dure adversité !

III. En mission ensemble

Le Conseil presbytéral a entamé une réflexion pour aider les prêtres à écouter ensemble la Parole de Dieu, à relire ensemble les événements et leur agir personnel, et à discerner ensemble avant d’établir leur projets ou de prendre les décisions de leur ressort. Le mot-clé est donc «ensemble». Un «ensemble» qui ne néglige pas la sensibilité de chacun, mais qui donne force et ecclésialité à ce qui ne relèverait autrement que d’une intuition forcément partielle, pour ne pas dire risquant d’être partiale.

Il a semblé que le mot «ensemble» pouvait être proposé à tout le diocèse, car il vaut en réalité pour tous les acteurs de la mission. C’est la raison pour laquelle le prochain numéro de Reims-Ardennes le met lui aussi en valeur. Le Christ n’a jamais envoyé ses disciples seuls. St Paul n’est pas parti seul ; quand il a fondé des communautés, il a établi des anciens. Et nous, du fait de la raréfaction des ministres et du manque de moyens, du fait aussi de l’ampleur de ce qui doit être coordonné, nous agissons, orientons, décidons trop seuls, pas dans le langage, mais dans la pratique. Le travail ensemble paraît donc vraiment nécessaire à cet égard. Nous remercions notamment les secteurs qui nous ont accueillis l’an dernier au cours de la visite pastorale, et les soutenons pour qu’ils soient de plus en plus des lieux de concertation pour l’ajustement d’initiatives locales ou plus vastes. L’accompagnement personnel (la relecture avec quelqu’un) révèle en ce domaine aussi toute sa pertinence.

Nous sentons que les années à venir appelleront des orientations pastorales pratiques dans un certain nombre de domaines. Nous le ferons avec les secteurs, les mouvements et les services.

IV. Les jeunes : des acteurs de la vie de l’Église

À la suite des JMJ de Cracovie en 2016, le synode des jeunes qui aura lieu en octobre 2018 provoque notre diocèse à une meilleure connaissance de cette génération qui vient.

On les appelle les «digital natives» parce qu’ils sont hyper-connectés ou bien la «génération Y ou liquide» en raison de leur souplesse dans les engagements qu’ils prennent, ou encore les «millenials» car ils sont les enfants du XXIème siècle. Mais ils sont aussi ceux qui ont entendu le Pape François aux JMJ de Cracovie les appeler à sortir de leur divan, à chausser leurs crampons et à sortir.

Les jeunes chrétiens de notre diocèse vivent en ce monde et certains sont prêts à mettre leur générosité et leurs talents au service d’une Église en sortie que le Pape appelle de ses vœux. L’enquête diocésaine préalable au synode a montré que deux tiers d’entre eux pensaient que Dieu les appelait à quelque chose. En particulier, 56 % savent qu’ils sont appelés au bonheur, 22 % se sentent prêts à transformer le monde et 14 % imaginent pouvoir donner leur vie.

Ils vivent dans un monde marqué par une culture scientiste, multiculturelle et multireligieuse où la majorité de leurs amis ne se situent pas contre Dieu mais vivent sans même connaître le Christ de l’Évangile.

Le titre du synode : Les jeunes, la foi et le discernement des vocations doit provoquer notre attention, notre écoute et notre soutien dans leurs audaces. Sommes-nous capables de permettre à de jeunes chrétiens de prendre des initiatives auxquelles nous n’aurions pas pensé nous-mêmes ? La prise de risque, mesuré bien sûr, fait partie des fondamentaux de la vie chrétienne. Le Pape affirmait dans un discours en 2016 : «Celui qui ne risque pas n’avance pas. ‘‘Et si je me trompe ?’’ Que le Seigneur soit béni ! Tu te tromperas bien plus si tu restes immobile».

Normalement, deux jeunes hommes du diocèse devraient être appelés le 24 juin prochain à prendre l’engagement du ministère presbytéral au service de l’Église de Reims. Ils ont entendu l’appel du Seigneur il y a quelques années. En vérité, nous le constatons chaque année lors des confirmations, Dieu appelle toujours. Beaucoup d’entre vous le voient et le devinent mais n’osent amplifier cet appel par une interpellation amicale. Nous vous invitons à développer une culture de l’appel pour la cause de l’Évangile.

C’est en les accompagnant dans leurs projets, et en les interpellant sur leur avenir, que nous leur permettront de trouver leur vocation, dans un état de vie ou dans une profession, mais dans laquelle ils vont pouvoir unifier leur vie et louer Dieu dans cet accomplissement.

Voilà, chers Amis, quelques éléments pour une réflexion personnelle et un échange avec d’autres. On peut toujours se regarder, peser ses pauvretés et donc ne jamais se lancer. On peut au contraire regarder la mission qui attend et mettre sa confiance dans le Seigneur. Nous sommes avec vous pour cela. Courage !

+ Thierry JORDAN
Archevêque de Reims

+ Bruno FEILLET
Évêque auxiliaire

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